16/02/2018

L'autre sœur, Cylin Busby

Présentation. Quand la sœur aînée de Nico, Sarah, disparaît mystérieusement, sa famille est dévastée. Quatre années ont passé, et chacun a commencé à faire son deuil. Jusqu'au jour où elle réapparaît... Amnésique, mais vivante. Pareille et différente. Au fil des jours et des semaines, Nico en vient à se demander s'il ne s'agit pas d'une imposture. Comment réagir si c'est le cas ?

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Mon avis. Une lecture qui ne laisse pas indifférent...

La vie des Morris a été dévastée voici quatre ans lorsque Sarah, 15 ans, a disparu. Depuis lors, aucune nouvelle de l'adolescente... jusqu'à ce qu'elle réapparaisse, dépourvue de souvenirs mais vivante, même s'il est évident qu'elle a subi des sévices...

C'est à travers le regard de Nico, 11 ans à l'époque, 15 aujourd'hui, que nous découvrons la douleur de la famille pour qui la vie s'est en quelque sorte arrêtée avec cette disparition. Nous découvrons également le regard que portait/porte Nico sur sa sœur : une superbe adolescente qui régentait son monde, à qui tout - ou presque - était dû ; une personnalité à mille lieues de l'image idéale qu'elle renvoyait. Mais Nico n'a jamais pu s'ouvrir à quiconque des multiples brimades subies à l'époque.

Lorsque Sarah refait surface, Nico est la seule à trouver curieuses certaines différences entre "sa sœur d'avant" et celle d'aujourd'hui, la plus étrange étant son comportement à l'égard de Nico : la "tortionnaire" d'autrefois est devenue attentive à sa cadette.

Le fil de l'histoire est entrecoupé de passages à travers lesquels Sarah raconte des bribes de ce qu'elle a (douloureusement) vécu.

Le roman joue constamment sur les doutes nourris par Nico à l'encontre de Sarah et met en évidence la nouvelle relation nouée entre les deux sœurs. Et même si certaines situations manquent parfois de réalisme, j'ai apprécié cette lecture.

Traduction : Sarah Dali ; éditions Milan, 2017.

Titre VO : The Stranger Game, HarperCollins Publishers, 2016.

 

Merci aux éditions Milan pour ce partenariat.

12:16 Écrit par Païkanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

12/02/2018

After Anna, Alex Lake

Présentation. Une petite fille de cinq ans disparaît à la sortie de son école. La police n’a aucun indice. Pas la moindre piste sérieuse. La presse s’empare du fait divers et ne recule devant rien. Ses parents, Julia et Brian, vivent l’épreuve la plus effroyable qui soit. [...]
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Mon avis. Voici ce que j'appelle un "tourne-pages", autrement dit un roman que j'ai eu bien des difficultés à poser pour "vaquer aux tâches quotidiennes"...

Une remarque préalable : j'ai volontairement amputé le texte de la quatrième de couverture des trois dernières phrases car je trouve qu'elles en dévoilent trop.

Il est donc question d'un enlèvement : celui d'Anna qui a disparu à la sortie de l'école ; elle semble s'être volatilisée. Le ciel s'effondre sur la tête des  parents, Julia et Brian, surtout sur celle de Julia qui se sent extrêmement fautive ; en effet, si elle n'était pas arrivée en retard à l'école, le drame ne se serait (probablement) pas produit. En outre, elle ne trouve aucun réconfort auprès de son mari car elle lui a annoncé, peu de temps auparavant, son intention de demander le divorce et la pilule est amère pour l'époux éconduit.

Le lecteur entre alors de plain-pied dans les pensées les plus intimes de Julia : la douloureuse culpabilité qui la laisse souvent pantelante ; le conflit avec son (futur ex-) mari ; la relation tendue (doux euphémisme) avec sa belle-mère qui régente toutes et tous depuis toujours ; le regard des autres, tour à tour empli de pitié, dédaigneux ou accusateur ; l'image que la presse - vautours avides de détails "croustillants" - renvoie d'elle : une mère indigne qui non seulement était en retard, mais de surcroit n'a pas prévenu l'école de ce retard ! L'enquête piétine.

Parallèlement, le lecteur découvre de temps à autre des pages relatées par le ravisseur qui distillent çà et là des indices, infimes, sur cette personnalité "particulière".

Jusqu'à ce que...

Stop.

Je n'en dirai pas plus.

D'autant que c'est loin d'être terminé.

Très loin...

Traduction : Thibaud Eliroff ; Pygmalion, 2017.

Titre VO : After Anna (2015).

Un grand merci aux éditions J'ai Lu pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans les challenges de la Licorne, 4 et "Comme à l'école".

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16:59 Écrit par Païkanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) |

07/02/2018

L'Atelier des souvenirs, Anne Idoux-Thivet

Présentation. Lorsqu'elle hérite de la maison de sa grand-mère dans la Meuse, Alice décide de quitter sa vie de thésarde parisienne qui ne mène nulle part et de s'installer à la campagne. Elle se lance alors dans l'animation d'ateliers d'écriture dans deux maisons de retraite. Suzanne, Germaine, Jeanne, Élisabeth, Georges, Lucien... les anciens dont elle croise la route sont tous plus attachants les uns que les autres.
Au fil des séances d'écriture, les retraités dévoilent des bribes de leur passé et s'attachent à la jeune femme, dont ils devinent la solitude. Bien décidée à lui redonner le sourire, la joyeuse bande de seniors se donne pour mission de l'aider à trouver l'amour ! atelier-souvenirs.jpg

Mon avis. Un roman "feel good", autrement dit une véritable friandise...

Alice ne sait plus que faire pour trouver du travail : la sociologie ne mène visiblement pas à grand-chose, aussi brillante soit la jeune femme. En désespoir de cause, elle s'est établie dans la maison que lui a léguée sa grand-mère, et puisqu'il faut décidément bien gagner sa croûte, elle accepte, "en attendant des jours meilleurs", l'offre qui lui est faite d'animer un atelier d'écriture dans deux maisons de retraite de la région.

Très vite, ce qui devait n'être qu'un pis-aller se mue en agréables moments partagés, d'une part avec "ses petits vieux", d'autre part avec les enfants du lieu, eux aussi bientôt inscrits à cet atelier des mots.

Si Alice est attachante, ses élèves du quatrième âge le sont tout autant, chacun avec sa personnalité, chacun avec ses aspirations, chacun avec ses fêlures, aussi.

Ce délicieux récit fait la part belle aux bons sentiments, sans jamais tomber dans la mièvrerie ; oh, bien sûr, on comprend vit ce qu'il risque d'advenir mais peu importe, on passe un bon moment en compagnie de cette jeune femme qui se cherche et qui finira, peut-être, par trouver un équilibre dans sa vie...

Un grand merci aux éditions Michel Lafon pour cette découverte.

14:38 Écrit par Païkanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |