01/09/2017

La maison des Turner, Angela Flournoy

Présentation. Cela fait plus de cinquante ans que la famille Turner habite Yarrow Street, rue paisible d'un quartier pauvre de Detroit. La maison a vu la naissance des treize enfants et d'une foule de petits-enfants, mais aussi la déchéance de la ville et la mort du père.

Quand Viola, la matriarche, tombe malade, les enfants Turner reviennent pour décider du sort de la maison qui n'a désormais plus aucune valeur, la crise des subprimes étant passée par là.

Garder la maison pour ne pas oublier le passé ou la vendre et aller de l'avant ? Face à ce choix, tous les Turner, de Cha-Cha, le grand frère et désormais chef de famille, à Lelah, la petite dernière, se réunissent. Et s'il fallait chercher dans les secrets et la mythologie familiale pour trouver la clef de l'avenir des Turner et de leur maison ?

Maison-turner.jpg

Mon avis. La peinture sociale d'une famille noire pauvre de Detroit, du XXe au XXIe siècle...

Le récit commence en 2008, à l'heure où les enfants de la famille Turner doivent prendre une décision relative à la maison familiale, maintenant qu'il est clair que la maman n'aura plus la possibilité d'y revenir en raison de sa santé. Il est cependant extrêmement difficile de trouver un terrain d'entente quand on est treize, éparpillés aux quatre coins du pays, même si certains sont restés à Detroit.

Ce n'est pourtant pas le destin des treize enfants - et petits-enfants et arrière-petits-enfants - qui sera ici raconté mais principalement celui de deux d'entre eux : Cha-Cha, l'aîné, et Lelah, la cadette. Plus de vingt ans les séparent, mais aussi et surtout une manière de vivre totalement différente l'une de l'autre : Cha-Cha est raisonnable, chef de famille respecté et respectable, organisé, soucieux d'agir en patriarche depuis que son père est décédé. Lelah, quant à elle, s'est retrouvée très vite fille mère et, joueuse compulsive, elle vient d'être licenciée et se retrouve sans revenu....

J'ai apprécié cette lecture qui dépeint les vicissitudes vécues par les parents - et par la suite leurs enfants -, après la deuxième guerre mondiale jusqu'en 2008, dans une Amérique où la couleur de peau est signe de différence. J'ai en revanche moins aimé la façon dont, à mon sens, le récit s'éparpille parfois dans de nombreuses directions sans qu'elles ne soient véritablement exploitées.

Merci aux éditions Les escales pour ce partenariat.

Traduction : Anne-Laure Tissut.

Titre VO : The Turner House (2015).

19:58 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

Même si tu n'es pas à 100% emballée et que tu notes un faux pas dans l'exploitations de toutes les pistes, je suis très tentée par ce roman !

Écrit par : stephanie | 01/09/2017

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Vu l'importance de ma pal, je ne note plus que les coups de coeur donc je passe...☺

Écrit par : Jacqueline | 02/09/2017

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