14/05/2016

Lecture commune : Battle Royale, de Koushun Takami

battle.jpgJe vous propose une lecture commune de Battle Royale de Koushun Takami.

"Dans un futur proche, un empire asiatique indéterminé aux tendances fascinantes a mis en application le programme "Battle Royale" pour servir d'exemple à la population - et tout particulièrement à sa frange la plus jeune.

Ce programme consiste à tirer au sort chaque année une classe de collégiens et à les emmener de force sur une île isolée du monde où, au terme de combats acharnés, un seul d'entre eux pourra rester en vie - dans le cas contraire, tous périront. Une course contre la mort s'engage donc, durant laquelle chaque élève devra faire face à ses amis d'hier, et accepter sa nature profonde."

Les billets seront mis en ligne entre le 15 et le 31 août 2016, cela nous laisse ainsi un peu de temps.

Qui me suit ?

21:30 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/06/2014

Dix ans, cela se fête...

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Le 09 juillet 2004, je postais mon premier (très court) billet sur ce blog : je n'ai effectivement pas migré vers une autre plate-forme (cela doit être lié à ma peur - une réalité, je l'avoue - du changement...). Je ne m'étais pas posé la question de savoir si, dix ans plus tard, je serais encore là. Ou pas.

 

Au départ, je "parlais" très peu de mes lectures ; je lisais d'ailleurs nettement moins qu'aujourd'hui. L'envie m'avait simplement traversée de laisser de temps à autre des traces de textes, écrits, impressions, voire souffrances. Il m'arrivait ainsi d'évoquer plus souvent cette saleté de SEP.

 

Progressivement, mes billets ont pris une tonalité différente dès que j'ai commencé à donner mon avis sur les livres lus ; d'abord de manière brève, ensuite développée davantage. Cà et là surgissent encore des mots/maux relatifs à la maladie et au handicap.

 

Pêle-mêle...

 

J'attends (dés)espérément que Bruce me laisse un mot quand il m'arrive de lui souhaiter, sur ces pages, un heureux anniversaire.

 

Je suis toujours aussi heureuse de lire vos commentaires (merci aux lecteurs "fidèles") et lorsqu'un auteur dépose une trace de son passage... je ne me sens pas de joie. À ce propos, je me souviens en particulier de deux auteurs qui m'ont laissé une "petite bafouille" à quelques jours d'intervalle : Michelle Richmond dont j'avais beaucoup apprécié L'année brouillard et Fabrice Colin que j'étais en train de découvrir dans Les étranges sœurs Wilcox (l'auteur probablement le plus "chroniqué" sur ce blog ; le plus lu, dans l'absolu, ce doit être Zola).

 

Les partenariats qui font couler beaucoup d'encre sur la blogosphère m'ont permis d'explorer des univers que je n'aurais pas forcément eu l'occasion de découvrir autrement et que je n'aurais pas pu partager avec mes élèves [petit coucou à ceux qui, parmi ces derniers, auraient peut-être préféré que je m'abstienne... mais je tiens quand même à dire que, quoi qu'en pensent certains, je peux témoigner que la lecture a encore de beaux jours chez les jeunes - aussi -].

 

Et depuis quelques mois, je fais voyager certains de ces livres dans la salle des professeurs : celui qui le souhaite les emporte, les lit et les ramène ensuite pour le suivant. Là aussi, il y a des fidèles. Je ne suis absolument pas "maniaque" pour mes livres et les prête volontiers : un livre manipulé est un livre qui "vit".

 

Les rencontres avec les auteurs ont très souvent été de bons moments, voire l'occasion de l'une ou l'autre collaboration ; celles entre blogueurs aussi. Des contacts se (dé)nouent ainsi allègrement.

 

Pour fêter dignement cet anniversaire, bon nombre d'éditeurs et auteurs (ces derniers ayant parfois servi d'intermédiaires avec les premiers) se sont associés à moi et offrent gracieusement la majeure partie des titres proposés ; je les remercie d'avoir répondu présent(s) selon leur "actualité littéraire". J'offre aussi quelques livres. J'ai en outre chaque fois renseigné les liens des romans pour lesquels j'ai écrit un billet.

 

Trêve de "clavardage", voici les romans mis en jeu :

 

Jeu de patience, Jennifer L. Armentrout - 1 exemplaire -.

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Comme des images, de Clémentine Beauvais - 1 exemplaire -.

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La société, tome 2 : Mission Azerty, d'Angela Behelle - 1 exemplaire -.

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Là où la lumière se pose, de Véronique Biefnot - 1 exemplaire -.

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L'Élite, de Joelle Charbonneau - 1 exemplaire -.

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L'histoire d'Alice, qui ne pensait jamais à rien (et de tous ses maris, plus un) - 3 exemplaires - et Aux anges - 3 exemplaires -, de Francis Dannemark.

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Si vous le demandez, Sylvia Day - 1 exemplaire -.

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Le Noir est ma Couleur, 1 : Le pari, d'Olivier Gay - 1 exemplaire -.

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Cent visages, de Thomas Geha - 1 exemplaire -.

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Carter contre le diable, de Glen David Gold - 1 exemplaire -.

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Aurora Teagarden 5 : La mort en talons aiguilles, Charlaine Harris - 3 exemplaires -.

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Âmes de verre - 1 exemplaire dédicacé - et Punk's Not Dead - 1 exemplaire dédicacé -, de Anthelme Hauchecorne ; illustrations de Loïc Canavaggia pour Punk's Not Dead.

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Secret d'été, de Elin Hilderbrand - 3 exemplaires -.

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Bloc de haine, de Bruno Lonchampt - 1 exemplaire -.

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Insaisissable, 1 : Ne me touche pas, Tahereh Mafi.

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Les Visages de Dieu, de Mallock [proposé en lecture commune pour le 17 août] - 3 exemplaires -.

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Celui dont le nom n'est plus, de René Manzor - 1 exemplaire papier et 1 exemplaire numérique -.

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Le Simulacre, de Jean-Luc Marcastel ; illustrations de Jean-Mathias Xavier - 1 exemplaire à paraître -.

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Manhattan Carnage, de Orcus Morrigan - 1 exemplaire dédicacé -.

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Liaison à durée déterminée, Jennifer Probst - 1 exemplaire -.

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L'obsession, de James Renner - 1 exemplaire -.

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Les héritiers de Sorcha - 1 : À l'aube du grand amour, Nora Roberts - 1 exemplaire -.

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L'étrange cas de Juliette M., tome 2 : Retour en enfer, de Megan Shepherd - 5 exemplaires -. [tome 1]

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Les justes, de Michael Wallace - 1 exemplaire -.

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Affiches et/ou marque-pages La maîtresse de guerre, de Gabriël Katz ou Praërie, de Jean-Luc Marcastel ou Les héritiers de l'aube, de Patrick McSpare.

 

Le concours est ouvert à la Belgique et la France jusqu'au 20 juillet, 23h59. Les livres seront envoyés par les maisons d'édition ou moi-même selon le cas ; nul ne sera responsable des "égarements de la Poste".

 

Questions :

1) Quel auteur français de science-fiction, décédé en novembre 1985, est à l'origine de mon pseudo ? 

2) Quelle fut ma "plus belle rencontre livresque" en 2013 ? (indice)

 

Vous envoyez les réponses sur paikan78[at]hotmail.com ; vous renseignez vos coordonnées ainsi que 5 titres que vous aimeriez gagner.

Le "chapeau" procédera au tirage au sort parmi les bonnes réponses et je tâcherai, dans la mesure du possible, de faire parvenir aux gagnants un des livres choisis.

Le prénom des gagnants sera publié sur cette page ; je communiquerai alors leurs coordonnées aux maisons d'édition afin que les livres puissent leur être envoyés.

 

Un grand merci à Anthelme Hauchecorne ainsi qu'aux éditions Héloïse d'Ormesson, J'ai Lu, Kéro, Robert Laffont, Michel Lafon, Le Livre de Poche, MA, Matagot, Milan, Pocket, Rageot, Sarbacane, Scrinéo, Super 8.

 

[Illustration : http://www.creermonlivre.com]

18:31 Écrit par paikanne dans Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (56) |

14/02/2014

Relents nauséabonds

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Une réflexion en regard de l'actualité qui touche l'enseignement au sens large : la censure que l'on croyait (naïvement ?) derrière nous ressurgit en matière de littérature jeunesse.

Ce qui a attiré mon attention, c'est l'évocation sur plusieurs blogs des commentaires pitoyables relatifs au récit d'Anne Percin et Thomas Gornet, Le jour du slip, je porte la culotte, que ce soit sur la page FB de l'auteure ou sur un site marchand connu. Ma réaction a été, à ma "petite échelle", de m'inscrire à une lecture commune du récit proposée par Stephie afin de (tenter de) découvrir ce qui peut heurter à ce point.

Et puis, Jean-François Copé s'en mêle (serait-il question dans son chef de "surfer sur une certaine vague" ?) : c'est ainsi qu'il montre du doigt un album intitulé Tous à poil ! de Claire Franek et Marc Daniau, présenté comme "recommandé aux enseignants pour faire la classe aux enfants de primaire" alors qu'il n'en est rien. [Le "positif" ? Il en a "boosté" les ventes]

"Les auteurs, les illustrateurs, les éditeurs qui font la littérature de jeunesse, les bibliothécaires, les libraires, les enseignants, médiateurs qui la transmettent sont des professionnels attentifs, compétents et sérieux.

Certes, il peut et il y a matière à discussion, dès lors que l'on s'attache à ouvrir le débat autrement que par des polémiques politiciennes et stériles.

Le Salon du livre et de la presse jeunesse va fêter ses trente ans cette année et l'on s'honorera de mettre en valeur tous les grands livres qui, comme les cours de récréation, bruissent d'impertinence." [Sylvie Vassallo, directrice du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis sur Le Monde.fr, du 10/02/14]

 

Ceci après les manifestations virulentes contre le mariage pour tous, ça fait beaucoup.

 

Mais où va-t-on ? Comment oser imaginer que ce genre de comportement puisse se (re)produire ? C'est à proprement parler terrifiant.

J'espère vraiment, égoïstement, que la "Communauté Wallonie-Bruxelles" (en charge de l'enseignement francophone) n'aura pas l'idée, absurde et malheureuse, de "prendre exemple" sur cette frange réactionnaire française - que je croyais infi(r)me mais ??? -.

 

En tant qu'enseignants, nous devons être vigilants ; il est essentiel d'ouvrir l'esprit des élèves, élargir leurs horizons, et non les enfermer dans un carcan de plus en plus étroit. J'ai toujours eu l'impression que nous étions assez libres en Belgique à l'intérieur des programmes (malgré tout) imposés et franchement, j'espère vraiment que cela ne va pas changer.

 

Moi qui suis ravie de pouvoir bientôt proposer à mes élèves la lecture de Frangine de Marion Brunet dans le cadre d'un travail de fin d'année scolaire, je vais me dépêcher au cas où...

 

... On est tous l'autre de quelqu'un...

 

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19:34 Écrit par paikanne dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (2) |

15/12/2013

Concours de l'an neuf

En l'an de grâce 2012, parmi mes lectures, trois titres sortaient, selon moi, du lot ; parmi eux, Au pays des kangourous, de Gilles Paris.

En ce tout proche mois de janvier 2014, il paraît en poche aux Éditions J'ai Lu qui me donnent l'opportunité de vous en faire gagner trois exemplaires : inutile de dire que je suis ra-vi-e.

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Souhaitez-vous en gagner un ? Facile ! Allez lire ma chronique et vous pourrez d'emblée répondre à la première question.

Pour la deuxième, oh, il vous faudra sans doute faire une (toute) petite recherche mais le Net vous viendra (très vite) en aide.


Et puis ?

Vous m'envoyez un courriel "joliment tourné", avant le 3 janvier, à l'adresse renseignée sur le blog (colonne de gauche) avec la réponse aux questions suivantes :

1) Comment se prénomme le héros de Au pays des kangourous ?

2) Quelle est la première phrase du roman, remarquable (et remarquée) ?


Vous n'oubliez pas d'indiquer vos coordonnées au cas où le tirage au sort, réalisé le 4 janvier, vous serait favorable ; le prénom des gagnants sera affiché sur le blog.

Concours ouvert à la Belgique et à la France.


Partagez sans modération aucune.

19:18 Écrit par paikanne dans Actualité, Général, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) |

09/11/2013

Trente ans déjà...

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C'était en novembre 1983, je "kotais" à Louvain-la-Neuve, quelques légers troubles sensitifs surviennent : les contacts sur mes membres inférieurs sont "cotonneux", plus doux en quelque sorte. Pas de quoi fouetter un chat mais cela semble durer ; je ne me tracasse pas vraiment mais vais consulter un médecin sur place. Puis mon médecin traitant.

S'enchaînent alors dans les mois qui suivent des examens divers, entre autres des potentiels évoqués et un électromyogramme. Tout paraît "normal". J'en profite pour ne pas remercier un assistant de l'ex-UMH qui m'a (sou)ri au nez en me disant que "c'était psychologique".

Le temps (tré)passe et un nouvel épisode survient : je suis en train de retourner au kot, j'ai une mallette dans ma main droite et sans que je le veuille, ma main s'ouvre et la laisse tomber.

Troisième fait dont je me souviens précisément : sous une violente pluie d'orage, je cours me mettre à l'abri et "je n'ai plus de jambes", je dois m'asseoir.

L'IRM n'existe pas à l'époque, je vais devoir subir une ponction lombaire pour rejeter la possibilité d'une sclérose en plaques ; la ponction est effectivement (très) "suggestive de sclérose en plaques" mais le professeur consulté suggère à mes parents de ne pas m'en parler tout de suite, histoire que je poursuive mes études "tranquillement". Ils se taisent donc et c'est fortuitement que j'apprendrai, quelques mois plus tard, que les trois lettres de cette saleté de maladie me colleront désormais à la peau.

Je prends très bien les choses car je n'ai pas alors véritablement conscience de ce qui risque de m'arriver et ne ressens pas de symptômes particuliers de la maladie, hormis des faiblesses dans les jambes quand je dois "accélérer le pas" ou courir. Je me souviens avoir pleuré une seule fois : lorsqu'il m'a été fortement recommandé de ne pas avoir d'enfant. Je n'ai (heureusement) pas tenu compte de la recommandation.

Je crois pouvoir dire que d'une certaine manière, j'ai eu la chance qu'Internet n'existait pas à l'époque ; impossible donc de trop "me tracasser" par avance et d'éventuellement m'effondrer.

Aujourd'hui, le fauteuil roulant est devenu mon fidèle compagnon, mon "meilleur ennemi" en quelque sorte, la douleur s'incruste parfois, de multiples précautions sont de mise afin de tâcher d'éviter les chutes lors des "transferts" mais même si je craque de temps à autre - jusqu'à présent, cela ne dure jamais bien longtemps, autrement dit quelques heures, voire quelques jours -, j'essaie d'organiser ma vie "au mieux" avec la SEP (l'imprévu engendre d'ailleurs souvent chez moi du stress).

C'est jouer sur les mots (normal, pour un prof de français) mais je dis toujours que jamais, je n'accepterai la maladie, je suis "juste" forcée de vivre avec. Et je me rends bien compte que j'ai beaucoup de chance d'être entourée, épaulée, aidée (même si, je l'avoue, mon orgueil en prend parfois un coup), aimée ; de continuer à enseigner ; d'être encore relativement "autonome" après ces "noces de perle".

Je ne saurai jamais ce que j'aurais pu devenir sans la maladie étant donné que nous formons un si vieux couple, elle m'a façonnée, d'une certaine manière. Inévitablement. Mais je peux être contente que, jusqu'à présent à tout le moins, Goliath n'ait pas vaincu David.

17:34 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |

13/09/2013

Nouvelles, nouvelles, vous avez dit nouvelles...

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"Rentrer or not rentrer", that was THE question en ce début (ou pas) d'année scolaire...

Je me déplace maintenant en chaise aussi à la maison : c'est la "nouveauté" présentement "digérée" et intégrée. Une chaise reste dans mon coffre et l'autre dans la maison : même si c'est un nouveau palier, je peux maintenant me déplacer (relativement) aisément à l'intérieur.

Le (gros) souci, c'est de franchir les deux marches qui séparent ma porte d'entrée de l'allée où je gare ma voiture (presque au centimètre près), que ce soit en descendant ou en montant (pas évident, surtout en fin de journée). Des barres ont été installées mais ce n'est pas facile pour autant ; j'essaie de "rationaliser" les sorties. Des démarches sont également entreprises pour d'éventuelles adaptations mais cela prendra du temps.

Je craignais d'avoir des problèmes pour pouvoir m'asseoir sans trop de risques sur le banc dans ma classe : je dois rester (très) prudente dans mes transferts mais c'est encore faisable, pour le moment en tout cas. En outre, quelques élèves m'ont déjà proposé leur aide ; cela fait chaud au cœur.

Je considère donc que je dois envisager les choses un jour à la fois... Cela dit, je pensais m'être "préparée psychologiquement" à l'éventualité de ne plus pouvoir travailler ; je me rends compte que je me suis fourré le doigt dans l'œil jusqu'à l'omoplate (qué souplesse !) : j'ai besoin de continuer...

Je croise donc tout ce que je peux croiser ;-)

21:49 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (19) |

16/07/2013

(S)E(P)volution

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A un kiné rencontré hier au hasard des activités qui m'a demandé si j'étais toujours prof, j'ai répondu "En tout cas, jusqu'au 30 juin, je l'étais".

C'est la première fois que je parle de la sorte ; ce qui signifie, me semble-t-il, que l'idée que je risque de ne plus l'être à l'avenir fait son chemin...

Doucement...

09:58 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/07/2013

Tranche de vie

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Elle est hospitalisée, se déplace en chaise roulante, mange à ma table, parle si bas que je dois souvent tendre l'oreille pour entendre ce qu'elle me dit. Discrète.

Son mari vient lui rendre visite durant tout l'après-midi ; ils se promènent, lentement mais sûrement puisqu'ils sont ensemble. Elle a posé une casquette sur la tête, à la garçonne. Ils s'arrêtent sous un arbuste et il lui noue un foulard autour du cou car même si le soleil les salue, un léger vent frisquet souffle gentiment.

Ils reprennent leur chemin tout en devisant.

Arrive l'heure du souper, il est auprès d'elle et lui prépare ses tartines ; il a apporté des fraises "toutes fraîches" qu'elle préférera au repas léger prévu. Il est prévenant, souriant, disponible. Discret.

Un couple d'octogénaires en guise d'hymne à l'amour. Discret. Superbe.

21:27 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |

06/07/2013

Fraiture

Depuis 2005, je viens chaque année "en vacances revalidantes" à Fraiture durant deux ou trois semaines.

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Cette fois, je m'étais "préparée psychologiquement" à rester trois semaines, d'une part parce que le médecin responsable me dit chaque fois que quinze jours, c'est trop court ; d'autre part parce que la dégradation est telle que je savais en avoir (un grand) besoin, même si, paradoxalement, j'ai encore plus de difficultés directement quand je rentre à la maison du fait que je me suis déplacée au centre en permanence en chaise ; après, ça va parfois mieux. Parfois.

La situation présente n'est pas brillante (du tout) et pour la première fois, j'ai craqué dans les bras d'une ergothérapeute lorsqu'elle est arrivée avec la chaise électrique (à mes yeux énoooorme alors que la largeur est quasi la même que ma manuelle) à "tester" durant le WE et que la conversation s'est engagée sur les aménagements plus "lourds" désormais indispensables à la maison. La conversation s'est muée en monologue puisque je ne pouvais répondre que par des pleurs à ses mots.

Pour le moment, cette chaise est une étape éventuelle supplémentaire dans "l'approfondissement du handicap" avant qu'elle ne devienne peut-être (sans doute, probablement) un nouvel espace de "liberté" [dixit un patient à côté de qui je "pédalais" - non, non, pas dans la choucroute, encore que - en "mécano" ; je précise qu'en ce qui me concerne, c'est le vélo électrique qui m'entraîne, ce qui m'a permis de "parcourir 3 kilomètres" - vous remarquerez que j'essaie de trouver un élément positif dans cette panade -].

Les choses se corsent puisque la chaleur a fait son apparition et j'ose dire que, purement égoïstement, j'espère qu'elle ne va pas s'éterniser sinon ce séjour risque d'être réduit à néant (déjà que...)

Petite précision à l'attention de "mon kiné" (fan inconditionnel du grand Jacques) qui passera peut-être sur ces pages : je suis allée voir les paroles de "Orly" de Jacques Brel.

Petite précision à l'égard de qui me lira : je ne suis pas encore prête à passer mon permis de "chaise électrique" mais l'apprentissage suit son petit bonhomme de chemin (!), lentement (vitesse "tortue rapide" - si, si, ça existe -) mais sûrement, à l'image de cette saloperie de maladie [qui m'a "élue" voici bientôt trente ans].

20:51 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |

06/06/2013

Baroud d'honneur ?

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Dernière heure de cours de cette année scolaire derrière moi ; demain commencent les examens. Les corrections, c'est pour la semaine prochaine (sauf que, si je veux être honnête, je me dois de préciser qu'il me reste 12 journaux de lecture à corriger sur les 61 effectivements reçus).

Dernière heure de cours de cette année scolaire mais j'ai peur, je crains, je redoute qu'elle n'ait été la dernière. Tout court. Oh, je peux être contente puisque je ne pensais pas tenir jusqu'au bout (même si le bout, c'est septembre) mais je sens que la fin (de ma carrière, s'entend) approche.

Le moindre déplacement devient extrêmement pénible, douloureux, hasardeux car (presque) dangereux si bien que les "pas" dans la maison se font rares, trop rares et si ma "condition physique" est la même en septembre, je vois mal comment je pourrai "reprendre".

Et je sais pertinemment que si je ne travaille plus, je vais sortir de moins en moins étant donné la pénibilité de tout. Perspective réjouissante s'il en est.

Le titre de la chanson (il suffit de cliquer sur l'image), c'est mon humeur du moment [j'ai même hésité avec la couverture d'un célèbre titre de Gabriel García Márquez, c'est dire Clin d'œil]

17:13 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |

20/04/2013

Journal de lecture

J'ai donné à mes élèves, avant le congé de Pâques, les ultimes propositions de lecture de cette année scolaire ; à charge pour eux de lire un des romans et d'en réaliser un "journal de lecture", travail important dans tous les sens du terme.


Cette année, ils ont le choix entre


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Les Éveilleurs, Livre I : Salicande de Pauline Alphen


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La Grande Guerre, 1 : 49 jours de Fabrice Colin


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Room, Emma Donoghue


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Les Cornes d'ivoire, t. 1 : Afirik, Lorris Murail



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Le monde dans la main, Mikaël Ollivier


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Au pays des kangourous, Gilles Paris

15:43 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |

28/03/2013

Ouillouf !

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Hé bien, ce fut dur dur d'arriver au terme de cette période scolaire qui nous a menés jusqu'à Pâques et pourtant, six semaines, ce n'était vraiment pas énorme mais mine de rien (ou de presque rien), les années sont là (hé oui), la santé... non, et je n'en peux plus de cet hiver qui s'étire de manière indéfinie (il neigeait encore ici fin d'après-midi  - 28 mars, vous êtes sûrs ? - ; fondante, la neige, mais quand même !).

La bonne nouvelle, c'est que ce WE, hormis imprévu (traduction : grosse tuile), je serai à Trolls et Légendes et j'attends ce moment depuis bien bien avant le début de ce froid d'enfer (ça, c'est un oxymore du feu de Dieu Cool)

[Photo]

19:50 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |

25/03/2013

Le tag des 11

Philippept-interrog.jpg m'a taguée ; voici mes réponses à ces quelques questions peu banales...

 

1) Quel est votre dernier livre coup de coeur :

Le monde dans la main de Mikaël Ollivier ; je l'ai d'ailleurs repris parmi les titres proposés à mes élèves pour la réalisation d'un journal de lecture.

 

2) Et le dernier qui vous est tombé des mains :

Il ne m'est pas tombé des mains car j'en ai poursuivi la lecture mais j'avais hâte d'en terminer avec cette "histoire" : Kilomètres conteurs de Hubert Lauth. 

 

3) Quel est votre personnage de fiction incontournable, inoubliable ?

Simple de Marie-Aude Murail et Dracula de Bram Stoker (effectivement, aucun point commun entre les deux...).

 

4) Que vous évoque Les Contes de Canterbury ?

Chaucer : souvenir d'un lointain cours d'histoire littéraire mais pas (encore ?) de lecture effective.

 

5) Salé ou Sucré

En réalité, les deux ; tout dépend de "l'humeur" du moment.

 

6) Biscuits ou bonbons ?

Biscuits.

 

7) Ovin ou Caprin ?

Ni l'un ni l'autre.

 

8) Où étiez-vous le 13 mars 2013 vers 20h30 ?

Je viens de vérifier, c'était un mercredi : avec certitude, à la maison et très probablement "sur" le PC (il est solide).

 

9) Y a-t-il de la vie sur Mars ?

Il me semble mais je n'ai pas encore fait la connaissance de qui que ce soit issu de cette "contrée"...

 

10) Connaissez-vous la réponse à la grande question de la vie, de l'univers et du reste ?

Mais encore ?

 

11) Si vous étiez un super héros comment serait votre costume ?

Je n'aurais pas besoin de costume.


Rreprenne qui le souhaite Sourire

20:57 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |

19/03/2013

Happy Birthday, Bruce

Maybe you're reading this page (!), so I wish you a wonderful birthday.

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09:45 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |

13/02/2013

Quelques nouvelles...

Voici un moment que je n'ai plus tenté de faire le point "côté (non-)santé". Tout simplement parce que ce n'est pas le top (c'est le moins que je puisse dire).

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Depuis début décembre, pour la première fois depuis que j'ai entamé cette longue "carrière" - à l'insu de mon plein gré - dans les méandres de la SEP (30 ans quand même, fin 2013), je souffre. Jusqu'à présent, "j'avais du mal" mais maintenant, "j'ai mal".

Problème mécanique, sans doute lié aux mauvaises positions adoptées quand je tente de me mouvoir, entre autres mon genou droit qui fonctionne davantage comme celui d'un flamant rose (ça s'appelle un "recurvatum" ; j'évite d'aller voir les vidéos postées à ce sujet, ça me rend malade (!) ; je comprends pourquoi à Fraiture, certains évoquaient mon "beau recurvatum").

L'ostéopathie ne m'a pas soulagée ; restent les antalgiques qui ne font pas non plus beaucoup d'effet. Le pire, c'est que les douleurs sont présentes lorsque je reste longtemps en position assise et comme je ne peux plus rester debout non plus, il n'y a que la nuit que ça va... Me lever devient aussi très douloureux...

Comment m'en sortir ? Bah, comme d'habitude, j'essaie de "m'habituer" à ce nouveau palier en prenant quand même quelques médicaments et en changeant de "siège" tant que faire se peut quand la douleur devient trop vive.

Je suppose qu'un séjour à Fraiture s'impose(rait) mais je ne m'y suis pas encore décidée car, je dois le reconnaître, pour la première fois, j'ai peur : peur que ce soit le "début de la fin" en matière de boulot et je ne suis pas prête à faire mon deuil de mon travail, quoi que je puisse en dire quand "je frime", d'autant que mes élèves, cette année, sont pour la plupart (très) attachants.

Je me rends aussi bien compte que si je ne travaille plus, le risque est grand que je m'enferme chez moi puisque "tout devient expédition" ; or, moins je bouge, plus ma mobilité se réduit et plus ma mobilité se réduit, moins j'ai le courage de bouger... Tout cela ne fait donc pas avancer le schmilblick...

Le moral joue dès lors parfois au yo-yo et quand je suis en classe, je n'ai pas le loisir de penser à mes déboires, je "donne cours", tout simplement...

Illustration : http://blog.aufeminin.com

12:47 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (14) |

13/01/2013

Qui dit que les jeunes ne lisent plus...

On entend souvent dire que les jeunes ne lisent plus. Hé bien, je peux vous dire que c'est faux. Ou, à tout le moins, pas forcément vrai. Démonstration à partir des observations réalisées en classe...

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Bien sûr, demeurent quelques irréductibles Gaulois non-lecteurs tellement persuadés que la lecture, c'est particulièrement ennuyeux (c.....), qu'ils ont décidé, (presque) définitivement que, quoi qu'il arrive, ils n'en retireront rien de bon ni d'intéressant. Ceux-là, il est quand même parfois possible de leur faire - si peu - lire l'un ou l'autre récit.

D'autres lisent ce qui leur est "imposé" : les guillemets s'expliquent par le fait que, depuis quelques années, je leur donne une liste de romans tournant autour d'un thème particulier et ils choisissent celui qu'ils ont envie de découvrir. Cela me permet aussi de proposer des grands formats et puisqu'ils ne se décident pas tous pour le même, il leur est plus facile de trouver un exemplaire dans une des bibliothèques de la région.

D'autres encore, et ils ne sont pas rares, lisent beaucoup : c'est une tendance que j'ai remarquée depuis quelques années. C'est tantôt davantage le fait des filles, tantôt des garçons ; pas de généralité, donc.

Ce mouvement est favorisé, me semble-t-il, depuis que je multiplie les propositions : certains ont quelquefois l'envie de lire "en plus" tout simplement parce que leurs copains avaient choisi un autre roman et que celui-ci leur a plu.

En outre, je propose souvent des premiers tomes et lorsqu'ils l'ont apprécié, quelques-uns liront les suites (le "phénomène Hunger Games" en quelque sorte).

Alors, quel plaisir lorsque je vois les romans échangés en classe ; lorsqu'ils/elles viennent me dire que tel ou tel récit ("votre" livre, Madame !) est "génial" ; quand ils me demandent si je peux leur prêter le tome suivant. Ou bien encore quand d'anciens élèves m'interpellent dans les couloirs afin que je leur conseille une lecture.

D'aucuns lisent encore, quoi qu'on en dise, et cela, malgré tous les autres loisirs auxquels ils ont aujourd'hui accès...

[Illustration : http://1cadeaux.com]

09:43 Écrit par paikanne dans Général, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) |

03/12/2012

Celui qui n'aimait pas lire, Mikaël Ollivier

Présentation.

Imaginez...

La fin du cours vient de sonner.

"Pour la semaine prochaine, dit la prof de français, vous ne lirez pas le chapitre 9. Il est interdit de finir le livre, ni même de le continuer. C'est bien compris ? (Là, les élèves soupirent) Et surtout : interdiction d'en faire un résumé."

Peine perdue... Trois heures plus tard, en rentrant du travail, les parents trouvent leur progéniture en train de lire avant même d'avoir fini de regarder la télé !

"Montre-moi tes dessins animés ! gronde le père. Et ta série américaine, tu l'as finie au moins ? C'était pour demain, je crois ? Je te préviens, si tu continues comme ça, tu passeras ton week-end devant la télé jusqu'à ce que tu aies tout vu !"

Parfois, je me dis qu'il suffirait d'interdire les livres aux enfants pour leur donner envie de lire...

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Mon avis.

Il y a de ces hasards (?), parfois…  J’ai eu la chance de rencontrer et discuter quelque peu avec Mikaël Ollivier à Montreuil. J’ai lu quelques-uns de ses romans même si je ne tenais pas forcément de blog à l’époque ; le dernier en date : Plus jamais sans elle (billet). J’en ai profité pour acheter Celui qui n’aimait pas lire que je pressentais "devoir" découvrir.

Je suis toujours en recherche de récits à proposer à mes élèves et je réfléchis beaucoup, depuis quelques années, à ce que je peux concrètement mettre en œuvre pour les inciter à oser se lancer dans la lecture ; mieux : leur en donner le goût.

La lecture est très importante pour moi mais aussi, par mon métier, j’essaie d’être "ouvreuse de portes" et si je demande de conserver des classes de quatrième (seconde en France), c’est non seulement parce que j’apprécie le programme lié à cette année, mais aussi parce que je peux me permettre de puiser abondamment dans la littérature appelée jeunesse ou YA (young adult), souvent de grande qualité, quoi que puissent en dire certains grincheux qui ne savent par forcément de quoi ils parlent…

Entre autres pistes, je n’impose plus UN livre mais toujours plusieurs car en participant à des partenariats, je suis parfois amenée à lire des romans qui me plaisent peu, voire pas du tout. Le plaisir devient alors corvée et je me suis imaginée "à la place" des élèves qui n’accrochent pas à un livre qui leur est imposé (sans parler de ceux qui détestent lire). S’il en va parfois ainsi pour moi qui aime lire, quel calvaire pour les élèves en question. Leur permettre à tout le moins de choisir est important, tout en me donnant l’opportunité de proposer des grands formats.

Je parle aussi beaucoup de mes lectures en classe ; je ne peux m’en empêcher. Selon moi, ce n’est jamais du temps perdu.

Je leur prête également volontiers mes exemplaires ; j’ai toujours trouvé qu’un livre manipulé est un livre qui vit.

Enfin, j'adore lire en classe et je le fais de manière régulière. Ainsi, une fois par semaine, ils écoutent un chapitre de roman, purement, uniquement, exclusivement pour le plaisir. Aucun devoir, aucune interrogation, aucun travail "à la clef". C’est rare. Dans tous les sens du terme : exceptionnel et précieux. C’est un des moments de la semaine que je préfère ; pour bon nombre d’entre eux aussi, je crois, indépendamment du fait qu’ils "perdent 15 minutes de cours". En réalité, ils ont gagné de l'évasion ; celui qui préfère dormir y est autorisé (ils ne sont pas légion) ; la seule chose que j’exige, c’est le silence.

Mais il est n’est pas facile de trouver un récit qu’ils puissent suivre aisément sans le support de l’écrit et qui allie intérêt, humour, émotion. Alors, depuis des années, je lis Simple de Marie-Aude Murail. Je suppose que je dois en être au moins à ma "trentième édition" et cette année, mes trois classes sont très réactives, dans le bon sens du terme. Un régal. Vraiment.

Et puis survient Celui qui n’aimait pas lire ; le livre est court, je l’ai donc lu rapidement et j’y trouve des échos, à tel point qu’il me sera impossible de ne pas le lire en classe. Lorsque Simple aura tiré sa révérence pour cette fois, celui qui n’aimait pas lire, Mikaël donc (?), entrera dans la sarabande des mots.

Pêle-mêle, quelques interpellations, coïncidences (?)...

Mikaël Ollivier évoque d'emblée "une suite de hasards bons ou mauvais qui, les uns mis au bout des autres, font ce que l’on devient et chacun des jours qu’on le traverse." [p. 15]

Même si j’emploie d’autres mots, c’est une idée que j'aborde souvent : saisir les occasions quand elles se présentent. Qui sait de quoi demain sera fait ?

La séquence du spectateur mentionnée par l’auteur a aussitôt fait resurgir en moi ce générique du dimanche midi.

"Pourquoi, le jeudi, on a "récitation" et pas "poésie" ?

Pourquoi me demande-t-on d’apprendre les vers par cœur dans le but d’être noté plutôt que de les lire pour leur beauté, leur signification, leur musique" ? [p. 48]

Oh, il m’est arrivé de demander aux élèves d’étudier et de présenter un poème à la classe mais j’ai toujours eu en horreur ce verbe "réciter".

Un poète est amoureux et n’a pas assez des mots de tous les jours pour dire "je t’aime" [p. 49]

"Aucun professeur de français, en nous présentant un nouveau livre, ne dit jamais : "C’est l’histoire d’un homme qui… C’est l’aventure d’une jeune femme qui… Ce livre raconte la vie de…" [p. 64]

Ah, si, et pas plus tard qu’aujourd’hui, pour évoquer d'ailleurs Celui qui n'aimait pas lire Clin d'œilet quand je propose à mes élèves une liste de livres parmi lesquels choisir, je débarque avec mon baluchon parce qu’il est important de découvrir l’objet (même s’il arrive que, pour certains, le critère fondamental soit l’épaisseur Clin d'œil).

Pêcheur d’Islande me ramène trente ans en arrière...

Et LA coïncidence : à la fin du livre, Mikaël Ollivier relate un extrait du premier chapitre de Candide, celui où "Cunégonde vit, entre les broussailles, le docteur Pangloss qui donnait une leçon de physique expérimentale à la femme de chambre de sa mère, petite brune très jolie et très docile". Il ajoute : "En première, Madame M. n’a pas daigné nous expliquer ce que Voltaire entendait par physique expérimentale, et par la même occasion qu’il y avait dans ce livre de quoi assouvir cet appétit de vivre si virulent qu’il m’étouffait et me rendait muet, revêche, rétif et sans doute irritant." [p. 149]

Or, pas plus tard que la semaine passée, nous avons travaillé sur ce chapitre de Candide et j’ai voulu m’assurer que les élèves avaient bien saisi ce dont il était question ; ce n’était pas le cas, une explication s’imposait donc, histoire de ne pas passer à côté de l’humour. J'ai donc expliqué.


Monsieur Ollivier, vous qui espériez, selon la dédicace, que j'aimerais le livre : c'est indéniablement chose faite  Sourire

 

NB : vous désirez savoir qui est la mystérieuse dame dans les lunettes ? Lisez le livre !

22:16 Écrit par paikanne dans Général, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (9) |

17/11/2012

Des nouvelles...

sardou.jpg

Je ne sais pas si je peux oser l'écrire [puisque écrire, c'est fixer les choses et que...], mais présentement, ça semble aller côté santé, famille et boulot.

J'étais persuadée que je ne tiendrais le coup que quelques semaines à la rentrée ; j'avais d'ailleurs pris des renseignements pour le cas où je serais dans l'impossibilité de continuer à travailler.

Les deux premières semaines furent très difficiles : après deux mois de congé, la mécanique s'était rouillée [elle l'est déjà en temps normal] et le démarrage a été pénible. J'ai pourtant fini par atteindre une (certaine) vitesse de croisière : sans humour aucun, je crois que la coupure de deux mois durant l'été est probablement trop longue pour moi dans le sens où je bouge peu [hormis les séances de kiné] et ai tendance à m'enfermer quelque peu quand je suis seule. Et le fait de reprendre le travail m'oblige à bouger ; même si la fatigue est évidemment bel et bien présente en fin de journée et/ou en fin de semaine, je suis forcée de me "mobiliser".

Conséquence : le moral est "bon" ; en fait, peut-être ne vais-je pas mieux qu'auparavant ; peut-être me suis-je "simplement" habituée à un nouveau palier. Mais en réalité, peu importe du moment que je me "sens bien".

Les enfants vont bien, eux aussi, ils semblent mener leur barque et quand, en allumant le PC, je regarde Matthys en fond d'écran qui m'offre un grand sourire, je ne peux que lui répondre de la même manière.

Mon horaire scolaire m'est adapté et j'ai vraiment de "chouettes" élèves ; leur nombre par classe est peu élevé si bien que les discussions sont possibles, elles sont en outre intéressantes.

Je continue à leur lire Simple [quand je sors le livre, j'entends "ahhhhhhhhh" - curieusement, il n'en va pas de même quand je leur dis de prendre leur cours -]. De plus, nous rions volontiers ; oh, je sais que ce n'est pas l'objectif poursuivi mais c'est important ; si le courant ne passe pas, c'est difficile à vivre pour tout le monde. Et pour que j'en arrive à rire quand on me classe plus ou moins dans la tranche d'âge de Michel Sardou, c'est qu'il n'y a pas de problème de ce côté-là.

[Je raconte l'anecdote pour ceux qui ne me suivent pas sur FB : à la pause, un de mes élèves me demande si j'aime, en chanson française, un chanteur qu'il pense "un peu plus vieux que moi" dont il ne retrouve pas tout de suite le nom. J'attends la suite et lui dis de faire attention, j'ai bien entendu le "un peu plus vieux". Il réfléchit, sentant que, à bien me regarder (!), le chanteur en question doit quand même être "plus vieux". Bref, il s'enfonce et finit par lancer "Michel Sardou". La question fut : je ris ou je pleure ?

Bon, j'avoue, j'ai ri (on a tous bien ri, d'ailleurs), tout en précisant 1) que Michel Sardou devait sans doute avoir au moins 25 ans de plus que moi [j'ai vérifié, en fait, non, il n'en a que 18 en plus] ; 2) que je me voyais dans l'impossibilité d'envisager de terminer la correction de leurs interros pour le lendemain tellement j'étais "défoutue" après avoir entendu ça ; 3) que j'ai une bonne mémoire ; 4) que ce n'est pas parce que je suis déjà équipée que j'ai l'âge en question. À la fin, il est venu me préciser : "du moment que je n'ai pas dit Aznavour".]

J'ai de nouveau des élèves qui lisent volontiers et d'autres qui lisent beaucoup [pas tous, bien sûr] et cela aussi, c'est important.

Comme dirait l'autre : pourvu que ça dure...

12:36 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (16) |

13/10/2012

400.000...

Qui l'eût cru ? Voici que j'ai atteint 400.000 visites sur ce blog, commencé (quand même) voici plus de 8 ans. C'est peu par rapport à d'autres "blogbusters" (!) ; peu de commentaires aussi en regard de certains mais des "fidèles" me suivent, pas forcément depuis le début, mais ils reviennent régulièrement et je les en remercie tout particulièrement.

Ce blog a évolué : évoquant dans un premier temps la SEP et autres "déboires" de mon quotidien, il a davantage maintenant une "vocation littéraire" puisque j'y relate surtout mes découvertes livresques, belles... ou "moins belles".

Cela dit, la SEP est toujours bel et bien (!) présente mais pour le moment, je continue à enseigner, me fixant chaque fois l'objectif d'essayer de tenir jusqu'à la "coupure" (bienvenue) suivante puisque ne dit-"on" pas qu'un prof est toujours en congé [plus que deux semaines avant la "pause", d'ailleurs]...


Pour l'occasion, et même si ce n'est pas original sur la blogosphère, j'ai décidé d'organiser un petit concours.


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À remporter, principalement des romans d'auteurs - pour certains parfois méconnus - dont j'ai apprécié une/plusieurs œuvre(s) [tenant compte, selon les cas, des opportunités, de l'éventuel format poche et de l'actualité littéraire] ; s'ajoutent quelques livres que j'ai eu la chance de recevoir mais que je n'ai pas encore lus.


Je me suis dès lors amusée à vous concocter quelques questions, histoire de corser un tantinet les choses.


Pour les lecteurs réguliers, ce devrait normalement être un jeu d'enfant ; quant aux autres, il leur faudra fouiller sur le blog, se "triturer les méninges" à partir des définitions données et être attentifs aux indices donnés dans ce billet :


1. Quel ACTEUR américain, né en Allemagne, de dix ans mon aîné, "coiffé à la Kojak" [ça, c'est "de l'indice" pour les jeunes (!)] aimerais-je rencontrer rencontrerai-je [il faut croire en ses rêves !] un jour "pour de vrai" ?


2. Quel "CHANTEUR belgo-belge", à l'humour complètement déjanté, extrêmement "sympatoche", est aimablement venu dans mes classes évoquer son métier ?


3. Quelle est ma FLEUR préférée [cherchez les "tags"/"awards"] ?


4. Le 6e sens de quel "ARTISAN DES MOTS", de qui je me sens proche "physiquement parlant", m'a-t-il fait pleurer à chaudes larmes, voici déjà six ans, lors d'un de ses concerts, quand je me suis pris ce texte - que je ne connaissais pas - en pleine figure ?


5. Quel GROUPE liégeois "chiffré", très "rock", est venu en 2010 à l'école dans le cadre des "Jeunesses musicales" et m'a aussitôt conquise ?


6. Quelle DEVISE est la mienne [tant que faire se peut] ?


7. Quel TUBE, sorti en 1979, d'un groupe de hard rock américain particulièrement "haut perché", aux personnages alliant "démon", "enfant étoile", "homme de l'espace" et "homme chat", mets-je [je sais, l'inversion est peu élégante] en ligne régulièrement sur FB ?


8. Auprès de quel AUTEUR français de S-F cher à Meli ai-je puisé l'inspiration pour mon pseudonyme ?


9. Quel ROMAN très "Simple", dont je ne me lasse pas, lis-je dans mes classes de 4e ( = seconde, en France) depuis maintenant une bonne dizaine d'années ? [un coup d'œil dans les auteurs peut-être ?]


10. Dans les bras de quel PATRICK me serais-je bien vue, "baby", pour la danse finale ? C'est maintenant trop tard - pour les deux, d'ailleurs -.


L'inévitable SUBSIDIAIRE pour départager les éventuels ex-aequo : nombre de participations ?

 

 

Les livres à remporter :


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La quête d'Ewilan, t. 1 : D'un monde à l'autre, de Pierre BOTTERO (trois exemplaires offerts par Le Livre de Poche ; livrables en Belgique, France, Luxembourg, Suisse).

Je n'ai pas chroniqué ce roman lu il y a très longtemps mais vous pouvez trouver bon nombre de billets sur ce blog relatifs à l'œuvre de Pierre Bottero.



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Winterheim, l'intégrale, de Fabrice COLIN qui sort bientôt en poche [pas de couverture présentement - j'aime bien cet adverbe - ; vous voyez donc ci-contre celle de chez Pygmalion]. Il faudra que le gagnant de ce titre patiente jusqu'en janvier 2013 pour le recevoir, mais on y sera vite (un exemplaire ; livrable en Belgique, France et Luxembourg).

Winterheim est, parmi ceux lus jusqu'à présent, le récit de Fabrice Colin que je préfère.



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Loup, y es-tu ? d'Henri COURTADE qui sort aussi bientôt en poche ; le gagnant de ce titre devra patienter jusqu'en janvier 2013 pour le recevoir (un exemplaire ; livrable en Belgique, France et Luxembourg). Mon billet.



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La Tour des Illusions [mon billet] et Baroque 'n' Roll, d'Anthelme Hauchecorne (1 exemplaire pour chaque titre ; offerts par l'auteur ; livrables en Belgique et en France).



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On ne peut pas lutter contre le système, de J. HESKA.

Une récente belle découverte d'un jeune auteur bien sympathique (un exemplaire ; livrable en Belgique, France et Luxembourg).


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Le projet Shiro, de David S. KHARA. Tout juste sorti en poche ; mon billet (deux exemplaires offerts par 10/18 ; livrables en Belgique et en France).

 

 

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Élie et l'apocalypse, t. 1 : Les trois Sages, d'Elen Brig KORIDWEN.

Vous pouvez lire tout le bien que je pense de ce roman à nul autre pareil ici (deux exemplaires ; livrables en Belgique et en France).


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Sérum, saison 1, épisodes 1 à 4 (oui, vous avez bien lu, la série des 4 épisodes offerte par J'ai Lu ; livrables en Belgique, France et Suisse), d'Henri LŒVENBRUCK et Fabrice MAZZA. Mes avis ici, ici, ici et ici.



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Non Stop, de Frédéric MARS (un exemplaire livrable en France et en Belgique). Mon avis.



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Une future découverte [j'ai "flashé" sur la superbe couverture et lu le billet de Cajou !] : Le Cirque des Rêves d'Erin Morgenstern (deux exemplaires offerts par Flammarion ; livrables en Belgique et en France).

 

 

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Un de mes coups de cœur de cette année : Au pays des kangourous, de Gilles PARIS. Vous pouvez lire mon billet ici (un exemplaire offert par Gilles Paris lui-même et dédicacé ; livrable en Belgique et en France).

 

 

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Une future découverte : Les proies, d'Amélie SARN (un exemplaire offert par Macadam ; livrable en Belgique et en France).

 

   

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Cheveux-de-Feu de Sylvie WOLFS. Tout juste paru en poche également. Mon billet (un exemplaire ; livrable en Belgique, France et Luxembourg).


MERCI aux auteurs et éditeurs pour leur soutien Sourire


 


Les modalités ?


Le concours se termine le 31 octobre 2012 à minuit (heure belge). 


Les réponses doivent m'être envoyées via l'adresse courriel renseignée sur le blog (colonne de gauche, pour les distraits) ou celle que les "habitués" connaissent. Si l'on ne se "connaît" pas, précisez comment vous êtes arrivé jusqu'à moi.


L'ordre des gagnants sera déterminé par le nombre de bonnes réponses ; la subsidiaire départagera les éventuels ex-aequo.


Une fois le nom des gagnants publiés, je contacterai chacun(e) dans l'ordre d'attribution et lui demanderai le livre qu'il (elle) souhaite recevoir ainsi que ses coordonnées. Il (elle) disposera de trois jours pour me répondre ; passé ce délai, je passe au suivant...


Je ne suis pas responsable des "égarements" de la Poste.



