31/01/2018

L'effet Pygmalion, Christophe Lambert

Présentation. Ned, 16 ans, petit génie solitaire, porte un exosquelette depuis l'enfance.
Son domaine : l'intelligence artificielle.

Lawrie, 50 ans, inventeur à la pointe de l'innovation technique, vit reclus dans sa tanière avec ses créatures.
Sa spécialité : les robots.

Après avoir lancé un défi à la communauté scientifique, Ned tente de convaincre Lawrie de s'associer à lui.
Leur mission : créer un humanoïde si parfait que personne ne pourra le distinguer d'un être humain.
Mais parfois, il suffit que l'amour s'en mêle pour que tout dérape...

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Mon avis. Une agréable lecture qui, me semble-t-il, conviendra particulièrement aux élèves du secondaire inférieur...

Ned est un adolescent surdoué, doté depuis toujours d'un exosquelette à cause d'une maladie rendant ses os extrêmement fragiles.

Au cours d'une convention relative aux performances robotiques, Ned se lance le défi de réaliser, pour le rendez-vous de l'année suivante, un robot aux caractéristiques telles qu'il sera impossible de le différencier des êtres humains.

Pour ce faire, il va devoir convaincre Lawrie, génial inventeur, entre autres des fameux "robots de plaisir", de s'adjoindre à lui, mais peut-on vraiment compter sur quelqu'un de plus en plus rongé par l'alcool ? Pourtant la "créature" qu'ils parviennent à élaborer, aux (superbes) traits d'Audrey Hepburn, semble tenir ses promesses...

Un roman sans véritable surprise mais qui aborde des questions dignes d'intérêt comme la frontière (ténue ?) entre la machine et l'humain ou la difficulté de s'intégrer dans la société quand, décidément, on n'entre pas dans des cases bien définies.

Merci aux éditions Bayard pour ce partenariat.

17:32 Écrit par Païkanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/01/2018

Ceux d'ici, Jonathan Dee

Présentation. Howland, petite ville du Massachusetts, est un havre de paix pour les vacanciers venus de New York. Mark, lui, fait partie des locaux. Entrepreneur en bâtiment, il peine à joindre les deux bouts. Engagé par Philip Hadi, New-Yorkais richissime, bien décidé à s'installer à Howland, il est fasciné par cet homme qui brasse des millions. Et si le moment était venu pour lui de tenter sa chance ? Avec son frère, Mark décide de se lancer dans les placements immobiliers.

Lorsque Hadi devient maire de la ville, utilisant ses fonds privés pour faire la pluie et le beau temps, le fossé se creuse encore un peu plus entre le New-Yorkais et les habitants de la petite ville...

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Mon avis. Difficile pour moi d'évoquer ce roman car je suis passée complètement "à côté" et ce n'est pas en raison d'éventuels défauts du livre...

La peinture sociale est bel et bien présente : alors que le 11 septembre vient de prendre une (horrible) signification nouvelle, nous suivons Mark, un entrepreneur qui réussit, tant bien que mal, à faire vivoter son entreprise en bâtiment, embauchant du personnel de manière ponctuelle quand se présente un gros chantier. C'est le cas lorsque Philip Hadi, riche New-Yorkais, s'installe à Howland et lui commande d'importants travaux.

Par la suite, Hadi prendra les rênes de la ville, puisant dans ses deniers personnels pour la faire vivre et en renforcer la sécurité.

Mark et sa famille constituent en quelque sorte le fil conducteur du roman qui dépeint le comportement étriqué, mesquin, insipide, revanchard, "provincial", de bon nombre de ses habitants avec, en ligne de mire, le New Yorkais fraichement débarqué qui commence tout doucement à imposer sa loi.

Point d'action véritable ici et des changements de focalisation parfois abrupts ; je me suis souvent laissé distancer : probablement n'était-ce pas "le bon moment"...

Traduction : Élisabeth Peellaert.

Titre VO : The locals (2017).

 

Merci aux éditions Plon (Feux croisés) pour ce partenariat.

17:35 Écrit par Païkanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) |

15/01/2018

Un cœur sombre, R. J. Ellory

Présentation. Combien de temps peut-on échapper à sa conscience ?
Sous sa façade respectable, Vincent Madigan, mauvais mari et mauvais père, est un homme que ses démons ont entraîné dans une spirale infernale. Aujourd'hui, il a touché le fond, et la grosse somme d'argent qu'il doit à Sandià, le roi de la pègre d'East Harlem, risque de compromettre toute son existence, voire de lui coûter la vie.

Il n'a plus le choix, il doit cette fois franchir la ligne jaune pour pouvoir prendre un nouveau départ. Il décide donc de braquer 400 000 dollars dans une des planques de Sandià. Mais les choses tournent mal : il doit se débarrasser de ses complices, et une petite fille est blessée lors d'échanges de tirs. Rongé par l'angoisse et la culpabilité, Madigan va s'engager sur la dernière voie qu'il lui reste : celle d'une impossible rédemption.

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Mon avis. Encore une fois, je partais avec un a priori positif ; encore une fois, Ellory est demeuré, avec ce livre, une valeur sûre...

Focus sur Vincent Madigan, cerveau d'un casse sanglant au cours duquel, en compagnie de voyous sans foi ni loi, il vole une somme faramineuse à Sandià, "parrain" local à qui il doit... une somme faramineuse. Il sait qu'il risque gros car si ce dernier a des soupçons, Madigan y laissera la vie, non sans avoir subi des supplices raffinés avant de rendre son dernier souffle... Les choses prennent une tournure dramatique lorsqu'une fillette, qui "n'aurait pas dû" se trouver sur les lieux prend une balle et se retrouve entre la vie et la mort ; en outre, Madigan est contraint de se débarrasser de ses complices.

  "Quand il regarda son reflet dans le miroir, il se demanda si quelqu'un d'autre pouvait voir la culpabilité et la peur évidentes dans ses yeux." [p. 56]

 

Plonger dans Un cœur sombre, c'est s'immerger dans un roman noir (!), un de ceux où le "héros" est difficilement excusable, quoi qu'il entreprenne, et quand - détail -, ce "héros" est un flic, on nage dans la vilenie... Et pourtant, on finit par se soucier de ce flic pourri cerné de tous côtés : chargé de l'enquête officielle par sa hiérarchie, chargé de l'enquête officieuse par Sandià lui-même qui lui verse des pots-de-vin de manière récurrente, il doit aussi composer avec les affaires internes... Bref, un travail d'équilibriste pour Madigan qui finit par se perdre dans le dédale des mensonges qu'il sert sur un plateau aux uns et aux autres.

  "Peut-être qu'il était temps de s'enfoncer dans les ténèbres et d'y faire face." [p. 121]

 

J'ai apprécié sonder ce "cœur sombre", menteur, corrompu, drogué, qui se sent dépassé par ce qu'il s'est lui-même ingénié à bâtir depuis de longues années ; une constante cependant : il se souvient de temps à autre qu'il a des enfants, même s'il ne les voit plus et qu'il s'est séparé, chaque fois, de leur mère. J'ai aussi beaucoup aimé la fin... même si...

Traduction : Fabrice Pointeau ; éditions Sonatine, 2016.

Titre VO : A dark and broken heart (2012).

 

Ce titre entre dans le challenge de la Licorne, 4.

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16:53 Écrit par Païkanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

07/01/2018

Alix Pix, 1 : Du rififi au royaume des contes, Camille Masson et Brice Magnier

Présentation. Alix Pix, petite sorcière malicieuse, est bien étonnée. D'où vient l'étrange lettre qu'elle a reçue ? Quel secret se cache derrière les révélations mystérieuses qu'elle contient ? les dirigeants du royaume des contes seraient-ils de vulgaires menteurs ? Ils sont pourtant si parfaits, ces descendants de Cendrillon et des autres héroïnes... [...]

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Mon avis. Un chouette (!) récit évoquant les personnages des contes de fées...

Alix est une jeune sorcière, intelligente et pétillante, à qui il ne faut pas en conter (!) ; en compagnie de sa chouette (voici l'explication du point d'exclamation de la première phrase), elle est amenée à enquêter sur les Gentilles Familles, celles auxquelles appartien(nen)t l'un ou l'autre personnage célèbre (Cendrillon, La Belle au bois dormant...) et qui dirigent le royaume : il semblerait que ces familles cachent un certain nombre de secrets inavouables...

La présentation de ce livre est assez particulière : il alterne tantôt des pages presque exclusivement réservées au dessin, tantôt le texte occupe une grande partie de la page, tantôt encore, des bulles s'en viennent évoquer la BD ; en outre, il se termine par Le carnet secret d'Alix, mini-magazine ludique détachable.

Le cadre est posé dans ce tome 1 où le lecteur suit volontiers cette jeune héroïne intrépide, attachante et "féministe avant l'heure"...

Merci aux éditions Le Gâteau sur la Cerise pour ce partenariat.

14:32 Écrit par Païkanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |