04/04/2018

Du feu de l'enfer, Sire Cédric

Présentation de l'éditeur. Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et sœur. Un jour, l'une des combines d'Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s'accumulent autour d'eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s'intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l'épreuve les liens du sang.

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Mon avis. Une fois encore, un excellent "tourne-pages"...

La Mort - avec une majuscule - est de nouveau présente dans ce roman puisqu'au centre de l'intrigue, le lecteur découvre Manon, jeune thanatopractrice qui aime beaucoup son métier, si particulier soit-il. Collé à ses basques, son frère Ariel, le boulet par excellence, immature, profiteur, égocentrique, tête à claques, manipulateur. Mais c'est son frère. Quand même. Malgré "tout".

Au cours d'un de ses "petits trafics de merde(ux)", Ariel s'est cette fois frotté à des personnes particulièrement dangereuses et le lecteur comprend très vite, avant même Ariel - et dans une moindre mesure Manon -, que quand la machine est lancée, rien ni personne ne pourra l'arrêter. Tout au plus pourra-t-on espérer l'enrayer. Espérer...

Difficile de poser le livre une fois celui-ci commencé ; impossible de ne pas subir aux côtés de Marion les affres de la peur, de l'angoisse, voire à certains moments de la terreur. En revanche, je dois avouer que le sort d'Ariel, davantage parasite que frère, m'importait finalement très peu. Au milieu du jeu de quilles, le (séduisant) capitaine Raynal qui, malgré les pressions de sa hiérarchie, ne peut s'empêcher de venir en aide à la jeune femme, au grand plaisir de cette dernière.

Quant aux "méchants", hé bien, ils le sont vraiment et ne s'encombrent d'aucun état d'âme ; pire, exécuter leurs victimes ne prend pour eux tout son sens/sang que s'ils peuvent :les faire souffrir, avec beaucoup de "raffinement".

  "Sa bouche tordue et l'expression déchirante de ses traits trahissaient l'intensité de la douleur qu'on lui avait infligée. Il suffisait de voir ses bras, retenus de part et d'autre, pour comprendre pourquoi. Ses poignets étaient perforés, les os transpercés par d'énormes vis aux têtes boulonnées." [p. 71]

 

J'ai lu ce récit presque en apnée, redoutant à chaque page tournée de découvrir à quelle sauce l'auteur avait décidé de manger Manon. Entre ce que l'on redoute de lire, ce que l'on espère lire et la signification des mots au fur et à mesure de la lecture, il y a souvent une marge.

 

Ce titre entre dans le challenge de La Licorne, 4.

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18:27 Écrit par Païkanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

Je l'ai lu l'année dernière car il n'y avait pas d'éléments fantastiques.
J'ai plongé directement dans l'horreur et me suis immergée pendant 2 jours dans cette histoire satanique à souhait.

Écrit par : Jacqueline | 05/04/2018

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