03/01/2016

Le Visage de Satan, Florent Marotta

Présentation. Un hurlement. Là, quelque part, qui se répercutait sur les murs poisseux et humides de la pièce. L'endroit ressemblait davantage à une cave avec ses murs bruts et ses parois voûtées. Puis un râle d'agonie s'étouffa, comme si même la mort prenait plaisir à attendre. L'homme pendait comme une vulgaire carcasse de viande accrochée à une esse de boucher. Son visage n'était que souffrance, rictus d'agonie et d'abomination. « Faites que je meure », implora-t-il en silence.

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Mon avis. Un titre et une présentation qui donnent le ton, sanglant s'il en est...

Quelques jours avant la "fin du monde programmée" de décembre 2012, les forces obscures se déchaînent et c'est par le biais de Gino Paradio, ex-policier, alcoolique (pas encore tout à fait) repenti, devenu détective privé, présentement sans travail, que le lecteur plonge dans une atmosphère glauque, dégoulinante de satanisme...

Gino est lui-même poursuivi par ses propres démons : sa sœur est décédée, renversée par un chauffard, et ses parents ont été assassinés. Depuis lors, la colère, la haine et la vengeance lui tiennent compagnie...

Alors qu'il se demande à quoi se raccrocher dans la vie, en lutte perpétuelle contre l'envie prégnante d'à nouveau s'oublier dans l'alcool, il est contacté par Sibylle Pech, une veuve sculpturale qui lui demande de prouver que son mari défunt, victime d'une crise cardiaque, a bel et bien été assassiné. Le détective ne "sent pas" cette affaire, mais il lui faut bien se nourrir - à défaut de boire - et le voici lancé dans cette enquête susceptible d'être pour lui la dernière...

Or il se fait que d'horribles crimes sont perpétrés dans la capitale française et Gino commence à se demander si ceux-ci et ses investigations ne seraient pas liés. Il sera contraint, à certains moments, de se dépouiller de la carapace qu'il s'est forgée et de son "armure cartésienne" s'il veut espérer trouver le "fin mot" de l'histoire, au risque de sombrer définitivement dans sa part d'ombre, celle qui ne demande qu'une chose : l'engloutir. Irrémédiablement.

Malgré les erreurs de langue qui émaillent çà et là le texte, et même si j'ai parfois été heurtée (!) par les crimes savamment orchestrés par le Mal(in), j'ai été happée par l'histoire et j'ai beaucoup apprécié le personnage principal, anti-héros perpétuellement sur le fil du rasoir (!), qui, à son corps défendant, entrouvre les portes de l'occultisme...

Âmes sensibles s'abstenir...

Merci aux éditions Taurnada pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans le challenge "Comme à l'école" (Thème : rouge).

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17:14 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

29/12/2015

Le Puits des mémoires, 1 : La Traque, Gabriël Katz

Présentation. Trois hommes se réveillent dans les débris d'un chariot accidenté en pleine montagne. Aucun d'eux n'a le moindre souvenir de son nom, de son passé, de la raison pour laquelle il se trouve là, en haillons, dans un pays inconnu. Sur leurs traces, une horde de guerriers, venus de l'autre bout du monde, mettra le royaume à feu et à sang pour les retrouver.

Fugitifs, mis à prix, impitoyablement traqués pour une raison mystérieuse, ils vont devoir survivre dans un monde où règnent la violence, les complots et la magie noire.

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Mon avis. Un récit beaucoup apprécié, principalement en raison du trio mis en lumière...

Ce livre est dans ma PAL depuis quelques mois, plus exactement depuis que j'ai taillé une bavette avec l'auteur (facétieusement sympathique) lors de l'édition 2015 de Trolls et Légendes.

Début des hostilités : ils sont trois à se réveiller au milieu des débris d'un chariot complètement explosé. Un quatrième a, quant à lui, péri dans "l'aventure".

Point commun : aucun d'eux ne sait ni qui il est ni comment il s'est retrouvé là. Après les échanges d'amabilité d'usage mais réduits à leur plus simple expression étant donné la situation, ils se choisissent un nom : dorénavant, ils s'appelleront Nils, Karib et Olen.

Ils décident de rester ensemble, espérant que peut-être, l'union fera (l'apparence de) la force, face à la faim, au froid et à l'épuisement. Le trio est bien vite confronté à un groupe de mercenaires, visiblement désireux d'en découdre avec eux. C'est lors de l'altercation que chacun découvre en soi des "ressources" insoupçonnées...

Outre survivre dans un environnement désormais hostile depuis que leur tête a été mise à (cher) prix, Nils, Karib et Olen veulent savoir qui ils sont et dans quelles circonstances la mémoire leur a été ôtée. Chacun semble doté d'une personnalité hors du commun qu'il se doit de découvrir sans attirer l'attention : l'impassible Nils est vite persuadé qu'il sait y faire avec les chevaux ; la magie n'est apparemment pas étrangère à Karib, le colosse au cœur tendre - encore faut-il qu'il (ré)apprenne à s'en servir - ; Olen, Dom Juan de service, a visiblement appris à se battre dans "sa vie antérieure".

Sur leurs traces, l'implacable Fils de la Lune et ses sbires, dévoués à leur maître, corps et âme...

Un premier tome, non dénué d'humour, très agréable à lire...

 

Ce titre entre dans les challenges "Un genre par mois" (Jeunesse ou Young Adult pour décembre) ; "Jeunesse/Young Adult" (7) ; "de la Licorne" (lecture fantasy supplémentaire pour décembre - janvier) ; "Littérature de l'imaginaire" (4) et "Lire sous la contrainte" (25e session).

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20:00 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

23/12/2015

Le soleil des Scorta, Laurent Gaudé

Présentation. La lignée des Scorta est née d'un viol et du péché. Maudite et méprisée, cette famille est guettée par la folie et la pauvreté. À Montepuccio, dans le sud de l'Italie, seul l'éclat de l'argent peut éclipser l'indignité d'une telle naissance. C'est en accédant à l'aisance matérielle que les Scorta pensent éloigner d'eux l'opprobre. Mais si le jugement des hommes finit par ne plus les atteindre, le destin, lui, peut les rattraper. Le temps, cette course interminable du soleil brûlant les terres de Montepuccio, balayera ces existences de labeur et de folie.

À l'histoire de cette famille hors du commun se mêle la confession de sa doyenne, Carmela, qui résonne comme un testament spirituel à destination de la descendance. Pour que ne s'éteigne jamais la fierté, cette force des Scorta.

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Mon avis. "Tout petit doucement", je poursuis ma découverte de Laurent Gaudé : après Cris, Eldorado, voici que s'en viennent les Scorta, à la fois écrasés et ressourcés par la chaleur du soleil montepuccien...

Le récit débute lors de l'arrivée de Luciano Mascalzone à Montepuccio. Cérémonie d'ouverture de ce roman âpre, qui donne le ton à l'ensemble : après quinze ans de prison, Mascalzone revient dans son village, animé du seul désir d'enfin étreindre celle qui a occupé ses pensées durant toutes ses années de claustration.

"C'est ainsi que naîtra la famille des Mascalzone. D'un homme qui s'était trompé. Et d'une femme qui avait consenti à ce mensonge parce que le désir lui faisait claquer les genoux". [p. 27]

De ce "viol" naît Rocco, aussitôt éloigné du village par l'entremise du prêtre qui confie l'enfant à un couple de pêcheurs d'une paroisse voisine : les Scorta. Rocco grandit et devient un brigand qui écume la région et y fait régner sa loi.

Il aura trois enfants, Domenico, Giuseppe et Carmela : c'est l'histoire de cette lignée - à laquelle s'est adjoint le fidèle Raffaele - indéfectiblement liée à cette terre écrasée de soleil, qui nous est contée dans ce roman, dont le fil conducteur est entrecoupé par des passages en italiques, ceux où Carmela relate au prêtre don Salvatore les pages de leur vie, avant que sa mémoire ne lui fasse complètement défaut. À charge pour lui de la dévoiler, le moment venu, à Anna, la petite-fille de Carmela.

Un très beau texte, récompensé en 2004 par le prix Goncourt.

 

  "Le malheur allait fissurer les vies pleines de ces hommes et femmes, mais pour l'heure, personne n'y pensait. Antonio Manuzio se resservait un verre de grappa. Ils étaient tout à leur bonheur sous le regard généreux de Raffaele, que le spectacle de ses frères dégustant les poissons qu'il avait lui-même grillés faisait pleurer de joie.

   À la fin du repas, ils avaient le ventre plein, les doigts sales, les chemises tachées et le front en sueur mais ils étaient béats. C'est à regret qu'ils quittèrent le trabucco pour retrouver leur vie.

   Longtemps, l'odeur chaude et puissante du laurier grillé resta, pour eux, l'odeur du bonheur." [p. 131]

 

Ce livre entre dans les challenges "Phileas Fogg" (auteur français) et "LDPA 15" :

Lisalor avait sélectionné pour moi Le soleil des Scorta [merci Isabelle de me l'avoir offert], Les anonymes, de R. J. Ellory et Le poids des secrets, de Aki Shimazaki ; j'ai sélectionné pour elle Le chardon et le tartan/Outlander, tome 8, de Diana Gabaldon, Le Puits des mémoires, tome 2, de Gabriël Katz et L'avocat, le nain et la princesse masquée, de Paul Colize. C'est ce dernier qu'elle lira.

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10:46 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) |

15/12/2015

La Voix de l'empereur, 1 : Le Corbeau et la Torche, Nabil Ouali

Présentation. Voici l’histoire de quatre destins réunis au cœur d’un empire mourant. L’enfant du village gelé, le paladin hanté par un sombre secret, le prêtre émérite d’un ordre qu’il méprise, et le fils de l’empereur.

Dans les rues des cités fourmillantes ou les profondes forêts, chacun accomplit un voyage sur les routes de l’empire mais aussi dans les méandres de son être : quelles sont les ficelles que tire le clergé dans les coulisses ? Qui a tenté de tuer l’empereur et d’éteindre à jamais sa voix ? Sur le sentier escarpé qui mène au pouvoir, le chemin est infiniment plus important que le sommet.

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Mon avis. Un splendide écrin, tant le superbe "objet livre" que la plume, au service d'une intrigue qui, selon moi, s'éparpille quelque peu...

L'écriture de Nabil Ouali est poétique et dépeint artistiquement contours des lieux et personnages.

  "Ravel observa les pâles étoiles qui tentaient de percer la surface du monde. Les rites vespéraux devaient être entamés car les cieux recouvraient le soleil de ses draps d'horizon. Se tournant vers la plaine, il pria pour quil puisse à nouveau se lever." [p. 134]

 

Je n'ai cependant pas été entièrement conquise car je reste sur ma faim : les "héros", à savoir Ravel, Frimas, Elin et Glawol, sont à mon goût trop peu décrits, alors que chacun est doté d'un véritable potentiel. Deux personnages m'ont en outre beaucoup plu, pour le peu que j'en ai découvert : Gweleth et Aearonêl, ce dernier n'ayant pas déployé, je le pressens, sa pleine mesure.

Les ramifications tellement nombreuses de cette histoire auraient gagné, me semble-t-il, à être (bien) davantage étoffées : je me serais moins perdue dans les méandres de cet univers prometteur si ce premier tome avait été (beaucoup) plus développé.

Un grand merci à Book en Stock pour ce partenariat ; si vous voulez découvrir cet auteur au demeurant bien sympathique - à en juger par son interview -, rendez-vous ici.

 

Ce livre entre dans les challenges "de la Licorne" (fantasy pour décembre - janvier), "Littérature de l'imaginaire" et "Lire sous la contrainte" (25e session).

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16:57 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) |

14/12/2015

Challenge Phileas Fogg

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Je me suis inscrite à ce challenge saisonnier qui court du 22 décembre 2015 au 19 mars 2016.

Une consigne peu contraignante : lire des auteurs de nationalité différente, chaque nationalité étant comptabilisée une seule fois.

De plus amples informations sont disponibles ICI.

 

1. France : Le soleil des Scorta, de Laurent Gaudé.

2. Angleterre : Les anonymes, de R. J. Ellory.

3. USA : Silo, de Hugh Howey.

4. Japon : Orange, 1, de Ichigo Takano.

5. Belgique : Kyrielle Blues, de Biefnot-Dannemark.

6. Irlande : La loi du dôme, de Sarah Crossan.

12:32 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/12/2015

Vite fait, bien fait

Mousse de crevettes/poisson ; rapide à préparer et délicieuse.

 

Ingrédients (4 à 6 personnes) :

200 g de crevettes (ou saumon ou saumon fumé ou autre poisson cuit)

4 feuilles de gélatine

2 dl de crème fraîche

2 dl de fumet de poisson

100 g de beurre

sel et poivre

Préparation :

Laisser tremper la gélatine dans de l'eau.

Faire chauffer le fumet de poisson, ajouter la gélatine et le beurre. Laisser refroidir (~ 30°).

Mixer les crevettes ou le poisson avec la crème fraîche ; mélanger avec le fumet de poisson. Assaisonner.

Disposer dans un moule à cake et laisser au réfrigérateur au moins 3 heures.

La préparation peut aussi servir à garnir des toasts.

 

Bon appétit !

17:28 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

Outlander, Livre 6 : La neige et la cendre, Diana Gabaldon

Présentation. En 1772, à l'aube de la révolution américaine, le brûlot de la rébellion flambe déjà : à Boston, des cadavres gisent dans les rues et, dans l'arrière-pays de la Caroline du Nord, des cabanes s'embrasent dans la forêt.

Au-dessus de la maison de Fraser's Ridge, où vivent Jamie et sa famille, une ombre grandit... La colonie tout entière est en émoi, et le gouverneur Josiah Martin a besoin d'une personnalité charismatique capable d'unir l'arrière-pays et d'apaiser les ressentiments des colons et des Indiens.

De l'avis de tous, Jamie est l'homme de la situation. Mais les choses ne sont pas si simples : tout comme sa fille Brianna et Roger, son gendre, Claire sait que, d'ici à trois ans, on tirera le premier coup de feu dont l'écho retentira partout dans le monde. Et que la guerre se soldera par l'indépendance.

Et, par-dessus tout, plane la menace révélée par une coupure de journal, retrouvée par Claire dans une gazette du XXè siècle, faisant état de la destruction de la maison de Fraser's Ridge et du décès de ses occupants, Jamie et Claire...

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Mon avis. J'ai  mis cette fois davantage de temps pour lire ce tome 6 : indépendamment des examens - et donc des corrections -, ce volume compte quand même plus de 1500 pages.

Je me demandais si je risquais "tout doucement" de me lasser des personnages. Verdict ? Je "rempilerai" volontiers pour le tome suivant ; cependant, j'ai quand même eu un "petit coup de mou" au fil de la lecture. En effet, j'ai trouvé que le récit souffrait quelques longueurs : les prémices tangibles de la "révolution à venir" tardent à se mettre en place.  Je me souviens que c'est avant "l'épisode de la malterie" que je commençais à trouver "le temps long".

L'ombre du conflit plane sur Fraser's Ridge  et puisque Jamie connaît, grâce à Claire, Brianna et Roger, l'issue de celui-ci, il sait pertinemment de "quel côté" il doit pencher s'il veut espérer que sa famille ait une chance de s'en sortir. Pourtant, il a engagé sa parole lorsqu'il a prêté serment d'allégeance aux Anglais et la parole d'un Highlander est sacrée...

Le couple formé par Claire et Jamie demeure solide ; en revanche, celui de Brianna et Roger rencontre quelques problèmes, d'autant que Stephen Bonnet ne s'est toujours pas fait oublier. Jocasta et Duncan connaissent eux aussi des difficultés, liées à "l'or du Français", au conflit annoncé ainsi qu'à leur relation personnelle.

Fergus et Marsali prennent dans ce volume moins de place que par le passé, c'est selon moi un peu dommage ; j'ai d'ailleurs trouvé que le coup que le sort leur réserve est assez vite "résolu".

Concernant les autres personnages, j'ai apprécié particulièrement Tom Christie et son côté "torturé" - indépendamment bien sûr du traitement qu'il inflige régulièrement à sa fille Malva -, Malva elle-même, à la curiosité insatiable.  Et je reconnais que je n'ai pas réussi à "détester totalement" Stephen Bonnet.

La fin de ce tome appelle la lecture de la suite. Inévitablement. Car de nouvelles portes se sont entrouvertes...

Traduction : Philippe Safavi.

Un grand merci aux éditions J'ai Lu pour ce partenariat.

 

Ce livre entre dans les challenges "Un mois, une consigne" (neige en décembre), "Littérature de l'imaginaire" et "Lire sous la contrainte" (25e session).

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14:40 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

10/12/2015

Challenge "Un genre par mois" (3)

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Je me suis inscrite à la troisième édition du challenge "Un genre par mois", cette année à venir sous la houlette d'lluze.

Voici le planning pour 2016 :

1.  Janvier : BD, Comics, Manga > Orange, 1, de Ichigo Takano.

2.   Février : Romance, Chick Lit, Érotique > Osez... 20 histoires de correspondance érotique, Collectif.

3.   Mars : Classique, théâtre > relecture de Germinal, d'Émile Zola.

4.   Avril : Fantasy, Aventure > La Belle et le Maudit, de Page Morgan ; Les Prodiges, de Jeremy Scott ; Le noir est ma couleur, 5 : Le piège, d'Olivier Gay ; L'élite, 3 : Dernière épreuve, de Joelle Charbonneau.

5.   Mai : Historique > Outlander, 7 : L'écho des cœurs lointains, partie 1, de Diana Gabaldon.

6.   Juin : Jeunesse, Young Adult > Trop tôt, de Jo Witek ; La brigade de l'ombre, 1 : La prochaine fois (,) ce sera toi, de Vincent Villeminot ; Les loups chantants, d'Aurélie Wellenstein.

7.   Juillet : Science-Fiction > j'utilise un joker puisque je n'ai rien lu en S-F et je retiens mon coup de cœur du mois : Ma mère, le crabe et moi, d'Anne Percin.

8.   Août : Thriller, Polar, Policier > Les Assassins, de Roger Jon Ellory ; Sous la surface, de Martin Michaud.

9.   Septembre : Contemporain > Pétronille, d'Amélie Nothomb.

10.  Octobre : Fantastique, Horreur > j'utilise mon deuxième joker puisque je n'ai rien lu dans ces genres ; je retiens donc Le cri, de Nicolas Beuglet.

11.  Novembre : Non-fiction (essai, témoignage, biographie, livres pratiques, cuisine...) > Éloge de la faiblesse, d'Alexandre Jollien.

12.  Décembre : Nouvelle, Novella > Une nuit dans tes étoiles, d'Emily Blaine et la suite : Ma vie sous tes étoiles.

 

Deux niveaux prévus :

- L'Explorateur, qui participe tous les mois, avec deux jokers (deux possibilités de prendre un livre d'un autre genre que celui recommandé, si vous n'avez pas de livre dans ce genre-là ou s'il ne vous tente pas, par exemple) ;


- Le Touriste, qui participe les mois où ça le tente.

Me voici redevenue "exploratrice".

 

Les renseignements sont disponibles ICI.

17:25 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

01/12/2015

Arena 13, Joseph Delaney

Présentation.  Les temps sont funestes pour l’humanité, qui a presque disparu de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entouré par une infranchissable barrière de brouillard. Au-delà, personne ne sait ce qu’est devenu le monde.

Dans les arènes de Gindeen, la seule ville du pays, des combats se succèdent toute la journée. Dans l’Arène 13, on mise sur celui qui, le premier, fera couler le sang, on parie sur celui qui trouvera la mort...

Un jour, un jeune garçon, Leif, arrive à Gindeen... Son ambition ? Combattre dans l’Arène 13 et défier Hob qui terrorise les habitants et vole leurs âmes. Il veut prendre sa revanche sur l’infâme créature qui a détruit sa famille, devrait-il y laisser la vie.

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Mon avis. Un récit qui me paraît convenir à des jeunes du secondaire inférieur, férus d'action et de combats ; ceux-ci se déroulent en l'occurrence dans une arène, à l'instar des joutes de gladiateurs à l'époque romaine : l'Arène 13.

Le roman se centre sur Leif, un adolescent à qui la vie a tout pris et qui n'a désormais qu'un seul désir : combattre dans l'Arène 13, afin de régler un compte avec Hob, "l'entité" qui règne en maître sanguinaire sur les derniers survivants humains. Le destin lui sourit (?) sous la forme d'un ticket de loterie gagnant, précieux sésame lui ouvrant l'accès aux arènes de Gindeen.

Il ne lui reste plus "qu'à" convaincre Tyron, le meilleur maître en la matière, de l'entraîner, ce qui n'est pas une mince affaire. Peut-être alors Leif aura-t-il "l'insigne honneur" d'aller combattre, au risque évident de se faire trucider. Mais le jeune garçon n'a maintenant plus rien à perdre, hormis la vie...

Ce premier tome d'une série, qui pose les bases d'un monde futur - dans lequel les "(simu)lacres", créatures façonnées à l'image de l'homme, sans la conscience, n'ont pas dit leur dernier mot, je le pressens - se lit facilement, et allie judicieusement fantasy et science-fiction.

Traduction : Sidonie Van den Dries.

Merci aux éditions Bayard pour ce partenariat.

 

Ce roman entre dans les challenges "Un genre par mois" (jeunesse ou Young Adult pour décembre) ; "À vos nombres" (6) ; "Jeunesse/Young Adult" (6) ; de la Licorne 2 (fantasy pour décembre et janvier) ; "Littérature de l'imaginaire" (1).

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10:50 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

Le mois de...

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Qu'on se le dise : chez Book en Stock, Dames Dup et Phooka mettent en lumière, durant ce mois de décembre où les premiers frimas (!) pointent le bout de leur nez, Nabil Ouali.

Ce sera pour moi l'occasion de découvrir cet auteur avec le tome 1 de La voix de l'empereur - si vous lisez ce récit, vous comprendrez le sens du point d'exclamation ci-dessus -.

 

10:48 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/11/2015

Docteur Jekyll et Mister Hyde, Robert Louis Stevenson

Présentation. Quel rapport peut-il y avoir entre l'aimable docteur Jekyll et l'inquiétant Mr. Hyde ? Pourquoi Jekyll a-t-il fait son testament en faveur de ce monstre ? Est-il devenu fou ou serait-il victime d'un chantage ?

La vérité est si terrible que le vieux docteur Layon, l'ayant découverte, en mourra. Peut-on être à la fois homme de bien et criminel... Jekyll et Hyde ?

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Mon avis. J'ai profité du challenge "Un genre par mois" pour relire (L'étrange cas du) Docteur Jekyll et (de) Mister Hyde.

J'ai de nouveau apprécié ce texte qui met en lumière le thème du double mais je trouve qu'à partir du moment où l'on connaît le fin mot de l'histoire, il perd malgré tout un peu de sa saveur.

Ceci dit, c'est alors l'occasion d'être attentif aux indices susceptibles de permettre au lecteur de découvrir le pot aux (pas) roses.

Traduction : Jean Muray.

 

Ce roman entre dans le challenge "Un genre par mois" (classique ou théâtre pour novembre).

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17:13 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/11/2015

Les chiens, Allan Stratton

Présentation.

« ll y a quelque chose qui bouge près de la grange. Je tourne les yeux et ça disparaît. J’attends. Ça revient, près du champ de maïs.  Un mouvement, une forme. »

Cameron devait être à l’abri pour de bon, dans cette vieille ferme paumée au milieu de nulle part. Son père ne les dénicherait jamais dans un coin pareil, avait dit sa mère. N’empêche, dès le premier jour, Cameron sent bien que quelqu’un est déjà là. Invisible, mais il le sent. Il l’entend même parfois.
Quels secrets va-t-il découvrir dans cette baraque ?

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Mon avis. Une lecture captivante, à l'instar de la superbe couverture...

Ce récit commence avec la énième fuite de Cameron et sa mère : ils sont contraints de changer régulièrement de lieu de vie pour échapper au père de Cameron, un homme violent qui a déjà intenté à la vie de sa femme.

Cameron souffre de ces "nouveaux départs" récurrents, obligé qu'il est de chaque fois laisser derrière lui les quelques bribes de "vie normale" qu'il (dés)espère (de) se construire...

Tous deux se retrouvent dans un "bled paumé" où les fermes isolées sont légion ; c'est d'ailleurs dans l'une d'elles, passablement délabrée, qu'emménagent Cameron et sa maman.

À peine arrivé, Cameron se sent épié et lorsqu'au collège, des élèves "bien intentionnés" évoquent un drame horrible s'étant déroulé dans la ferme bien des années auparavant, la sensation d'être observé est de plus en plus prégnante. Cameron décide alors (de tenter) de faire la lumière sur cette sombre histoire...

Une fois entré dans le roman, il est difficile de le lâcher ; l'auteur a pleinement réussi à instiller le doute au fil des pages baignant dans une atmosphère oppressante : le lecteur se demande si ce que Cameron perçoit - ou croit percevoir - est le fruit de son imagination débridée, voire - qui sait ? - de sa "folie".

Une histoire qui balance entre cauchemar et réalité...

Traduction : Jacqueline Odin.

Un très grand merci aux éditions Milan pour ce partenariat.

 

Ce roman entre dans les challenges "Un mois, une consigne" (auteur jamais lu) ; "Jeunesse/Young Adult" (5) et "de la Licorne" (lecture supplémentaire).

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18:45 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

Challenge Stephen King 2016

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Je me suis inscrite au Challenge Stephen King, organisé par Randall, en "mode (très) petite joueuse", puisque j'ai choisi la catégorie 1 : Shérif de la Désolation (un roman en 2016).

Ma lecture devrait être 22/11/63, qui m'a été gentiment prêté.

J'en ai profité pour faire un relevé des œuvres du King lues par le passé, certaines alors qu'Internet n'existait pas, ce qui signifie pas de trace sur le blog.

Carrie ; Christine ; La peau sur les os ; Misery ; Écriture : Mémoires d'un métier ; Dôme ; Docteur Sleep.

 

16/02/16 : Joyland, Stephen King.

