27/05/2017

La fille dans le rétroviseur, Linwood Barclay

Présentation. État de New York, près de la frontière canadienne, de nos jours.

C'est la nuit, il pleut, et Cal Weaver n'a qu'une envie : rentrer chez lui. Mais à un stop, l'ex-flic hésite : Claire Sanders, la fille du maire, cherche désespérément une bonne âme pour la ramener chez elle. Bien sûr, prendre une adolescente en stop n'est jamais très prudent. Les rumeurs vont vite dans les petits patelins. Mais quand cette dernière l'implore en lui disant qu'elle était amie avec Scott, son fils décédé tragiquement quelques semaines plus tôt, Cal craque. Quel mal y a-t-il à aider cette gamine ? Quelques kilomètres plus loin, Claire est malade et Cal s'arrête dans un bar. Dix minutes plus tard, la jeune fille qui s'installe dans la voiture n'est pas Claire Sanders... Où est-elle ? Que fuit-elle ?

Dans quel piège Cal vient-il de se fourrer ?

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Mon avis. Découverte de cet auteur déjà connu de bon nombre d'entre vous : je devrais réitérer l'expérience...

Dès les premiers mots s'inscrit une atmosphère pesante : il pleut, Cal s'en retourne chez lui et se fait "harponner" à un stop par une jeune autostoppeuse. Il a bien conscience qu'il est hasardeux pour un homme d'âge mûr d'embarquer une adolescente, mais celle-ci le reconnaît et pour le convaincre de la déposer un peu plus loin, elle prononce le "nom magique". Douloureusement magique. Scott. Le fils de Cal. Décédé peu de temps auparavant dans des circonstances tragiques. C'est parti pour un récit sans temps mort. Je parle du temps, car pour le reste...

Cal en aura bien vite conscience, il vient de mettre le doigt dans un engrenage qui s'emballe et que rien ne semble pouvoir arrêter. Et en tant qu'ex-policier devenu aujourd'hui détective privé, il connaît la (dramatique) chanson.

Tout en continuant à essayer de trouver des réponses relatives à la mort de son fils, tout en essayant de préserver le semblant de couple qu'il forme encore (si peu) avec Donna, il doit tenter de sortir du pétrin dans lequel il (s')est plongé et ce n'est pas son beau(f)-frère, chef de la Police municipale, aux méthodes "callahaniennes" qui risque de lui venir en aide. Au contraire.

  "Je n'étais qu'à trois ou quatre minutes de la maison, mais la douleur qui me martelait les tempes et le front commençait déjà à faiblir lorsque j'ai tourné dans notre rue.

   Puis, sans crier gare, elle est revenue en force.

   Le fait qu'une voiture de patrouille de la police de Griffon soit garée en travers de notre allée y était sans doute pour quelque chose." [p. 63]

  "Il m'est apparu à ce moment-là qu'emmerder le chef de la police aux réunions familiales année après année n'avait peut-être pas été une bonne idée." [p. 202]

 

De temps à autre, l'histoire, relatée par Cal, est entrecoupée de chapitres en italiques qui dévoilent les pièces d'un puzzle qui prend forme au fil du texte, lentement mais sûrement.

Un récit qui tient le lecteur en haleine et dont les personnages présentent diverses facettes...

 

Traduction : Renaud Morin.

Titre VO (2013) : A tap on the window.

Merci aux éditions J'ai Lu pour ce partenariat.

Ce titre entre dans le challenge "Objectif du mois" (un des genres littéraires favoris pour mai).

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17:10 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

Commentaires

Un auteur que j'apprécie ..... toujours un agréable moment de lecture ...... même si j'oublie très vite l'histoire .....comme avec ce roman d'ailleurs ...:)

Écrit par : Jacqueline | 28/05/2017

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Un auteur que j'apprécie ..... toujours un agréable moment de lecture ...... même si j'oublie très vite l'histoire .....comme avec ce roman d'ailleurs ...:)

Écrit par : Jacqueline | 28/05/2017

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Je connais l'auteur, mais je ne sais plus si j'ai déjà lu quelque chose de lui... Ma mémoire défaille !

Écrit par : Philippe D | 29/05/2017

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