25/02/2017

J'ai avalé un arc-en-ciel, Erwan Ji

Présentation. Plongez dans le blog d’une jeune Franco-Américaine, un journal intime avec une voix pétillante et forte qui vous fera passer par toute la palette des émotions.

En racontant sa vie, ses amis, ses amours, sa famille, l’héroïne propose un véritable décryptage du monde du lycée américain.

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Mon avis. Une agréable lecture ; une friandise, en quelque sorte...

On découvre le quotidien de Capucine, alias Puce, une Franco-Américaine de bientôt dix-huit ans qui termine ses études secondaires dans un lycée huppé qui "coûte la peau des fesses" et auquel elle n'a pu avoir accès que parce que sa mère y enseigne. La jeune fille commence "tout doucement" à cogiter sur le parcours universitaire qui se profile à l'horizon.

Ce récit se lit aisément ; Puce y relate ses joies, ses peines, ses déboires, ses souffrances, ses bonheurs - petits ou grands  -, l'amitié, l'amour...

  "Dans ce blog, je vais parler de ma vie, mais aussi de la vie. Parce que ce qui compte quand on navigue, ce n'est pas le bateau. C'est l'océan, l'équipage, et les étoiles au-dessus de nos têtes." [p. 8]

 

L'équipage en question, à savoir ses amis, occupe une place prépondérante dans sa vie : Sara, Vaneck et Soupe, le "FPC", Forever Pals Club, le Club des Amis pour Toujours. Chacun a dû trouver sa place au fil des ans au sein de la hiérarchie codée du lycée : les freshmen - au bas de l'échelle -, les sophomores, les juniors et enfin, les seniors, stade ultime enfin atteint par le quatuor. Celui-ci n'appartient à aucune des cliques recensées en lycée ; ni Populaires, Artistes ou Athlètes, pas plus que Hipsters ou Nerds :

  "Mes amis et moi, on est à mi-chemin entre les Nerds et les Populaires. On fait des soirées vidéo et plateau télé, mais on va à des fêtes aussi. On fait nos devoirs, mais ça nous arrive de nous planter aux exams. On n'est pas les plus populaires, mais on connaît tout le monde. On ne passe pas notre temps à coucher les uns avec les autres, mais on peut parler de sexe sans rougir." [p. 24]

 

Puce ("comme le son "u" n'existe pas en anglais, la plupart de mes amis m'appellent "Pouce". Résultat des courses, quand je n'ai pas un nom de plante ou un nom de bestiole qui gratte, j'ai un nom de doigt." [p. 21]) est dans une période de son existence où elle se cherche ; à certains moments, elle "se trouve", à d'autres non, à d'autres encore, elle se découvre en (in)adéquation avec l'image que les autres ont d'elle...

J'ai apprécié découvrir certaines coutumes américains dont je n'avais jamais entendu parler ; j'ai surtout aimé l'humour qui se dégage du texte.

Le seul léger bémol est que dans la première partie du récit, Capucine a, me semble-t-il, des réflexions de "gamine" qui cadrent peu avec une personnalité de dix-sept ans alors que, par la suite, elle gagne en maturité. Selon moi, cette évolution est trop rapide, à tel point que l'on a presque l'impression de voir se dérouler les (més)aventures de deux personnes différentes. J'ai de loin préféré la Capucine plus mature, celle qui voit s'ouvrir devant elle des sentiers nouveaux...

Un grand merci aux éditions Nathan pour ce partenariat.

Parution : le 2 mars.

 

Ce titre entre dans le challenge "Jeunesse/Young Adult" (10/20).

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11:32 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

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