"Et puisse le sort vous être favorable"

 

cadeau ; cadeau ; cadeau ; cadeau ; cadeau


[Image : http://www.gettyimages.be]

20:38 Écrit par paikanne dans Général, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (30) |

05/10/2012

Bientôt...



bientôt...

bientôt...

bientôt...


un CONCOURS !

17:09 Écrit par paikanne dans Général, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (10) |

17/08/2012

Bravo à vous tous !


11:40 Écrit par paikanne dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (1) |

12/08/2012

Sunshine Award [tag]

Je me suis décerné le Sunshine Award au détour d'une page de Philippe ; ne dit-on pas que l'on n'est jamais mieux servi que par soi-même ?

 sunshine award.jpg

 

 

 

 

 

 



Couleur préférée : le vert mais j'aime aussi le bleu, le rouge, le violet...


Nombre préféré : j'aime bien le 8 et le 14.


Boisson non alcoolisée préférée : Ice Tea pêche.

 

Facebook ou Twitter : Facebook.


Motif préféré : /

Passion : la lecture, bien sûr.

Donner ou recevoir : incontestablement donner ; chercher et trouver le cadeau qui devrait théoriquement plaire, j'adore. J'aime bien recevoir aussi mais je suis "assez difficile"...

Jour préféré : le samedi car il reste encore le dimanche pour "profiter" avant de recommencer le travail.

Fleur préférée : le coquelicot ; j'adore cette fleur sauvage qui peut pousser partout.

18:49 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |

04/08/2012

Bulletin de "santé" (à la vôtre !)

De qui ? Oh non pas d'un sportif malgré ces temps olypiques, ni d'une personnalité célèbre, pas même de Bruce - qui, je le lui souhaite, se porte bien -. Non, bulletin santé de bibi(e). "Tout simplement".

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Alors donc, la situation va se détériorant mais n'est pas (encore tout à fait) désespérée.

En d'autres termes, je suis en congé depuis un mois, seule - à peu de choses près - durant la semaine (ce ne sera plus le cas à partir de lundi), ce qui signifie ne pas même cuisiner.

Oui, je sais, c'est mal. Mais quand je ne dois m'occuper que de moi - ce qui en soi n'est pas (toujours) forcément facile -, j'oublie aisément que j'ai une cuisinière (l'électro-ménager, pas la "dame qui cuisine"), ce qui signifie que parfois, un plat à réchauffer (voire à "cramer" quand je tarde trop à faire l'aller-retour entre le bureau/le salon - où je "demeure" le plus souvent, lisant ou "pécéant" -) trouvera la direction du four ou du micro-ondes ; le reste du temps, ce sera baguette/sandwich - les jours fastes - ou tartines - les jours "ordinaires" - avec du fromage. Parce que je ne suis pas française, mais le fromage, il me serait im-pos-si-ble de m'en passer. Ce "régime" ne me dérange nullement, bien au contraire, mais je reconnais humblement qu'il n'est pas très/du tout diététique. Tant pis. On fait ce qu'on peut, n'est-ce pas, pas ce qu'on veut.

Je disais donc que même en ne faisant pas grand-chose hormis être assise face à l'écran du PC ou dans le fauteuil pour lire (les tâches ménagères, je suis "dispensée"), hé bien, ça ne va pas "comme on pourrait penser que ça puisse aller dans un tel cas de figure".

Par conséquent, une petite voix, que j'essaie de ne pas entendre, me souffle que la rentrée se présente très mal. Je pense que la voix a raison mais que puis-je y faire ? Rien.

Pas évident de me forcer à me mouvoir quand chaque pas devient "difficile" (euphémisme) ; paradoxalement, si je ne (me) bouge pas du tout, je réduis encore ma "mobilité potentielle". Et je me rends bien compte que je suis davantage restée à la maison cette année durant ces congés que l'année dernière. "La flemme de..."

Je n'ai pourtant pas eu "l'excuse de la température"...

Il vaudrait mieux, dès lors, espérer pouvoir continuer à travailler, encore "un peu", sous peine de "m'arrêter complètement". CQFD.

Ouais. Comme on dit par ci, "ça n'va nié yesse évidint" ; comme on dit ailleurs, "wait and see".

17:28 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |

11/07/2012

Des fourmis dans les jambes, Arnaud Gautelier, Renaud Pennelle

Présentation. Alex, 33 ans, publicitaire ambitieux, vit en couple et a une petite fille adorable.

Une vie idéale ?... Non !

Depuis 13 ans, Alex se bat contre un ennemi invisible : la sclérose en plaques.

Voici racontés en BD - et avec humour - ses réactions face au regard des autres et son combat au quotidien pour vivre une vie (presque) normale.

bd fourmis jambes.jpg

Mon avis. Je ne pouvais rester insensible à l’appel de ce roman graphique, témoignage illustré d’un "compagnon de galère", en quelque sorte.

Une de mes toutes premières réactions lorsque j’ai commencé à lire, ce fut de me dire que le héros "rouspétait" beaucoup ; du coup, je demande à Arnaud (le "mien", pas l’auteur) si je râle autant ; il me répond "Non, tu es juste intransigeante". Et toc, dans les gencives ; peut-être aurait-il mieux valu, pour mon ego (pourtant pas surdimensionné), que je m’abstienne de (me) poser la question…

Cet ouvrage constitue une approche de la maladie et comme cette saleté revêt (presque) autant de formes qu’il y a de malades, elle dévoile quelques facettes de la vie, au quotidien, de quelqu’un qui est touché par la maladie et contraint d’y faire face, le "mieux" possible, souvent avec humour, parfois avec ironie.

Elle permet ainsi de proposer une approche de la SEP dans laquelle chacun, malade ou pas, confronté d’une manière ou d’une autre à la maladie ou pas, pourra trouver/puiser des éléments intéressants, voire attachants.

Quant au dessin, je l’ai apprécié dans ses contours (presque) fragilement esquissés, dans un noir et blanc au service d'un propos qui donne sa place, aussi, à l'espoir.

"Mais… je suis debout ! Je marche ! Miracle !". Ah non, c’eût été trop beau…

16:45 Écrit par paikanne dans Général, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) |

16/06/2012

Les (bonnes ?) nouvelles...

Blog en pause (presque) forcée : je suis allée quinze jours en "revalidation" à Fraiture. Les guillemets sont importants car "revalidée", je ne le serai jamais, de toute façon ; pourquoi donc cette coupure, me direz-vous ? Tout simplement parce que je n'en pouvais plus et je sentais que je tirais un peu trop sur l'élastique ; je devais faire (tenter) quelque chose avant qu'il ne casse.

J'ai donc demandé, en dernière minute, si je pouvais être hospitalisée la première quinzaine de juin : cela me permettait d'avoir clôturé mes matières dans toutes mes classes et de revenir pour corriger moi-même mes examens. De cette manière, "no stress" pour mes élèves. Je devrais pouvoir tenir maintenant jusqu'au 30 juin.

fauteuilhandicape.gif

Ça m'a fait du bien, je pense : les soucis sont restés ici. Bien évidemment, pas de miracle : je ne cours pas. Depuis deux ans, je peux mesurer aisément le "déficit physique" : en 2010, j'étais encore capable de marcher avec un déambulateur mais cette année, impossible autrement qu'entre des barres parallèles ; me changer avant et après la piscine prend autant - si pas plus - de temps que la séance proprement dite mais je réussis quand même encore à faire une dizaine de longueurs à la force des bras ; ma main droite a perdu une bonne partie de sa mobilité mais la gauche en a gagné, par la force des choses. Ce séjour m'a aussi permis de revoir, tout à fait par hasard, Annick, compagne d'infortune Clin d'œil.

Ma voiture est revenue au bercail après 10 (!) semaines : la version officielle est qu'il y a eu un problème lié à l'adaptation. J'attends maintenant d'obtenir des détails complémentaires. Il me reste beaucoup d'amertume d'avoir été traitée comme je l'ai été : je ne suis de toute manière "qu'une citoyenne lambda". "Selon que vous serez puissant ou misérable..." disait déjà en son temps Lafontaine. Merci à tous ceux qui m'ont aidée, de quelque manière que ce soit Sourire.

13:34 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |

17/03/2012

SEP : K comme "KAtastrophe"

ka.jpgJe vais tricher quelque peu avec cette lettre : ce sera donc "k" comme "katastrophe" ou plus exactement, une "katastrophe" postposée et intermittente.

Je m’explique : lorsque le diagnostic de SEP a été posé avec (quasi) certitude (à l’époque - 1983 -, point d’IRM pour le valider), je connaissais très peu cette maladie et pas de Net pour fournir abondance de détails à ce sujet (je me demande si je ne devrais d'ailleurs pas rajouter "heureusement" ; dans quelle mesure n’aurais-je pas été complètement paniquée par avance si j’avais été noyée sous une masse d’informations, parfois (souvent) plus alarmistes les unes que les autres ?)

Le ciel ne m'est donc pas tombé sur la tête… même si ce fut le cas pour mes parents...

En fait, cette impression de catastrophe (ré)apparaît de façon récurrente, soit lorsque je sens une aggravation, jamais brusque, mais toujours digne du "lentement mais sûrement", un nouveau palier auquel je dois, contrainte et forcée, m’habituer ; ou bien lorsque je suis amenée à envisager l’avenir à plus long terme, faire l’un ou l’autre projet de longue haleine et que je me prends une espèce d’immense bouffée d’air en pleine figure, celle qui me suffoque et m’empêche de respirer tellement est forte cette peur du lendemain. Une apnée puissante mais presque fugace. Presque.

Indépendamment du fait que je dois recommencer à respirer (!), je ne peux me permettre de m’appesantir trop longtemps sur un futur que je n’envisagerais que noir, ou gris foncé à tout le moins. Longtemps, j’ai eu tendance à le faire à propos de mon travail, répétant à l’envi que le jour, que je voyais (trop) proche, où je ne travaillerais plus, ce serait (le début de) la fin et puis j’ai "évolué" (traduction : vieilli) et arrêté de tirer des (mauvais) plans sur la comète, tâchant de faire au mieux (au moins pire) pour m’adapter à la situation. 

Et au bout du compte (actuel), je travaille toujours même si c’est à ¾ temps (le "hic", c’est de devoir réduire mon temps de travail et par conséquent, le salaire qui va avec, alors que je n’ai pas le choix si je veux me maintenir le plus longtemps possible dans le circuit). Je terminerai ainsi en juin (si tout va bien) ma vingt-quatrième année d’enseignement dont un peu plus des dix dernières années en chaise. Et pourtant, aller en voiturette à l’école, ce fut bel et bien alors une catastrophe : idiote que j’étais à l’époque, je pensais (j’espérais) que ce serait une situation temporaire mais bien sûr, le temporaire s’est mué en définitif…  Il faut dire aussi à ce sujet que j’ai la chance de donner cours dans un établissement doté d’un ascenseur, dans lequel les directions ont été à l’écoute afin de me "faciliter la vie" : c’est ainsi qu’une rampe a été installée afin de pouvoir me permettre d’accéder aisément au bâtiment, j’ai mon local "attitré", ma place de parking réservée et même, depuis l’an passé, une toilette adaptée.

Malgré tout, le drame, ce sera, je le sais, lorsque je n’arriverai plus à sortir de ma chaise, lorsqu’il me sera impossible de continuer à "marchoter" dans la maison (du "cabotage" comme l'on dit en kiné). Là, là, là… 

Stop. Je ne me sens pas prête, présentement, à y songer…

17:48 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |

26/02/2012

Blanquette de veau à ma façon

Je cuisine de moins en moins, cela m'est de plus en plus difficile ; j'ai pourtant bien oeuvré ce WE puisque j'ai préparé une blanquette de veau qui fut un véritable délice. Comme souvent, j'ai cherché de l'inspiration à droite et à gauche et ai accommodé selon mon envie.

Ingrédients

1 kg de blanquette de veau ; 6 carottes ; 250 g de champignons frais ; 1 gros oignon ; 1 échalote ; 3 éclats d'ail ; 1 paquet de bâtonnets de bacon ; farine ; beurre ; 2 cubes de bouillon de légumes ; 2 verres d'eau ; 2 verres de vin blanc demi-sec ; sel ; poivre ; 1 pot de boursin cuisine light ; (curry ; gingembre).

Préparation

La veille, idéalement : faire revenir les morceaux de viande dans un peu de beurre ; rajouter 2 c. à s. de farine et mélanger ; y rajouter l'eau, le vin, les cubes de bouillon, le bacon, les carottes coupées en morceaux ainsi que l'oignon, l'échalote et l'ail émincés. Saler, poivrer (+ curry et gingembre).

Faire mijoter à feux doux pendant ~ deux heures (la maison embaume !); laisser refroidir et mettre au frais.

Le jour même : chauffer la blanquette quelques minutes et y ajouter les champignons émincés ; terminer avec le boursin cuisine ; laisser mijoter jusqu'à ce que la sauce ait la consistance désirée. Accompagner de riz ou baguette. 

Bon appétit !

16:29 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |

07/02/2012

Internet et ses petis bonheurs...

J'ai reçu vendredi un colis qui a l'apparence d'un Swap mais n'en est pas un : point d'échange cette fois puisque je n'ai moi-même rien envoyé, mais un paquet qui a parcouru un long trajet pour arriver jusqu'à moi. Quelques jours pour débarquer en ligne droite de Jérusalem !  Oui, vous avez bien lu !

J'ai en effet eu la grande chance d'être tirée au sort par Méloë lors du concours express qu'elle a organisé dans le cadre de sa participation au Challenge "Destination Israël".

C'est ainsi que vous pouvez découvrir sur la photo une "écharpe" qui ne me protégera pas du sable mais que j'ai déjà portée contre le froid, des gourmandises liquides (Sahlab et café) et solides (Halwa au chocolat, chewing-gum, "chips" à la cacahuète qui n'ont pas fait long feu), un livret de recettes ainsi qu'un carnet, un marque-page, une carte postale, un CD et même de la boue de la Mer Morte, accompagnée d'un savon à la lavande.

Chaque paquet était emballé dans du papier cadeau et accompagné d'un petit mot. Internet apporte aussi son lot de belles surprises.

Un énorme merci, Méloë.

DSCN1504.JPG

11:47 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |

04/01/2012

Blog neutre en carbone

Après le succès rencontré par l’initiative Pas de publicité SVP pour sauver un million d’arbres en Allemagne, nous avons lancé l’opération Blog zéro Carbone : une grande opération de reboisement par et pour la blogosphère. En collaboration avec I plant a tree, nous vous proposons en effet de compenser les émissions de CO2 de votre blog en plantant un arbre.

Vous aussi, prenez part au mouvement !

En participant à notre initiative Blog zéro Carbone vous pouvez nous aider à protéger l’environnement. Pour participer, c’est très simple : voici comment faire, en trois étapes !

Un petit badge sur une page (le mieux étant dans la barre de navigation de gauche, pour que le badge soit visible sur toutes les pages), et un petit article pour expliquer votre démarche, et voilà votre Blog zéro Carbone. Envoyez nous ensuite un lien vers votre blog à blog-zerocarbone@bonial.fr et nous nous chargerons, avec notre partenaire, de planter votre arbre. Celui-ci compensera tout au long de sa vie les émissions de CO2 dérivant de votre blog. C’est simple !

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14:17 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |

13/11/2011

"Aller-retour entre théâtre et cinéma"

Je m'étais inscrite ce samedi à une formation intitulée "Aller-retour entre théâtre et cinéma" organisée par le Manège Mons et animée par Jaco Van Dormael. Je dois bien avouer que je m'étais aussi décidée en raison du formateur. 

Bien m'en a pris !  Ce fut une belle journée, intéressante, riche, centrée sur les passerelles existant entre théâtre et cinéma et cela, à partir notamment du spectacle "Kiss and Cry", mis en scène par Jaco Van Dormael (Création collective de Michèle Anne De Mey, Grégory Grosjean, Thomas Gunzig, Nicolas Olivier, Sylvie Olivé, Jaco Van Dormael) déjà joué l'an passé mais auquel je n'avais pu assister alors ; j'ai pu le découvrir, en partie, lors de cette journée, vu "de l'autre côté de la lorgnette".

kiss&cry.jpg

Non seulement, j'ai réellement été époustouflée par cette performance artistique, particulièrement originale, mais j'ai été également véritablement charmée par ce Monsieur au grand talent, qui parle de son métier avec tellement d'enthousiasme, en toute simplicité...  Chapeau bas !

[Photo : http://www.moustique.be]

17:25 Écrit par paikanne dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |