19/03/2017

Les chroniques de Nadia Tesla, tome 1 : Le garçon qui venait du réacteur 4, Orest Stelmach

Présentation. Nadia ne garde pas de souvenirs heureux de son père. Homme solitaire et colérique, il a trouvé la mort lorsqu’elle n’avait que treize ans, laissant son passé enveloppé de mystère.

Lorsqu’un étranger prétend avoir connu son père durant sa jeunesse en Europe de l’Est, Nadia accepte de le rencontrer, et assiste à son exécution en pleine rue. Dans son dernier souffle, il lui révèle un indice incompréhensible, un indice qui envoie Nadia dans une chasse au trésor entre New York et l’Ukraine, terre de ses ancêtres.

Elle y rencontrera un allié improbable : Adam, jeune prodige de hockey sur glace qui s’entraîne sur les bassins de refroidissement gelés de Tchernobyl. Traumatisé physiquement et psychologiquement par les radiations, Adam cache un secret qui pourrait changer le cours du monde… à condition que Nadia le protège assez longtemps.

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Mon avis. Du bon... et du moins bon.

Après un prologue dont on comprendra par la suite les tenants et les aboutissants, le lecteur entre dans l'histoire dès les premières pages et se retrouve ainsi catapulté aux côtés de Nadia Tesla, une jeune femme qui a perdu son emploi (fort bien rémunéré) dans la finance et tente de retrouver du travail. Sans succès.

Elle a été contactée par un homme qui dit avoir connu son père, un père avec lequel les relations ont été pour le moins tendues ; elle n'a pourtant pas le temps d'en apprendre davantage : le "mystérieux informateur" est abattu dès leur rencontre.

Moteur. Action. Course-poursuite - renforcée par la brièveté des chapitres - sans temps mort, par ailleurs digne d'un film. Mais non sans morts. Car Nadia a à peine le temps de se rendre compte qu'elle a mis le doigt dans un dangereux engrenage qu'elle devient une cible majeure pour bon nombre de poursuivants. Commence alors pour la jeune femme un long périple qui l'emmènera en Ukraine, sur les traces paternelles.

Le lecteur ne s'ennuie jamais durant cette lecture dont l'action est le maître-mot : les événements s'enchaînent habilement et de manière extrêmement rapide. Parfois un peu trop rapidement car les informations déboulent à toute vitesse et par moments, on a à peine le temps de les "digérer" que Nadia a déjà poursuivi sa route. [Spontanément, me revient en mémoire le film Lola rennt, de Tom Tykwer, avec Franka Potente] Je pense entre autres à une des scènes majeures de la fin du récit, expédiée en deux coups de cuiller à pot, à tel point que je l'ai relue pour être sûre de n'avoir rien loupé.

Côté personnages, Nadia a indéniablement de la personnalité, même si l'on peut légitimement se demander comment il est possible qu'elle réussisse à réagir comme elle le fait alors que rien ne la prédisposait à avoir autant de ressources. Je retiens également Victor, un des mafieux ukrainiens qui réussit l'exploit de ne pas se rendre foncièrement antipathique.

J'en arrive maintenant au gros point négatif : la traduction. Je me suis toujours demandé comment il était possible de repérer des "soucis de traduction" sans avoir lu le récit dans sa version originale. C'est désormais chose faite : à de multiples reprises, je me suis surprise à froncer les sourcils face à une tournure de phrase bizarre ou un verbe dont le sens était compréhensible par rapport à l'ensemble, mais qui jamais ne serait employé tel quel en français, à l'instar d'une traduction littérale. Et ce phénomène apparaît tout au long du roman, comme si le français n'était pas la langue maternelle du traducteur. Difficile dès lors de ne pas tiquer au fil de cette lecture.

Un avis mitigé donc pour ce roman...

Traduction : Martin Rouillard, révisé par Audrey Favre.

Titre VO (2013) : The boy from reactor 4.

Merci à Livraddict et aux éditions Smart Cat pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans le challenge "Comme à l'école" (lettre "c" pour le mode 1 de cette session).

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16:10 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

Je passe...
Bon mercredi.

Écrit par : Philippe D | 21/03/2017

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