12:37 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/11/2015

Celles de la rivière, Valerie Geary

Présentation. La femme qu’emporte la rivière Crooked flotte entre deux eaux. Sur la rive, deux fillettes qui jouent dans l’après-midi ensoleillé. Elles sont les premières à découvrir le corps et, soudain, leurs jeux cessent. Leur enfance bascule dans la dureté du monde des adultes. La veille, leur père les a laissées seules suffisamment longtemps pour qu’elles puissent le croire coupable de meurtre. Pour ne pas le perdre, comme elles ont perdu leur mère quelques semaines auparavant, elles décident de mentir sur son emploi du temps… et resserrent bien malgré elles les mailles du soupçon autour de lui, le livrant en pâture à une petite ville dont les préjugés et les rancunes lui laissent peu de chances…

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Mon avis. Cela ne m'arrive pas souvent : ce roman est pour moi un véritable coup de cœur.

Le récit commence avec la découverte, par Sam et Ollie, du corps d'une femme flottant sur la rivière Crooked. Les deux sœurs tentent de la ramener sur la berge mais le cadavre s'éloigne sans qu'elles ne puissent intervenir. C'est alors que la situation semble leur échapper, à l'instar de l'eau qui s'écoule et balaie tout sur son passage...

  "Habituellement, autour de nous, au-dessus de nous, les oiseaux et les feuilles produisaient une joyeuse symphonie de chants et de bruissements, mais pas aujourd'hui. Les oiseaux se cachaient. Les arbres étaient muets. Tout était trop calme, et les ombres étaient froides. Alors, j'ai fait presser le pas à Ollie." [Sam - p. 12 - 13]

 

Le livre alterne les points de vue de Samantha, 16 ans, et celui d'Olivia, 10 ans ; les deux jeunes filles ont perdu tout récemment leur mère et viennent "d'emménager" dans le tipi de leur père, surnommé Ours. Celui-ci vit en symbiose avec la nature, non loin de ses ruches, sur une prairie appartenant à un couple âgé, Zeb et Franny. Ours est censé essayer de trouver un travail "normal" afin de garder ses filles auprès de lui ; dans le cas contraire, celles-ci seront contraintes d'aller vivre avec leurs grands-parents maternels, à Boston, bien loin de ce lieu enchanteur.

Sam adore ce cadre où la nature prend sa pleine mesure et rêve de pouvoir y demeurer avec "sa famille" : Ollie, Ours, Zeb, Franny et les abeilles. Ollie est nettement moins enthousiaste et outre le fait qu'elle n'a plus prononcé un seul mot depuis la mort de leur maman, les mots n'arrivant plus à franchir ses lèvres, elle voit à ses côtés les morts qui n'ont pas encore pris leur envol vers la paix. Elle est ainsi "accompagnée" en permanence de sa maman à laquelle s'adjoint bientôt la "noyée".

"Les abeilles reconnaissent ceux qui les aiment, m'avait-il dit un jour. Elles savent qui respecte leur dur labeur et leur générosité, et qui ne cherche qu'à en tirer profit. Celui qui vient à la ruche avec reconnaissance et humilité ne se fait pas piquer. Il a posé son enfumoir en inox et a soulevé le couvercle. Des abeilles se sont mises à voler doucement autour de sa tête. Certaines s'accrochaient à sa grosse barbe et à ses cheveux cuivrés dont la couleur me faisait toujours penser à une robe de grizzly, mais il n'a pas cherché à les chasser. Il était calme et ses lèvres bougeaient. Nous étions trop loin pour l'entendre, mais je savais qu'il leur demandait comment allait leur reine, comment étaient les fleurs cet été, et si elles auraient la gentillesse de bien vouloir partager leur miel - c'était les questions qu'il posait toujours quand la période de la récolte approchait." [Sam - p. 15]

  "Moi, je vois des choses que personne ne voit.

   Moi, je les vois, ici, mais j'aimerais mieux ne pas les voir. Je voudrais dire qu'ils sont là et je ne peux pas.

   J'essaie, parce que ma sœur veut savoir ce que je sais sur cette veste et sur cet homme qu'on appelle Ours, qui est assis près de moi et qui est notre père. Oui, j'essaie. Mais ma sœur dit que je fais le bébé et elle ne m'écoutera que si je parle avec des mots. Sauf que, mes mots, ils sont partis, et j'ai bien peur qu'ils ne reviennent jamais." [Ollie - p. 24]

 

En raison de son mode de vie atypique et d'indices qui font de lui le coupable idéal, Ours est très vite soupçonné du meurtre de la jeune femme, dont le corps a entretemps été retrouvé. Sam est bien décidée à prouver l'innocence de son père mais elle prend conscience que l'image qu'elle a de lui ne correspond peut-être pas à la (sa) réalité et que le passé, dont elle n'avait jusque-là pas connaissance, risque de peser (très) lourd dans la balance...

Indépendamment de l'enquête à proprement parler, menée par Sam et Ollie, j'ai adoré la manière dont est dépeinte la relation entre les deux sœurs : chacune veille sur l'autre, tâchant de faire face, courageusement, à l'adversité ; j'ai beaucoup aimé aussi le couple Zeb/Franny, "grands-parents gâteau" de substitution, ainsi que (le respect de) la Nature, personnage à part entière qui offre au récit de très belles pages.

Je vous recommande très chaleureusement ce roman d'une grande sensibilité que, pour ma part, je proposerai à mes élèves : même si ce n'est pas un roman jeunesse, il peut effectivement être lu par les adolescents.

Traduction : Maryline Beury.

Un tout grand merci à Babelio pour cette découverte.

 

Ce livre entre dans le challenge "Un mois, une consigne" (auteur jamais lu auparavant pour ce mois de novembre).

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15:28 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (7) |

11/11/2015

Le Roi des Fauves, Aurélie Wellenstein

Présentation. Accusés de meurtre, Ivar, Kaya et Oswald sont injustement condamnés à un sort pire que la mort. Enfermés dans un royaume en ruines, coupés du monde, il leur reste sept jours d’humanité. Sept jours pendant lesquels le parasite qu’on leur a inoculé va grandir en eux, déformant leur corps et leur esprit pour les changer en monstres, en berserkirs, ces hommes-bêtes enragés destinés seulement à tuer ou être tués.

Commence alors une course contre le temps, effrénée, angoissante, où les amis d’hier devront rester forts et soudés, pour lutter contre les autres… et surtout contre la bête qui grandit en eux. Existe-t-il une issue ? Existe-t-il un salut quand son pire ennemi n’est autre que soi-même ?  

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Mon avis. Une très belle écriture au service d'un récit (très) sombre...

Le roman s'ouvre sur le cheminement d'Ivar, un jeune homme qui, au petit matin, rejoint ses amis, Kaya et Oswald : le trio a décidé de prendre tous les risques afin d'essayer de braconner sur les terres du seigneur... Ils n'ont plus le choix car en ce rude hiver, les familles du village crèvent de faim : les jeunes gens sont transis de peur mais tentent de se persuader qu'ils n'ont (presque) plus rien à perdre.

Ce qui devait arriver arriva : ils sont pris sur le fait, capturés et "jugés coupables". Aucun moyen ne s'offre à eux pour se défendre et ils sont condamnés à se transformer en berserkirs, monstres mi-humains, mi-animaux, contraints de (sur)vivre sous le joug des hommes, en guise de "machines à (se faire) tuer". Ils sont ainsi forcés d'ingérer un lehrling, espèce de ver qui dispose de sept jours pour grandir en eux et détruire par là même leur humanité, ou plus précisément "révéler leur vraie nature".

Le trio va tenter de rester soudé et essayer de lutter le plus longtemps possible contre le parasite qui s'impose à eux. Inexorablement.

  "La lumière de l'aube teintait les flancs de la montagne de bleu, de mauve et de prune. Des ombres longilignes s'étiraient sur l'herbe gris-vert des collines. Assis par terre, Ivar profitait du spectacle de l'aurore. L'irréparable était arrivé. Le ver était en lui désormais, et commençait son travail de sape. Une immonde sensation de souillure lui rétractait les entrailles, mais paradoxalement, l'inéluctabilité de son avenir le rendait philosophe." [p. 93]

J'ai beaucoup apprécié ce récit âpre, ténébreux, à l'atmosphère inquiétante, habilement mis en œuvre par  la superbe écriture qui dépeint des personnages nuancés, confrontés à des situations particulièrement dangereuses, desquelles il leur sera impossible de sortir indemnes. Cerise sur le gâteau : la magnifique couverture d'Aurélien Police

Une très belle découverte, Prix 2015 des Halliennales.

 

Ce livre entre dans les challenges "Lire sous la contrainte" (animal dans le titre) ; "Jeunesse/Young Adult" (4) ; "Un mois, une consigne" (un auteur jamais lu auparavant).

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20:53 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

09/11/2015

Ce que je sais (enfin !), Carrie Hope Fletcher

Présentation. J’ai foncé tête baissée dans les galères que rencontrent toutes les adolescentes : le harcèlement, les garçons, la pression des aînés, les amis, les ennemis, les amiennemis… Et quand je vous regarde, vous qui êtes en train de vivre toutes ces choses, j’ai l’impression d’être coincée du mauvais côté de l’écran d’ordinateur… mais ça, c’était avant !

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Mon avis. Même si je n'avais jamais entendu parler de Carrie Hope Fletcher [je ne regarde jamais les vidéos de "Youtubers" car c'est pour moi inévitable : je ne peux m'empêcher d'être (trop) attentive aux erreurs à corriger tels les tics éventuels, les mots "parasites", les répétitions, hésitations... comme lorsque les élèves font une présentation orale, au détriment du message], j'avais envie de découvrir ce livre destiné à raconter les (nombreux) problèmes susceptibles d'être (mal) vécus par les adolescents.

Verdict ? Le "récit" se lit très facilement et évoque les situations vécues par la jeune fille, des relations entretenues avec ses amis ou ses "camarades" de classe, au harcèlement dont elle a été victime, en passant par le manque de confiance en elle, ses amours et ruptures ou encore Internet. Le livre est divisé en chapitres correspondant aux thèmes traités.

Même si la lecture était aisée, je dois bien reconnaître que je n'ai pas été passionnée : je crois tout simplement que j'ai "dépassé l'âge" (!). Je pense pourtant que les adolescentes - davantage que les adolescents - devraient apprécier ces tranches de vie rédigées sous la forme de conseils car il est évident que si un adulte, parent ou professeur, s'échine à répéter, par exemple, qu'il faut rester prudent lorsque l'on publie quelque chose sur le Net, cela risque d'être (nettement) moins efficace que si c'est Carrie Hope Fletcher...

Traduction : Julie Lopez.

Merci à Gilles Paris pour ce partenariat.

 

Ce livre entre dans le challenge "Jeunesse/Young Adult" (3).

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20:08 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

07/11/2015

Challenge Littérature de l'imaginaire, 4e édition

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Je me suis inscrite au challenge Littérature de l'Imaginaire proposé, pour cette 4e édition, par Amarüel. L'objectif est de lire, entre le 1er décembre 2015 et le 1er décembre 2016, des ouvrages appartenant au Fantastique, à la Fantasy et/ou à la Science-fiction.

J'ai choisi l'échelon 1, Atterrissage dans l'irréel (au moins 12 livres) dans la catégorie C (Cerbère des mots : romans uniquement).

Les renseignements sont disponibles ICI.

 

1. Arena 13, Joseph Delaney.

2. Outlander, livre 6 : La neige et la cendre, Diana Gabaldon.

3. La Voix de l'empereur, 1 : Le Corbeau et la Torche, Nabil Ouali.

4. Le Puits des mémoires, 1 : La Traque, Gabriël Katz.

5. Praërie, 2 : Le secret des Haoms, Jean-Luc Marcastel.

6. Fondation Deus, III : L'ombre des nuages, Pierre-Arnaud Francioso.

7. Silo, Hugh Howey.

8. Si c'est la fin du monde, Tommy Wallach.

9. La loi du dôme, Sarah Crossan.

10. Joyland, Stephen King.

11. La Belle et le Maudit, Page Morgan.

12. Les Prodiges, Jeremy Scott.

- Échelon 1 atteint -

 

13. Le noir est ma couleur, 5 : Le piège, Olivier Gay.

14. L'élite, 3 : Dernière épreuve, Joelle Charbonneau.

15. Harry Potter à l'école des sorciers, J. K. Rowling et illustrations de Jim Kay.

16. Louis le Galoup, 3 : Le Maître des Tours de Merle, Jean-Luc Marcastel, illustrations de Jean-Mathias Xavier.

17. Birth Marked, 3 : Captive, Caragh M. O'Brien.

18. Memorex, Cindy Van Wilder.

19. La brigade de l'ombre, 1 : La prochaine fois (,) ce sera toi, Vincent Villeminot.

20. Les loups chantants, Aurélie Wellenstein.

21. Les Épées de glace, tome 1 : Le Sang sur la lame/Le Boucher, Olivier Gay.

22. La dernière Geste, 1 : Si loin du soleil, Morgan of Glencoe.

23. Battle Royale, Koushun Takami.

24. Le Cycle de Wielstadt, 1 : Les ombres de Wielstadt, Pierre Pevel.

- Échelon 2 atteint >"Mission" remplie -

21:11 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) |

06/11/2015

Les neuf cercles, R. J. Ellory

Présentation. 1974. De retour du Vietnam, John Gaines a accepté le poste de shérif de Whytesburg, Mississippi. Une petite ville tranquille jusqu’au jour où l’on découvre, enterré sur les berges de la rivière, le cadavre d’une adolescente.

La surprise est de taille : celle-ci n’est autre que Nancy Denton, une jeune fille mystérieusement disparue vingt ans plus tôt, dont le corps a été préservé par la boue. L’autopsie révèle que son cœur a disparu, remplacé par un panier contenant la dépouille d’un serpent.

Traumatisé par le Vietnam, cette guerre atroce dont "seuls les morts ont vu la fin", John doit à nouveau faire face à l’horreur. Il va ainsi repartir au combat, un combat singulier, cette fois, tant il est vrai qu’un seul corps peut être plus perturbant encore que des centaines.

Un combat mené pour une adolescente assassinée et une mère de famille déchirée, un combat contre les secrets et les vérités cachées de sa petite ville tranquille. Si mener une enquête vingt ans après le crime semble une entreprise périlleuse, cela n’est rien à côté de ce qui attend John : une nouvelle traversée des neuf cercles de l’enfer.

neuf-cercles.jpgMon avis.  J'ai découvert Ellory il y a peu, lors du challenge de Léa consacré à l'auteur ; c'est d'ailleurs à cette occasion que j'ai gagné Les neuf cercles. Je peux dire maintenant avec certitude que je continuerai mon exploration de l'univers d'Ellory : j'ai en effet beaucoup apprécié ce roman, même si Seul le silence me paraît "un cran au-dessus".

Inutile de vous ruer sur ce récit si vous attendez de l'action, de l'action et encore de l'action : vous serez sans nul doute déçu car, derrière l'enquête, c'est la psychologie des personnages qui donne le ton à l'histoire.

Le livre se focalise sur John Gaines, un ancien du Vietnam, devenu, à son retour de(s neuf cercles de) l'Enfer, le shérif de Whytesburg, histoire "d'être cadré" et (d'essayer de) ne pas sombrer (trop vite) dans la folie...

Le récit s'ouvre avec la découverte d'un corps "désembourbé" des berges de la rivière : celui de Nancy Denton, une adolescente disparue 20 ans auparavant sans laisser de trace, jusqu'à ce jour fatidique.

John Gaines se retrouve dès lors, au fil de cette enquête qui s'avérera longue, difficile et douloureuse, confronté à des images, bruits, odeurs qu'il espérait (vainement) avoir laissé définitivement dans la forêt vietnamienne.

J'ai beaucoup aimé ce récit au cours duquel j'ai cheminé, (petit) pas à (petit) pas aux côtés de ce shérif torturé par ses souvenirs et cela, même si, je l'avoue, il m'est arrivé de "survoler" les pages relatives au Vietnam.

Gaines comprend, lorsque la Mort frappe à nouveau, qu'il est en train de ruer dans les brancards et qu'il joue gros car certains préfèrent visiblement que le passé demeure définitivement enterré... comme aurait dû le rester la jeune fille...

Traduction : Fabrice Pointeau.

 

Ce livre entre dans les challenges "À vos nombres" (neuf) et de la Licorne 2 (en guise de lecture supplémentaire).

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12:32 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

04/11/2015

Nuit blanche au lycée, Fabien Clavel

Présentation. Ce samedi après-midi, Lana est collée. Elle s’en moque car elle va enfin revoir ce week-end Jérémy, dit Creep, son amoureux. Alors qu’elle lui fait visiter incognito son lycée, ils surprennent, dans les couloirs, des hommes armés qui les capturent. Contrainte d’explorer pour eux les souterrains de l’établissement afin d’y trouver des documents anciens, Lana réussit à leur échapper et découvre les intentions réelles de ces preneurs d’otages tout en fédérant autour d’elle des alliés inattendus…

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Mon avis. Un récit qui se lit très vite même si j'ai préféré le premier opus des (més)aventures de Lana...

Je suis toujours en recherche de récits susceptibles d'être appréciés par mes élèves et le moins que l'on puisse dire, c'est que Décollage immédiat a plu à ceux qui avaient choisi de le lire ; j'ai donc acheté cette suite, me doutant que l'un d'entre eux me la demanderait en prêt. Cela n'a pas manqué ; je l'ai donc lu avant qu'il n'entame son périple voyageur.

L'on retrouve avec plaisir Lana, de nouveau aux prises avec le proviseur en raison de son comportement "peu amical" (!) à l'égard de son "meilleur ennemi" ; résultat : elle est "collée". Pas de chance alors que Jérémie, alias Creep, vient justement la rejoindre pour le week-end.

Qu'à cela ne tienne : elle réussit à le faire entrer dans le lycée ; il lui donnera un coup de main dans la tâche qui lui a été assignée...

C'est alors que les choses se corsent et c'est parti pour une course effrénée à l'intérieur même du lycée : un groupe (lourdement) armé a pénétré dans le bâtiment (presque) désert et ne rigole pas. Absolument pas.

Les pages se tournent d'elles-mêmes car de l'action, il y en a à gogo, comme dans le premier opus ; cependant certains faits sont peu vraisemblables, davantage encore que dans Décollage immédiat. Cela dit, je trouve que cette collection permet de (ré)concilier, si besoin est, les jeunes avec la lecture...

 

Ce récit entre dans le challenge "Jeunesse/Young Adult" (2).

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11:20 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/11/2015

Une nuit éternelle, David Khara

Présentation. Dans un Manhattan post-11 septembre vacillant, où le crime règne, les pierres se fendent et les empires s'écroulent, un être venu de l'ombre a décidé de placer tous ses espoirs sur un homme.

Werner a ainsi fait le choix de veiller sur l'humanité du haut de ses deux cents ans : il est devenu l'ami de Barry Donovan, un flic droit et intègre qui porte le deuil de sa femme et de sa fille, décédées dans l'effondrement d'une des tours jumelles.

Et leurs forces conjuguées ne seront pas de trop pour affronter les exactions qui se préparent. Un pasteur a été égorgé, sa main gauche, emportée. L'assassin s'est livré de lui-même, un ancien toxico, bien connu de Barry. Mais derrière ce bouc émissaire, un Ordre plus ancien que Werner lui-même étend son pouvoir sur les plus bas instincts des hommes...

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Mon avis. Lorsque des personnages sont récurrents, le lecteur a parfois l'impression de refaire un bout de chemin en compagnie de "vieux" amis : c'était le cas avec Eytan dans Le projet Bleiberg, Le projet Shiro et Le projet Morgenstern ; c'est aussi le cas ici avec Barry et Werner (l'adjectif "vieux", au sens propre, est tout à fait approprié pour Werner), rencontrés dans Les vestiges de l'aube et retrouvés avec beaucoup de plaisir dans cette nuit éternelle.

Ce deuxième opus s'ouvre sur une scène qui plonge le lecteur dans le dix-neuvième siècle, au cœur de la guerre de Sécession ; un personnage mystérieux et charismatique y apparaît : un certain Nicolae, entouré de fidèles empreints de déférence à son égard.

   "Dans cette armée faite de bric et de broc, il n'était pas rare de croiser de rudes gaillards grands et musclés. Mais ce qui émanait de ces types était d'une autre nature que la simple force. Ils transpiraient la puissance brute, animale, et, surtout, paraissaient d'un sang-froid et d'une assurance à toute épreuve." [p. 11 - 12]

Le ton est donné.

Bond dans le temps avec le chapitre suivant qui permet de renouer avec Barry et Werner que l'on retrouve à New York en 2003, alors que Barry se remet doucement de l'ablation de la rate subie quelques semaines auparavant. L'amitié des deux hommes s'est consolidée suite aux "mésaventures" vécues ensemble.

Le policier est amené à enquêter sur le meurtre d'un pasteur et de son jeune fils ; l'assassin s'est rendu.  Tout baigne (!). Apparemment du moins. Certains éléments "chipotent" cependant Barry qui va donc recouper les faits afin de se forger une certitude, aidé par son immortel ami.

J'ai beaucoup apprécié cette lecture, heureuse de retrouver ce "couple" pour le moins original. Les chapitres se focalisent tantôt sur le point de vue de Barry, tantôt sur celui de Werner ; l'humour est toujours bel et bien présent lors des échanges entre les deux hommes, humour habilement renforcé par la langue délicieusement surannée du second...

Werner ne sait pas encore que son passé va lui sauter à la gorge (!), faisant resurgir le "côté obscur de sa force".  Il risque gros. Barry aussi. Inévitablement.

Côté personnages "secondaires", j'ai beaucoup aimé le capitaine Stanton, "Spoutnik", ainsi que Fromhill...

Info pratique : Une nuit éternelle sort en poche dans quelques jours...

 

Ce roman entre dans le challenge de la Licorne en guise de "lecture supplémentaire".

20:26 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

25/10/2015

Reflex, Maud Mayeras

Présentation. Iris Baudry est photographe de l'identité judiciaire. Disponible nuit et jour, elle est appelée sur des scènes de crime pour immortaliser les corps martyrisés des victimes. Iris est discrète, obsessionnelle, déterminée. Elle shoote en rafales des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné onze ans auparavant.

Mais une nouvelle affaire va la ramener au cœur de son cauchemar : dans cette ville maudite où son fils a disparu, là où son croque-mitaine de mère garde quelques hideux secrets enfouis dans sa démence, là ou sévit un tueur en série dont la façon d'écorcher ses victimes en rappelle une autre. La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu'Iris croyait éteint va s'enflammer à nouveau dans l'objectif de son reflex.

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Mon avis. Ne préparez pas la guillotine ou la corde pour me pendre - un sort d'ailleurs bien trop "doux" en regard de la manière dont meurent les victimes dans le récit - même si j'ose dire que j'ai très peu apprécié ce roman car je m'y suis (beaucoup) ennuyée. Cependant, j'avais envie de découvrir la fin qui, selon la majorité des blogueurs - il est beaucoup plus difficile de trouver un avis négatif/mitigé à propos de ce livre qu'un avis positif/dithyrambique -, allait (forcément) me "tournebouler".

Focus (!) sur Iris, "photographe de la mort" au service de la justice : elle décortique les scènes de crime et les fixe sur pellicule. Il se fait qu'elle est amenée, dans le cadre de son travail, à revenir sur les lieux qui l'ont vue grandir et qu'elle a quittés une bonne dizaine d'années auparavant - espérait-elle définitivement - suite à la disparition et au meurtre de son fils Swan, âgé de six ans.

Les souvenirs douloureux resurgissent, telle de la lave qui petit à petit embrase tout sur son passage : Iris évoque alors le passé, son passé, ce passé qui l'a anéantie. Les chapitres qui lui sont consacrés sont entrecoupés de parties titrées Silence, jusqu'à ce que les deux histoires se recoupent. C'est sans conteste cette "deuxième intrigue" que j'ai préférée.

Je n'ai pas aimé l'écriture, qui cadre pourtant bien, me semble-t-il, aux personnages et je n'ai nullement été touchée par "l'héroïne" ; en outre, j'attendais de me laisser submerger par l'atmosphère oppressante et la tension censées imprégner les pages : ce ne fut pas le cas. Ce n'est que vers la quatre centième (!) que j'ai été davantage accrochée par les phrases me conduisant vers ce dénouement qui devait normalement me percuter. Je l'ai été, oui, mais j'avais tant (et tant) attendu que le soufflé avait déjà sérieusement commencé à retomber et que le plat servi à table avait perdu toute "saveur"...

Je suis donc passée complètement à côté ; cela arrive. Allez lire d'autres billets : nul doute que vous aurez envie de vous forger votre propre avis.

 

Ce titre entre dans les challenges "Un genre par mois" (thriller ou polar ou policier pour octobre), "Un mois, une consigne" (roman effrayant en octobre) et "de la Licorne" (thriller-policier en octobre-novembre).

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18:24 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

24/10/2015

Le prof, moi & les autres, de Rachel McIntyre

Présentation. Lara a 15 ans et sa vie est un enfer.
Au lycée, elle fait office de souffre-douleur et subit sans cesse les moqueries des élèves.
Chez elle le tableau familial est sombre, l’alcoolisme de son père mène ses parents droit vers la séparation.
L’arrivée de Ben Jagger, le nouveau professeur de littérature, va lui redonner goût à la vie et pourrait bien tout changer…
Plus qu’une histoire d’amour, une leçon de vie.

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Mon avis. J'ai beaucoup apprécié ce récit jeunesse même si, selon moi, la fin s'égare quelque peu...

Ce roman se centre sur Lara, une adolescente en souffrance pour diverses raisons : la principale, c'est qu'elle est la cible des quolibets de ses "camarades" de classe ; ceux-ci n'ont de cesse de harceler la jeune fille. Constamment. Partout. Cela commence dès le matin, lors du trajet effectué en bus pour rejoindre le lycée. Cela continue durant et entre les cours ; Lara n'est nulle part à l'abri des moqueries, insultes, gestes déplacés et agressifs à son encontre. Certains passages sont réellement poignants.

S'ajoutent alors les disputes incessantes entre ses parents : l'atmosphère chez elle devient de plus en plus difficile à supporter depuis que les rentrées financières se font rares ; en effet, le papa de Lara a perdu son travail et le couple peine de plus en plus à nouer les deux bouts.

Dans ce climat morose survient un professeur de littérature remplaçant, Ben Jagger : une bulle d'oxygène pour Lara. Pour la première fois, elle existe vraiment pour elle-même et puise dans la considération du jeune homme à son égard la force de résister, tant que faire se peut, à la tourmente qui est en train de l'emporter. Une trouée de bleu dans un ciel noir.

Ce récit se lit aisément malgré les (nombreux) moments durant lesquels le cœur se serre à cause des brimades subies par l'adolescente ; cependant, la fin du récit m'a agacée, ou plus exactement dérangée...

Traduction : Amélie Sarn.

Merci aux éditions Milan pour ce partenariat.

Envie de gagner ce roman ? Un coup d’œil ICI.

 

Ce livre entre dans le challenge "Jeunesse/Young Adult" (1).

17:01 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

13/10/2015

Le fléau de Dieu, 1 : La malédiction de Gabrielle, Andrea H. Japp

Présentation.

1347. La Peste noire frappe le port de Marseille.

1348. Paris. Gabrielle d'Aurillay, 20 ans, mariée depuis deux ans à Henri, enceinte, est convaincue d'avoir épousé un prince charmant, en dépit de la modicité de leurs moyens. Jusqu'au jour où, atterrée, elle découvre que son époux n'est pas qui elle croit. Joueur, trousseur de puterelles, escroc, il est aussi en possession d'un diptyque énigmatique. Que recèle ce tableau ? Que signifient les phrases écrites en hébreu qu'il dissimule ? Est-il porteur d'un lourd secret, d'un message occulte ? Geoffroy d'Aurillay, chanoine et cousin d'Henri, connaît cette œuvre et met tout en branle pour s'en emparer. Quand la peste gagne Paris, le destin de tous bascule. [...]

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Mon avis. Un récit historique, abondamment documenté...

C'est la première fois que je lis cette auteure et pas la dernière : j'ai beaucoup apprécié ce roman historique, premier d'une série à paraître, qui devrait plaire aux amateurs du genre...

Le récit se focalise tour à tour sur divers personnages : Geoffroy d'Aurillac, chanoine  qui a prononcé des vœux qu'il bafoue allègrement et vendrait presque père et mère pour s'emparer d'un mystérieux manuscrit ; la jeune Gabrielle, nourrie de romans chevaleresques qui l'ont persuadée que le mari fraîchement épousé est un prince charmant mais ses yeux finiront par se dessiller ; Henri, le mari en question, ni prince, ni charmant ; et la Peste, fil conducteur/tueur du récit...

Si vous êtes désireux d'en apprendre plus sur cette période trouble, n'hésitez pas et plongez dans ce livre : vous ne le regretterez pas car les informations foisonnent, qu'elles soient relatives au quotidien, à la langue... ou au "fléau de Dieu".

C'est surtout à partir du moment où les pages se centrent davantage sur Gabrielle que j'ai été ferrée par l'h/Histoire : suivre ses péripéties et l'évolution de sa personnalité est un régal, d'autant qu'Adeline, sa compagne d'infortune, inspire elle aussi beaucoup de sympathie.

Je lirai bien volontiers la suite.

 

Merci à Gilles Paris et Flammarion pour ce partenariat.

11:40 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

11/10/2015

Avec tes yeux, Sire Cédric

Présentation. Depuis quelque temps, Thomas fait des rêves atroces. D'épouvantables rêves qui le réveillent en sursaut et morcellent son sommeil qu'il a déjà fragile. Si ce n'était que ça ! Après une séance d'hypnose destinée à régler ses problèmes d'insomnie, il est en proie à des visions. Il se voit, à travers les yeux d'un autre, torturant une jeune femme... Persuadé qu'un meurtre est effectivement en train de se produire, il part à la recherche de la victime.

Le cauchemar de Thomas ne fait que commencer...

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Mon avis. J'ai été happée par ce nouveau roman de Sire Cedric : c'est le genre de récit qu'il m'est difficile de lâcher une fois commencé.

Petite précision préalable qui me permettra d'en finir d'emblée avec le seul bémol "purement subjectif" : je n'aime pas la couverture.

Deux "héros" se disputent ici bien involontairement la vedette : Thomas, trentenaire qui "rame", tant dans sa vie personnelle que professionnelle, sujet à des cauchemars récurrents qui le laissent pantelant. Il est cette fois bien décidé à agir pour tenter de s'en débarrasser, quitte à passer par l'hypnose, quelles que soient ses réticences à ce sujet.

Parallèlement, le lecteur découvre Nathalie, jeune gendarme mal dans sa peau, dépourvue de confiance en soi, et pourtant désireuse de trouver sa place au sein de sa brigade, n'en déplaise à ses collègues, parmi lesquels son propre père.

Entre les deux, un assassin particulièrement barbare, collectionneur de globes oculaires. Quel rapport avec Thomas ? Celui-ci découvre les tortures exercées sur les victimes via le regard du tueur. Impossible pour lui de "fermer les yeux". Impossible pour lui de ne pas s'en mêler...

Dès le début du récit, j'ai été entraînée dans le sillage sanglant du bourreau, me débattant comme je le pouvais aux côtés de Thomas, espérant qu'il réussirait à se dépêtrer du piège dans lequel il était en train de s'enferrer. Inexorablement.

La tension est palpable et augmente sensiblement au fil du texte ; la scène - pourtant pas la plus douloureuse - qui m'a beaucoup "stressée" se déroule dans les jardins de Versailles, devenus oppressants pour l'occasion.

Les personnages sont attachants malgré (à cause de ?) leurs failles ; quant à la fin, je l'ai trouvée excellente, même si... Mais je n'en dirai pas plus : motus et bouche cousue (!).

Il ne vous reste plus qu'à faire le grand plongeon...

 

Merci à Book en Stock pour ce partenariat ; pour découvrir l'auteur et lui poser vos questions, c'est par ICI.

 

Cette lecture entre dans les challenges "Un genre par mois" (thriller ou polar ou policier pour octobre) ; "Un mois, une consigne" (roman effrayant à l'occasion d'Halloween) et celui de la Licorne 2 (session 1 : thriller - policier).

19:36 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) |

08/10/2015

Concours Le prof, moi & les autres, de Rachel McIntyre

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Grâce aux éditions Milan, je vous propose de gagner un exemplaire du roman Le prof, moi & les autres de Rachel McIntyre, paru dernièrement dans la collection Macadam.

Pour ce faire, envoyez-moi un (gentil/poli) courriel via l'adresse renseignée sur cette page, dans la colonne de gauche. Indiquez-y vos coordonnées et votre pseudonyme, le cas échéant.

 

Ouvert à la Belgique et à la France jusqu'au 31 octobre 2015 (22h).

Le prénom (+ initiale du nom) du/de la gagnant(e) sera publié sur ce billet le 1er novembre et je procéderai à l'envoi du livre.

 

"Que le sort vous soit favorable"

 

La gagnante est Amélie L. (62)

 

16:48 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) |

06/10/2015

Le challenge de la Licorne 2

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Je me suis inscrite au challenge de la Licorne, 2è édition, dans le niveau 2 : "Dragons sanguinaires".

Il s'agira pour moi de lire, jusqu'au 30 septembre 2016, 12 livres : deux romans appartenant au thriller-policier sur une période de deux mois, les deux mois suivants seront consacrés à la fantasy.

La session 1, octobre-novembre, est consacrée au thriller-policier :

Avec tes yeux, de Sire Cédric ; Reflex, de Maud Mayeras.

     lectures supplémentaires : Une nuit éternelle, de David Khara ; Les neuf cercles, de R. J. Ellory ; Les chiens, d'Allan Stratton.

 

La session 2, décembre-janvier, est consacrée à la fantasy :

Arena 13, de Joseph Delaney ; La Voix de l'empereur, 1 : Le Corbeau et la Torche, de Nabil Ouali.    

     lectures supplémentaires : Le Puits des mémoires, 1 : La Traque, de Gabriël Katz ; Praërie, 2 : Le secret des Haoms, de Jean-Luc Marcastel.

 

La session 3, février-mars, est consacrée au thriller-policier :

Puzzle, de Franck Thilliez ; Le principe de parcimonie, de Mallock.

   lecture supplémentaire : S.A.S.H.A., de Martin Michaud.

 

La session 4, avril-mai, est consacrée à la fantasy :

Harry Potter à l'école des sorciers, J. K. Rowling et illustrations de Jim Kay (je triche un peu : Harry Potter est parfois classé dans la fantasy même si c'est plutôt du fantastique) ; Louis le Galoup, 3 : Le Maître des Tours de Merle, Jean-Luc Marcastel, illustrations de Jean-Mathias Xavier.

 

La session 5, juin-juillet, est consacrée au thriller-policier :

Le Cri du cerf, Johanne Seymour ; Les mannequins ne sont pas des filles modèles, Olivier Gay.

   lectures supplémentaires : La brigade de l'ombre, 1 : La prochaine fois (,) ce sera toi, Vincent Villeminot ; Le menteur, Nora Roberts ; Rural noir, Benoît Minville ; Le grenier des enfers, Une enquête de l'inspecteur Pendergast, Preston & Child ; Chasseurs de têtes, Jo Nesbø ; Meurtres à Pékin, Peter May.

 

La session 6, août - septembre, est consacrée à la fantasy :

La dernière Geste, 1 : Si loin du soleil, Morgan of Glencoe ; Le Cycle de Wielstadt, 1 : Les ombres de Wielstadt, Pierre Pevel.

 

Les informations sont disponibles ICI.

14:51 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

05/10/2015

Challenge Jeunesse/Young Adult 5

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Je me suis inscrite au Challenge Jeunesse/Young Adult 5 proposé par Mutinelle, dans la catégorie 3 : "À pieds joints dans la marelle".

Il s'agira donc pour moi de lire 35 ouvrages Jeunesse ou Young Adult d'ici au 30 septembre 2016 ; si je vois que je dépasse ce nombre, je pourrai toujours passer dans la catégorie supérieure.

Pour les renseignements, c'est ICI.

1. Le prof, moi & les autres, de Rachel McIntyre.

2. Nuit blanche au lycée, de Fabien Clavel.

3. Ce que je sais (enfin !), de Carrie Hope Fletcher.

4. Le Roi des Fauves, d'Aurélie Wellenstein.

5. Les chiens, d'Allan Stratton.

6. Arena 13, de Joseph Delaney.

7. Le Puits des mémoires, 1 : La Traque, de Gabriël Katz.

8. Praërie, 2 : Le secret des Haoms, de Jean-Luc Marcastel.

9. Fondation Deus, III : L'ombre des nuages, de Pierre-Arnaud Francioso.

10. Si c'est la fin du monde, de Tommy Wallach.

11. La loi du dôme, 1, de Sarah Crossan.

12. La fille quelques heures avant l'impact, d'Hubert Ben Kemoun.

13. Tout plutôt qu'être moi, de Ned Vizzini.

14. Je sais que tu sais, de Gilles Abier.

15. La Belle et le Maudit, de Page Morgan.

16. Les Prodiges, de Jeremy Scott.

17. Le noir est ma couleur, 5 : Le piège, d'Olivier Gay.

18. L'élite, 3 : Dernière épreuve, de Joelle Charbonneau.

19. Everything, everything, de Nicola Yoon.

20. Harry Potter à l'école des sorciers, de J. K. Rowling, illustrations de Jim Kay.

21. Louis le Galoup, 3 : Le Maître des Tours de Merle, de Jean-Luc Marcastel, illustrations de Jean-Mathias Xavier.

22. Miss Dumplin, de Julie Murphy.

23. Birth Marked, 3 : Captive, de Caragh M. O'Brien.

24. Memorex, de Cindy Van Wilder.

25. Trop tôt, de Jo Witek.

26. La brigade de l'ombre, 1 : La prochaine fois (,) ce sera toi, de Vincent Villeminot.

27. Les loups chantants, d'Aurélie Wellenstein.

28. Les Fils de George, de Manu Causse.

29. Hanako, Fille du Soleil levant, d'Élodie Loch-Béatrix.

30. Ma mère, le crabe et moi, d'Anne Percin.

31. Mauv@ise connexion, de Jo Witek.

32. La porte de la salle de bain, de Sandrine Beau.

33. Que du bonheur !, de Rachel Corenblit.

34. Le sel de nos larmes, de Ruta Sepetys.

35. L'échappée, d'Allan Stratton.

 

- Challenge terminé -

36. Les mangues resteront vertes, de Christophe Léon.

21:06 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

04/10/2015

Les Ptimounes - 3 : Bobo l'escargot ; - 4 : Le monstre du bois, Madeleine Brunelet

Bobo l'escargot

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Bobo l'escargot a cassé sa coquille.
Les Ptimounes l'invitent à se reposer chez eux.
Mais leur nouvel ami mange beaucoup, beaucoup, et laisse de la bave partout !
Il s'agit d'apprendre à vivre ensemble...

Dans cette aventure, les Ptimounes font la connaissance d'un escargot à qui ils viennent en aide mais la "cohabitation" ne s'avère pas toujours facile car elle bouscule leurs habitudes...

 

Le monstre du bois

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Que d'émotions pour une simple cueillette en forêt : après une blague au méchant Grantoune, les Ptimounes rencontrent... un monstre terrifiant ! Et s'ils n'étaient pas les seuls farceurs dans les environs ?

C'est ici la peur qui se dessine au sein de la petite famille...

 

Dans ces deux nouveaux tomes, les Ptimounes font à nouveau l'apprentissage de la vie, avec ses (belles) découvertes et ses frayeurs ; j'aime toujours autant le dessin et les couleurs de cette série mais pour ma part, j'ai trouvé la trame du monstre des bois un peu confuse...

Merci à Flammarion jeunesse pour ce partenariat.

11:29 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

01/10/2015

Le mois de...

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Qu'on se le dise : chez Book en Stock, Dames Dup et Phooka mettent en lumière durant ce mois d'octobre (le beau) Sire Cédric.

Pour découvrir l'auteur et lui soumettre vos réflexions, lui poser vos questions, c'est ICI.

16:18 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/09/2015

Bird Box, Josh Malerman

Présentation. La plupart des gens n’ont pas voulu y croire. Les incidents se passaient loin, sans témoins. Mais bientôt, la menace s’est rapprochée, a touché les voisins. Ensuite, Internet a cessé de fonctionner. La télévision et la radio se sont tues. Les téléphones ne sonnaient plus. Certains, barricadés derrière leurs portes et leurs fenêtres, espéraient pouvoir y échapper.

Depuis qu’ils sont nés, les enfants de Malorie n’ont jamais vu le ciel. Elle les a élevés seule, à l’abri du danger qui s’est abattu sur le monde. Elle a perdu des proches, a assisté à leur fin cruelle. On dit qu’un simple coup d’œil suffit pour perdre la raison, être pris d’une pulsion meurtrière et retourner sa violence contre soi. Elle sait que bientôt les murs de la maison ne pourront plus protéger son petit garçon et sa petite fille. Alors, les yeux bandés, tous trois vont affronter l’extérieur, et entamer un voyage terrifiant sur le fleuve, tentative désespérée pour rejoindre une colonie de rescapés.

Arriveront-ils à bon port, guidés par leur seule ouïe et leur instinct ?

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Mon avis. Un livre qui m'a tenue en haleine jusqu'à la fin même si je suis restée un tantinet sur ma faim...

Le récit commence alors que Malorie a décidé de tenter le tout pour le tout et de quitter, en compagnie de ses deux jeunes enfants, la maison où ils sont reclus.

En effet, depuis quelques années, un danger "innommable" rôde "à l'extérieur", contraignant chaque survivant à se cloîtrer chez soi, portes et fenêtres closes ; voir les créatures (?) engendre inévitablement une espèce de folie chez l'être humain : celui-ci intente alors à sa vie de manière horrible.

C'est pourquoi la jeune femme a appris à ses enfants à faire d'un bandeau sur les yeux une seconde peau et à "surdévelopper" leur ouïe. Aujourd'hui est venu le moment de quitter leur "abri" afin de tenter de rejoindre une groupe de survivants.

Le récit alterne les passages relatant la préparation de l'expédition au cours de laquelle chacun devra se fier uniquement à ses oreilles pour descendre la rivière qui leur permettra, peut-être, d'atteindre leur but, et ceux racontant les circonstances qui les ont conduits à en arriver "là".

La tension imprègne le roman et réussit à créer une atmosphère oppressante ; je suis restée constamment sur le qui-vive, principalement à cause des enfants, n'allant pourtant pas, contrairement à bon nombre de lecteurs, jusqu'à être angoissée.

Les pages se sont succédé à grande vitesse et à plusieurs reprises, je me suis surprise à me demander si j'avais envie, ou pas, d'en savoir davantage sur les "choses" ou s'il était préférable de rester dans le noir (!)...

Traduction : Sébastien Guillot.

 

Un grand merci à Cajou pour le livre.

 

J'ai lu ce roman dans le cadre de la 14e session du challenge "LDPA ou Livra'deux pour pal'Addict" sur proposition de Lisalor :

"Un livre que j'ai lu et aimerais te faire découvrir : Bird Box de Josh Malerman ; malgré les bonnes critiques, j'ai eu du mal.

Un livre dont j'aimerais avoir l'avis d'un ami : La conjuration primitive de Maxime Chattam ; j'ai vraiment beaucoup aimé.

Un titre qui m'interpelle pour son résumé : Battle royale de Koushun Takami ; j'ai très envie de le lire."

 

Je lui ai proposé :

"Un livre que j'ai lu et aimerais te faire découvrir : La promesse des ténèbres de Maxime Chattam ; c'est le genre de lecture que j'apprécie de temps à autre.

Le billet de Lisalor.

 



Un livre dont j'aimerais avoir l'avis d'un ami : La ronde des innocents, de Valentin Musso ; ce que j'ai lu de lui jusqu'à présent, je l'ai apprécié.

Un titre qui m'interpelle pour son résumé : Le château des poisons, de Serge Brussolo."

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17:56 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (6) |