28/03/2018

Et mes yeux se sont fermés, Patrick Bard

Présentation de l'éditeur. Tout le monde change durant l'adolescence. Maëlle n'est pas différente des autres filles de seize ans. Cette année-là, elle passe de plus en plus de temps sur facebook, abandonne le sport, modifie sa façon de s'habiller, quitte son petit ami.... Sans hésitation ni compromis, elle prend un virage à 180°. S'il y a une chose qui ne change pas chez Maëlle, c'est son caractère déterminé. C'est pour sauver le monde que, victime d'un rapt mental, elle rejoint les combattants de Daesh.
Maëlle devient Ayat.

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Mon avis. Un livre - dont la couverture m'a happée - à (faire) découvrir...

Le récit raconte l'histoire de Maëlle, une adolescente ordinaire qui, (in)sensiblement, glisse dans ce que l'on a coutume aujourd'hui de nommer la "radicalisation". Son comportement change au contact d'un "recruteur"  avec qui elle entretient des échanges réguliers via les réseaux sociaux. Seule Jeanne, sa petite sœur, se rendra compte, dans une (très) faible mesure, de ce qui est en train de se tramer mais sans en mesurer les conséquences dramatiques, d'autant que Maëlle essaie de la "convertir", elle aussi, et que la gamine se pose à son tour bon nombre de questions...

Le roman commence alors que Maëlle, devenue Ayat, est rentrée de Syrie avec, dans ses "bagages", l'enfant qu'elle porte, celui de Redouane, son mari épousé à Raqqa, un jeune Français lui aussi embrigadé. Un jeune Français qu'elle aimait. Un jeune Français qui l'aimait. Elle est aujourd'hui assignée à résidence...

  "Je suis veuve, deux fois veuve, et je n'ai que seize ans. Mon premier mari a été pulvérisé par une roquette avant que j'aie eu le temps de le rencontrer. Ils ont tué le second quand nous avons fui la Syrie ensemble." [p. 12]

 

J'ai beaucoup apprécié découvrir le cheminement de pensée de Maëlle qui, à un moment où elle est vulnérable, se raccroche à "quelqu'un" qui lui tiendra un discours qu'elle a alors besoin d'entendre.

J'ai aussi aimé le fait que le récit se construise progressivement à partir des points de vue de ceux qui, d'une manière ou d'une autre, ont été touchés par son histoire : sa sœur Jeanne ; sa maman Céline ; des lycéens de sa classe ; Aïcha, la femme de la cellule de "déradicalisation" chargée du "dossier"; Redouane ; son professeur de français ; Amina, une "sœur d'armes"... Chaque personnage apporte une touche, aussi infime soit-elle, au portrait de Maëlle/Ayat.

  "Des fois, je me demande s'il est possible de réparer les âmes cassées. Pour Maëlle, il restait encore pas mal de travail." [Aïcha, p. 37]

 

Une note précise à la fin de l'ouvrage que, si les personnages appartiennent à la fiction, l'auteur s'est abondamment documenté avant l'écriture.

 

Ce livre entre dans le challenge "Lire sous la contrainte" - son [e] -.

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16:03 Écrit par Païkanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

24/03/2018

Bug, livre 1, Enki Bilal

Présentation de l'éditeur. Dans un avenir proche, en une fraction de seconde, le monde numérique disparaît, comme aspiré par une force indicible. Un homme, seul, malgré lui, se retrouve dans une tourmente planétaire.

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Mon avis. Un "bug" tout à fait intéressant...

Nous sommes dans un futur proche. Un gigantesque "bug" touche l'ensemble de la planète : plus de connexion, quelle qu'elle soit ; le numérique semble s'être "volatilisé", en quelque sorte aspiré. Par qui, par quoi ? Nul ne le sait. Les conséquences sont gigantesques, à de multiples points de vue.

Le récit se focalise sur deux personnages : Gemma, une jeune Parisienne dont le père, Kameron Obb,  est en mission spatiale ; et Obb lui-même, unique rescapé de cette fameuse mission lors de laquelle tout l'équipage a péri. Il ignore ce qui s'est passé ; seules certitudes : la tache bleue qui affuble son œil gauche ; un trou au niveau du cou par lequel "quelque chose" semble s'être introduit en lui ; et surtout, des capacités mémorielles exceptionnelles : il est apparemment devenu la mémoire de l'humanité. Dès qu'un problème se pose à lui, il trouve dans sa "banque de données personnelles" les éléments dont il a besoin pour le résoudre. Il devient l'Homme à s'approprier, quels que soient les moyens utilisés...

J'aime beaucoup le dessin "flouté" aux abondantes tonalités grises et bleues qui cadre tout à fait avec ce que sont en train de vivre les hommes : ils ne savent en effet pas ce à qui/quoi ils ont affaire. En outre, le point de départ de l'intrigue est très actuel. Ainsi, certaines personnes se retrouvent fondamentalement désœuvrées à partir du moment où elles sont déconnectées ; d'autres, ayant depuis toujours eu les yeux rivés sur un écran, ne savent pas regarder les autres dans les yeux. Bémol : l'histoire part dans tous les sens, si bien que l'on se perd parfois en chemin...

Merci à PriceMinister qui m'a permis de découvrir cette BD [15/20] dans le cadre de l'opération "La BD fait son festival".

20:26 Écrit par Païkanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/03/2018

Sauveur & Fils, Saison 3, Marie-Aude Murail

Présentation de l'éditeur. Au numéro 12 de la rue des Murlins, à Orléans, vit Sauveur Saint-Yves, un psychologue antillais de 40 ans, 1,90 mètre pour 80 kg.

Dans son cabinet de thérapeute, Sauveur reçoit des cas étranges comme ce monsieur Kermartin qui pense que ses voisins du dessus ont installé une caméra de vidéosurveillance dans le plafond de sa chambre à coucher ou comme Gervaise Germain qui s'interdit de prononcer le son « mal » par crainte qu il ne lui arrive un MALheur.

Mais Sauveur reçoit surtout la souffrance ordinaire des enfants et des adolescents : Maïlys, 4 ans, qui se tape la tête contre les murs pour attirer l'attention de ses parents ; Ella, 13 ans, cyberharcelée par ses camarades de classe ; Gabin, 17 ans, qui ne va plus au lycée depuis qu'il passe ses nuits dans World of Warcraft ; Margaux, 15 ans, qui en est à sa deuxième tentative de suicide ou sa sœur, Blandine, 12 ans, que son père aimerait mettre sous Ritaline pour la « calmer »...

Sauveur peut-il les sauver ? Il n'a que le pouvoir de la parole. Il ne croit pas au Père Noël, mais il croit en l'être humain.

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Mon avisAu risque (assumé) de me répéter : un régal...

Ce sera un avis peu développé car je l'ai lu voici quelques semaines et n'en ai pas rédigé d'emblée un billet. Pêle-mêle : j'ai retrouvé avec grand plaisir la famille en voie de (re)composition de Sauveur, Lazare, Louise, (l'insupportable) Alice et Paul, sans oublier (l'apparemment flegmatique) Gabin et Jovo, l'ex-légionnaire aujourd'hui SDF.

Parmi les nouveaux patients, je retiens particulièrement Wiener, pianiste - père de Samuel - qui semble n'avoir jamais vraiment grandi et Maïlys, 4 ans, qui n'a pas trouvé d'autre moyen que de se taper la tête dans le mur pour attirer l'attention de ses parents "hyper connectés" ; tendresse particulière pour Ella/Elliot, sans oublier Nanou, la pétillante belle-mère de Louise.

Nouveauté dans le chef de Sauveur : on le croyait (presque) parfait et pourtant le "presque" prend ici un peu de consistance. Mais motus et bouche cousue.

Cette série est une friandise, sans mièvrerie aucune, saupoudrée d'humour et d'émotion, ancrée dans notre réalité contemporaine : une douceur que l'on savoure sans jamais s'en lasser. Je prête à tour de bras à mes élèves (et collègues) l'un ou l'autre opus ; nul doute que si la série est un jour publiée en intégrale, elle deviendra LE cadeau idéal.

Merci, Madame Murail.

20:38 Écrit par Païkanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

20/03/2018

La Magie de Paris, 1 - Le cœur et le sabre, Olivier Gay

Présentation de l'éditeur. Chloé, élève en seconde, assiste un jour par hasard à un combat à l'épée entre Thomas, un élève d'une autre classe qu'elle connaît à peine, et une sorte de démon. L'adolescente tente d'intervenir mais est blessée et perd connaissance. À son réveil, la créature est morte et Thomas lui explique qu'il est un mage et que sa mission est de repérer et fermer les failles vers le monde des démons.

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Mon avis. Oh, quel excellent moment en compagnie de Chloé...

Voici un récit susceptible de happer les adolescents férus d'action et puisque c'est un tome 1, le risque est (très) grand qu'ils aient envie de lire les suites (c'est le prof machiavélique qui parle).

On y retrouve des thèmes présents dans la série Le noir est ma couleur (1 - 2 - 3 - 4 - 5) : la magie (traitée ici différemment) et la rencontre entre des adolescents que l'irrationnel oppose, sauf qu'ici, c'est la jeune fille qui est "normale" et le(s) jeune(s) homme(s) qui est (sont) pour le moins particulier(s).

La grand(issim)e Chloé, 16 ans, 1 mètre quatre-vingt-trois et demi (!) se retrouve confrontée, par un malencontreux concours de circonstances, à la Magie, avec une majuscule. Parce que, même si personne ne le sait, sauf les premiers concernés, des mages œuvrent par le monde, inlassablement, afin de lutter contre les démons.

Chloé est entraînée dans une histoire abracadabrante, qui la dépasse complètement, lors de laquelle elle mettra en pratique ses dons naturels pour l'escrime. La voici promue, à son corps défendant, Mousquetaire, elle qui s'est nourrie des récits d'Alexandre Dumas. Tout cela alors qu'elle a aussi des soucis liés à l'adolescence : sa singularité (sa taille), le lycée, les amies, la maman peu présente...

Nul temps mort dans ce roman qui se lit en un temps record et est bourré d'humour : à l'instar d'Alexandre dans Le noir est ma couleur, c'est Chloé qui débite, plus souvent qu'à son tour, des "feintes" à 2(00) balles.

  "Je baissai les yeux vers ma poitrine, paniquée. Je portais toujours ma cuirasse - et il y avait bien un trou dedans. Un tache rougeâtre s'étendait autour et ressemblait diablement à du sang séché.

   La première pensée qui me traversa fut : Ma mère va faire la gueule, elle va avoir du mal à rattraper ça.

   La deuxième : Tu parles, comme d'habitude, c'est moi qui ferai la lessive.

   La troisième : Comment suis-je encore en vie ?

   La quatrième : C'est quoi, ce bordel ?" [p. 30-31]

 

Je n'ai finalement qu'un seul regret : devoir attendre l'année scolaire prochaine pour pouvoir le proposer sur mes listes de lecture, les matières à venir ne s'y prêtant pas.

Ce titre entre dans le challenge de La Licorne, 4.

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20:57 Écrit par Païkanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

16/03/2018

Une maison de fumée, François Lévesque

Présentation de l'éditeur. Malacourt, septembre 1982. Deux fillettes se volatilisent sur une route de campagne près de la petite ville. La même nuit, Diane Chartier perd la vie dans l’incendie criminel de sa maison. Son fils Dominic, huit ans, est sauvé in extremis.

Malacourt, septembre 2012. Léanne Saint-Arnaud, onze ans, manque à l’appel depuis trois jours…

Pour Dominic Chartier, maintenant policier au SPVM, les circonstances des deux affaires sont trop similaires pour n’être dues qu’au hasard. Sur un coup de tête, il prend quelques jours de congé et décide de retourner à Malacourt, afin d’aider aux recherches.

Vincent Parent est l’enquêteur de la Sûreté du Québec chargé localement de l’affaire. Si l’arrivée d’un policier de Montréal – un « bleu » – a tout pour lui déplaire, il fait fi de son orgueil et accepte d’intégrer officieusement Chartier à son équipe d’enquête. Ainsi, il pourra le garder à l’œil, car pour Parent, les motifs véritables de Dominic semblent nébuleux.

Alors que les espoirs de retrouver vivante la petite Léanne diminuent d’heure en heure, la présence de Dominic sur les lieux de son enfance fait resurgir en lui des souvenirs qu’il croyait enfouis à jamais. Mais ces souvenirs ne sont peut-être qu’un vaste écran de fumée qui dissimule ce qui s’est réellement passé, cette fatale nuit de 1982…

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Mon avisUne plongée bien "agréable" au cœur du Québec...

L'enquête commence d'emblée alors que Dominic arrive sur les lieux qui l'ont vu grandir jusqu'à ce que, trente ans plus tôt, un drame l'en ait chassé : sa maison est partie en fumée ; sa mère a perdu la vie dans l'incendie alors que lui-même, âgé de huit ans, a été sauvé in extremis grâce à l'intervention d'un voisin. La veille du drame, deux gamines avaient été portées disparues.

Dominic s'en revient à Malacourt parce qu'une enfant a de nouveau disparu et il lui semble inconcevable que ce soit une coïncidence. Oh bien sûr, le coupable est depuis lors en prison, mais il a toujours clamé son innocence. Et si... ?

Si Dominic veut être honnête avec lui-même, force est de constater qu'il espère aussi recouvrer la mémoire perdue depuis le drame... tout en redoutant en même temps que le voile se déchire. Car ses cauchemars, ses "absences en demi-sommeil", ses aigreurs d'estomac récurrentes ont de quoi (lui) faire peur...

C'est donc à une double enquête qu'assiste le lecteur : celle qui tâche de retrouver la trace de la petite Léanne, et celle qui conduit Dominic, (presque) à son corps défendant, sur les rives de son passé, trouble s'il en est...

L'angoisse est palpable tout au long du récit, à tel point que le lecteur se demande parfois, lui aussi, s'il est bon de remuer le passé et si Dominic ne risque pas d'y "laisser la boule".

J'ai beaucoup aimé l'atmosphère du récit qui m'a rappelé, de temps à autre, celle dans laquelle l'on s'immerge chez R. J. Ellory et j'ai a-do-ré la savoureuse langue québécoise, "personnage" à part entière du récit.

Un grand merci aux libraires de "La Belle Province" qui, lors de la Foire du Livre de Bruxelles, m'ont recommandé cet auteur.

 

Ce titre entre dans les challenges de La Licorne, 4 et "Lire sous la contrainte" - son [e] -.

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21:39 Écrit par Païkanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

14/03/2018

Arena 13, tome 3 : Le guerrier, Joseph Delaney

Présentation de l'éditeur. Les habitants de Gindeen se sont débarrassés du Protecteur et ont repris le contrôle de Midgard, leur ville. Mais ils vivent toujours dans la peur du djinn Hob.

Les Genthai préparent une expédition de l'autre côté de la Barrière. Leif accepte de les accompagner : grâce à ce voyage, il en apprendra plus sur les djinns. [...]

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Mon avis. De la Fantasy sans véritable surprise ; à cet égard, j'ai d'ailleurs supprimé la dernière phrase de présentation du récit pour éviter que tout, absolument tout, ne soit dévoilé...

La saison des combats s'achève et nous retrouvons Leif dans l'Arène alors qu'il assiste au premier affrontement de Kwin ; jusque-là, seuls les hommes ont pu combattre dans ce lieu mythique et le changement est loin de plaire à tous.

Leif profitera peu de la trêve puisque les Genthai, dont une délégation est maintenant établie à Midgard, décide de lancer une expédition visant à traverser la Barrière. Et même si le jeune homme aurait volontiers envisagé de passer d'agréables moments en compagnie de Kwin, il ne peut refuser l'invitation qui lui est faite de se joindre à eux. C'est l'occasion pour le lecteur de faire de nouveau un (agréable) bout de chemin avec (le géant) Garrett...

La "rencontre" avec les djinns d'outre la Barrière est intéressante, et particulièrement le personnage de Peri ; ce qui m'a gênée et rend les choses trop "rapides" à mon goût, c'est la confrontation avec Hob et "l'arme ultime" employée à son encontre...

Merci aux éditions Bayard pour ce partenariat.

Traduction : Sidonie Van den Dries.

Titre VO : Arena 13, book 3: The Warrior (2017).

 

Ce titre entre dans les challenges de La Licorne, 4 et Lire sous la contrainte - son [e] -.

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17:59 Écrit par Païkanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

05/03/2018

L'Académie des Âmes Abîmées, Thierry Cohen

Présentation. À l’Académie des Âmes Abîmées, réparer les vivants est un enseignement, une vocation. Mieux : une mission.
Quand Lana et Dylan, deux adolescents en perdition, y sont recueillis, ils sont loin d’imaginer ce qui les attend. Blessés par la vie, perdus dans un monde de haine et de violence, ils vont tenter de se reconstruire. Mais peut-on retrouver confiance un jour après avoir survécu à de tels drames? Et quel rôle leurs parrains, Dimitri et Romane, joueront-ils dans la reprise en main de leur destin ?
Entre renaissance, découverte des sentiments, échanges avec des professeurs hors normes et mise en pratique des cours, cette institution secrète dessine un nouvel avenir… Et si elle pouvait changer le monde ?

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Mon avis. Un roman à la hauteur de la superbe couverture...

L'Académie des Âmes Abîmées est un lieu pour le moins étrange : un centre hors des sentiers battus qui recueille des jeunes que la vie a déjà très sérieusement malmenés et essaie, dans un premier temps, de panser leurs plaies avant de les (re)construire et leur forger un solide avenir en les aidant à mettre au jour et développer les capacités qui sont les leurs.

Focus sur Lana et Dylan. Lana a atteint un point de non-retour depuis qu'elle est harcelée au lycée : agressée dans sa chair et dans son cœur, elle ne voit pas comment elle pourrait s'en sortir. Dylan, quant à lui, est le souffre-douleur de son père : régulièrement roué de coups, il est contraint de vivre dans la grange de la ferme familiale après avoir trimé comme une bête de somme. Un troisième personnage, Kevin, est évoqué de manière récurrente.

Lana et Dylan se retrouvent donc à l'Académie des Âmes Abîmées, dirigée par Léo et Anton ; d'abord méfiants, les deux jeunes vont apprendre à vivre dans ce lieu particulier, en compagnie des autres élèves et de leurs tuteurs", à savoir des "anciens" chargés de les chapeauter : Romane pour Lana et Dimitri pour Dylan.

Ce roman se lit aisément et allie action et réflexion, pointant du doigt certains "préceptes" pertinents relatifs à l'éducation, tout en mettant l'accent sur la psychologie des adolescents.

Un récit qui m'a beaucoup plu et conviendra, me semble-t-il, aux élèves du secondaire supérieur ; je le reprends d'ores et déjà sur mes listes de lecture.

Un grand merci aux éditions Plon pour cette belle découverte, et à l'auteur pour la dédicace.

 

Ce titre entre dans le challenge "Lire sous la contrainte" - son [e] -.

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17:04 Écrit par Païkanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |