29/11/2016

Éloge de la faiblesse, Alexandre Jollien

Présentation. Éloge de la faiblesse retrace un itinéraire intérieur, une sorte de conversion à la philosophie. L’auteur, handicapé de naissance, imagine recevoir la visite de Socrate en personne. Dès lors, s’ensuit un échange où de proche en proche émergent des outils pour apprendre à progresser dans la joie, garder le cap au cœur des tourments et ne pas se laisser déterminer par le regard de l’autre.

La philosophie est ici un art de vivre, un moyen d’abandonner les préjugés pour partir à la découverte de soi et bâtir sa singularité. Peu à peu, une conversion s’opère, le faible, la vulnérabilité, l’épreuve peuvent devenir des lieux fertiles de liberté et de joie.

Eloge-faiblesse.jpg

Mon avis. Un bref billet pour évoquer ce texte que j'ai proposé, parmi d'autres, à mes élèves de rhéto, en lien avec un parcours relatif à la philosophie...

La philo, ce n'est pas vraiment pas ma tasse de thé ; la partie n'est donc jamais gagnée d'avance lorsque je m'aventure sur ce terrain. Qu'est-ce donc qui a motivé mon choix ? D'abord le conseil de ma collègue (merci, Cécile) ; ensuite "le critère épaisseur" : l'objectif est d'inciter les élèves à lire, inutile donc, la plupart du temps, d'espérer les appâter avec une "brique" ; enfin, je ne peux m'empêcher d'être sensible au thème du handicap.

Ce texte court se présente sous une forme originale : un dialogue entre l'auteur et Socrate himself. Cette façon de procéder par question/réponse rend la lecture aisée ; en outre elle entrouvre des portes : libre au lecteur de les refermer discrètement, ou de les ouvrir plus avant afin de poursuivre l'éventuelle réflexion.

 SOCRATE

Tout cela voudrait dire que la pitié blesse plus que le mépris?

ALEXANDRE

Oui, pas de pitié. Une fois de plus, je donne raison à Nietzsche. Je crois qu'il voit juste quand il condamne la pitié, l'hypocrisie ou le paraître. Chaque jour, je rencontre ce regard condescendant qui croit me faire plaisir, peut-être sincèrement, mais qui nie ma liberté et me nie ipso facto. [p. 45]

 

SOCRATE

Ne fais-tu pas là l'apologie de la souffrance ?

ALEXANDRE

Je dis simplement qu'il faut tout mettre en œuvre pour parvenir à tirer profit, même de la situation la plus destructrice. J'insiste sur les épreuves parce que celles-ci restent inévitables. Rien ne sert de discourir, épiloguer des heures durant sur la souffrance. Il faut trouver des moyens pour l'éliminer et, si on ne le peut pas, l'accepter, lui donner sens." [p. 57]

 

Ce livre entre dans les challenges "Un genre par mois" (non-fiction pour novembre) et "Lire sous la contrainte" (titre commençant par une voyelle pour cette session).

genremois3.jpg

lirecontrainte.jpg

 

19:48 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

27/11/2016

Tout n'est pas perdu, Wendy Walker

Présentation. Alan Forrester est psychiatre dans la petite ville cossue de Fairview, Connecticut. Il reçoit en consultation une jeune fille, Jenny Kramer, qui présente des troubles inquiétants. Celle-ci a fait l'objet d'un traitement post-traumatique afin d’effacer le souvenir d’une terrible agression dont elle a été victime quelques mois plus tôt. Mais si son esprit l’a oubliée, sa mémoire émotionnelle est bel et bien marquée.

Bientôt tous les acteurs de ce drame se succèdent dans le cabinet d’Alan, tous lui confient leurs pensées les plus intimes, laissent tomber leur masque en faisant apparaître les fissures et les secrets de cette petite ville aux apparences si tranquilles. Parmi eux, Charlotte, la mère de Jenny, et Tom, son père, obsédé par la volonté de retrouver le mystérieux agresseur.

Tout-pas-perdu.jpg

Mon avis. Un roman qui explore les méandres de l'être humain...

La narration du récit est pour le moins particulière : Alan Forrester est psychiatre et reçoit en consultation Jenny Kramer, une adolescente qui a été violemment agressée et a reçu un traitement destiné à effacer les souvenirs de cette agression. Il n'en demeure pas moins que la jeune fille souffre profondément, même si elle est incapable de mettre des images sur cette douleur.

  "Jenny a en effet survécu. Et c'est là que j'entre en scène." [p. 71]

Forrester ne voit qu'un seul moyen pour (tenter d') apaiser Jenny : lui faire recouvrer la mémoire. Pour ce faire, il procède par étape. Chaque pas accompli, directement par Jenny ou par l'intermédiaire de patients qui, d'une façon ou d'une autre, à un moment, ont (eu) un contact avec l'adolescente, lui permet de lever un coin du voile sur les circonstances du drame.

Si la première partie souffre selon moi certaines longueurs, la suite m'a totalement happée : c'est (im)patiemment que le lecteur attend que les parties du puzzle viennent s'imbriquer les unes dans les autres pour peindre une gigantesque toile aux nombreux détails.

J'ai beaucoup apprécié découvrir les points de vue des différents protagonistes relatés par l'intermédiaire de Forrester ; celui-ci manœuvre habilement afin de leur faire exprimer les non-dits, enfouis au plus profond d'eux, décortiquant chaque élément susceptible d'aider Jenny. Mais ne serait-il pas en train d'entrouvrir la boîte de Pandore ?

Traducteur : Fabrice Pointeau.

Titre VO : All is not forgotten (2016).

 

Ce livre est une "lecture supplémentaire" dans le challenge de la Licorne 3 (thriller - policier).

challenge Licorne3.png

 

20:05 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/11/2016

Les Épées de glace, tome 2 : Le Châtiment de l'Empire/La Servante, Olivier Gay

Présentation. Le Boucher est vaincu. Prisonnier de l’Empereur, chaque heure qui passe le rapproche inexorablement de son exécution. Mais un empire est-il capable de détruire une légende ? Alors que Shani et Mahlin cherchent une solution désespérée pour sauver Rekk, certains au sein même du pouvoir pourraient voir quelque avantage à sa libération...

Aucun fer ni aucune blessure ne feront oublier sa vengeance au Boucher. Que l’Empire se prépare ; les épées de glace sont en marche.

Epees-glace-integrale.jpg

Mon avis. Il suffit de découvrir le recensement des lectures dans la colonne de droite de ce blog(ue) pour se rendre compte que "tout petit doucement", Olivier Gay est en train de rattraper Fabrice Colin [mon "champion", c'est Émile Zola, mais internet n'existait pas à cette (lointaine) époque]. Et cela devrait continuer car La Main de l'empereur ET Faux frère, vrai secret m'attendent déjà dans ma PAL...

J'avais beaucoup apprécié Le Sang sur la Lame et j'ai tout autant aimé cette suite qui commence exactement là où s'était terminé le premier opus : Rekk, alias le Boucher, a été blessé, capturé, et attend son exécution dans une des geôles impériales. Shani et Mahlin ont quant à eux réussi - grâce à l'aide du Boucher lui-même - à échapper aux gardes et à sauver leur peau en plongeant dans le Verdoyant...

Les deux jeunes gens n'ont plus qu'une idée en tête : tenter le tout pour le tout pour délivrer Rekk. La partie est pourtant loin d'être gagnée. Qu'à cela ne tienne, ils se/lui doivent de réussir ; l'aide de Laath, Darenn et Eleon - intéressé, cela va de soi - sera la bienvenue.

  "La montée était plus angoissante qu'elle l'avait imaginé. L'orage à l'extérieur rendait l'air humide et les marches glissantes. Des meurtrières à intervalles réguliers s'illuminaient à chaque éclair. Les torches fumaient et grésillaient lorsque l'eau s'infiltrait au gré des bourrasques. L'escalier tournait et tournait, s'enroulant comme un escargot à la coquille boueuse.

   Shani commençait à s'habituer à l'obscurité lorsque des bribes de dialogue descendirent vers elle, entrecoupées par le sifflement du vent." [p. 411 - intégrale]

 

Rekk entraînera ses "acolytes" dans une quête éperdue de vengeance, face à un adversaire de taille : Theorocle, le nouvel Empereur, falot, mais à la tête de bon nombre de soldats.  Le Boucher n'a cependant plus rien à perdre depuis la mort de Deria...

L'action, relatée par une plume toujours aussi savoureuse, est bel et bien au rendez-vous, les combats sont légion, le sang coule et Rekk demeure fidèle à lui-même : un personnage que l'on devrait théoriquement détester. Théoriquement.

Le caractère de Shani évolue, reléguant aux oubliettes la jeune servante effacée, face à un Mahlin souvent désorienté.

  "- Rekk, vous vouliez partir à l'assaut de l'Empire ? Alors allons-y ! S'il faut qu'il y ait une guerre, il y aura une guerre. Je veux voir Theorocle hurler. Je veux qu'il saigne. Je veux qu'il pleure. Je veux qu'il supplie. JE VEUX QU'IL MEURE !" [p. 509 - intégrale]

 

À noter la superbe illustration de couverture de l'intégrale (Bragelonne), réalisée par Magali Villeneuve.

Ce titre entre dans le challenge de la Licorne, 3 (Fantasy).

challenge Licorne3.png

 

17:49 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/11/2016

Au pays de l'Ailleurs, Tahereh Mafi

Présentation. Avec sa peau pâle et ses cheveux de neige, Alice détonne à Ferenwood. Car Ferenwood est un monde éclatant de couleurs, révélatrices d'un don magique. La blanche Alice n'a donc apparemment aucun don, aucun intérêt : les habitants de ce lieu en ont fait une paria.
Aussi lorsque son père, la seule personne qui lui témoigne de la bienveillance, disparaît soudainement, la jeune fille n'a-t-elle plus qu'un seul but : le retrouver.
Pour cela, elle va devoir explorer la mythique et dangereuse contrée un peu plus loin que l'horizon... Elle part avec Oliver, un compagnon de route dont le talent magique consiste à pouvoir tromper son monde. Ce don leur sera-t-il utile Là-bas, un univers sans pitié peuplé de créatures effroyables où rien n'est ce que l'on croit, où les pièges pullulent ? Alice elle-même devra reprendre confiance et utiliser des pouvoirs cachés que nul n'avait décelé chez elle. Reverra-t-elle son père et pourra-t-elle enfin mettre des couleurs sur sa vie ?

Pays-ailleurs.jpg

Mon avis. Comment dire ?  Une déception proportionnelle à la beauté de la couverture, veloutée à souhait...

Désireuse de découvrir la plume de l'auteure de la série Insaisissable, encensée sur bon nombre de blogs, je me suis volontiers laissé tenter par ce roman à la couverture magnifique, à l’œil et au toucher... mais le contenu n'est, selon moi, clairement pas à la hauteur de l'écrin...

Alice au pays des merveilles vit à Ferenwood, un monde pétri de magie, où les couleurs sont de mise, où l'on savoure les fleurs, où la nature est bel et bien vivante, et dans lequel l'adolescente ne trouve pas sa place : sa pâleur a entraîné son exclusion.

De plus, son père, la seule personne à lui manifester de l'amour, a disparu du jour au lendemain ; depuis, Alice tente d'agir comme si rien ni personne ne la touchait. Ce n'est qu'une apparence.

Arrive le jour où sa "mission" va lui être assignée, comme à tout jeune de son âge, mais les choses risquent encore une fois de ne pas se dérouler comme elle l'espérait...

Je reconnais volontiers que l'univers dépeint (!) est original - ainsi que les interpellations du narrateur - mais point trop n'en faut et ici, le trait est vraiment forcé ; en outre, Alice est extrêmement agaçante, heureusement, il n'en va pas de même pour le personnage d'Oliver. Enfin, même si la plume est belle, les (més)aventures des deux adolescents m'ont ennuyée, à tel point que s'il ne s'était pas agi d'un partenariat, j'aurais probablement définitivement refermé l'ouvrage - cette situation me conforte d'ailleurs dans mon idée de proposer, dans la mesure du possible, plusieurs possibilités de lecture à mes élèves parce que quand on n'apprécie pas un livre, il est vraiment pénible de le poursuivre.

En fait, j'ai ressenti l'étrange impression qu'il avait été question d'écrire à tout prix près de 400 pages là où quelques dizaines auraient suffi - et m'auraient permis d'apprécier "le conte"-.

 

Traduction : Jean-Noël Chatain.

Titre VO : Furthermore (2016).

 

Ce roman entre dans les challenges "de la Licorne, 3" (fantasy), "Jeunesse/Young Adult", 6 (2/20), "Comme à l'école" (élément végétal) et "Lire sous la contrainte" (titre commençant par une voyelle).

challenge Licorne3.png

challenge-jeunesseYA6.jpeg

challenge-co-ecole.gif

lirecontrainte.jpg

 

18:10 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

11/11/2016

La Ballade de Lila K, Blandine Le Callet

Présentation. Une jeune femme, Lila K., fragile et volontaire, raconte son histoire.

Un jour, des hommes en noir l'ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l'a prise en charge. Surdouée, asociale, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Son obsession : retrouver sa mère, recouvrer sa mémoire perdue.

Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d'un univers étrangement décalé, aseptisé, où les livres n'ont plus droit de cité…

Lila-K.jpg

Mon avis. Une subtile dystopie...

Ce récit raconte l'histoire de Lila K., une jeune fille qui, arrachée à sa mère, a été placée dans un Centre et tente de faire la lumière sur les premières années de sa vie, ce passé qui permettrait d'expliquer un tant soit peu les troubles dont elle souffre : elle ne supporte pas qu'on la touche ; elle est obligée la plupart du temps de porter des lunettes de soleil, tant la lumière l'agresse ; elle a subi un certain nombre d'opérations dont les causes demeurent floues ; en dehors du pâté, elle est dégoûtée par la nourriture ; elle apprécie particulièrement les espaces clos.

L'action se déroule en France, dans un futur relativement proche où les individus sont constamment contrôlés, surveillés, évalués - pour leur bien, évidemment... -, où la technologie est omniprésente, où les "livres papier" sont bannis. Tout "élément subversif" doit être identifié et "recadré".

Extrêmement intelligente, Lila se rend très vite compte que si elle veut (essayer de) trouver des réponses à ses multiples questions, elle doit, tant que faire se peut, "passer inaperçue" et donner l'illusion qu'elle "file droit"...

C'est petit à petit, en cheminant à ses côtés, que le lecteur découvre les pièces du puzzle relatif à la vie de Lila, un personnage auquel on s'attache ; l'occasion d'attirer l'attention sur les dérives d'une société ultra-sécurisée... mais nullement sécurisante.

  "La troisième année du protocole a été l'occasion d'un grand bouleversement. Un matin, M. Kauffmann a débarqué dans ma chambre en poussant devant lui un énorme caisson à roulettes.

   - Qu'est-ce que c'est, monsieur Kauffmann ?

   Il s'est assis sur le lit, l'air mystérieux, et d'un geste solennel a soulevé le couvercle du caisson.

   -Viens donc voir, fillette !

   Je me suis approchée.

   - On appelle ça des livres. Tu vas voir, tu n'en reviendras pas.

   J'ai levé un sourcil sceptique. Il avait beau dire, ça ne payait pas de mine. Mais lui semblait très excité. Il s'est emparé d'un volume, puis il l'a soulevé à hauteur de mes yeux.

   - Regarde bien, Lila.

   J'ai vu le livre s'ouvrir entre ses mains, éclater en feuillets, minces, souples et mobiles. C'était comme une fleur brutalement éclose, un oiseau qui déploie ses ailes.

   - Ça t'en bouche un coin, n'est-ce pas ?

   Je n'ai pas répondu. Je regardais ses gros doigts qui feuilletaient les pages, couvertes de signes noirs et de taches colorées.

   - Eh bien, tu as perdu ta langue ?

   - Comment dites-vous que ça s'appelle ?

   - Un livre. C'est ce qu'on avait, avant les grammabooks.

   - Et... qu'est-ce qu'il y a écrit, là-dedans ?

   - Ça dépend du livre.

   J'ai ouvert des yeux ronds. Je n'y comprenais rien." [p. 53 - 54]

 

Un texte à faire lire aux élèves du secondaire supérieur ; grand merci, Vinciane, pour cette découverte...

18:22 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) |

07/11/2016

Un bruit étrange et beau, Zep

Présentation.

La mort m'a fait si peur, ce jour-là, que j'ai voulu croire en un Dieu plus fort qu'elle.

Et j'ai fini par choisir une vie voisine de la mort.

Pour m'habituer.

Zep-bruit.jpg

Mon avis. SU-PER-BE, tant pour le dessin, les couleurs, que l'histoire...

Cette BD du "papa de Titeuf" relate une parenthèse dans la vie de Don Marcus, un homme qui, voici 25 ans, a fait vœu de solitude, pauvreté, obéissance, chasteté et silence en entrant dans l'ordre des Chartreux. Depuis, sa vie (rassurante ?) est rythmée par les offices, la prière, les "repas" et la méditation.

Son existence est soudain "bousculée" par l'obligation de se rendre à Paris afin d'obtenir une part de l'héritage de sa tante défunte. Il n'a que faire des biens matériels mais comme le précise le prieur, "Le toit de l'aile sud est est dans un piteux état... Cet héritage est peut-être une réponse du Seigneur à nos prières ?" [pl. 19]

Don Marcus redevient William et renoue le contact avec un monde qu'il ne (re)connaît plus : il (re)découvre ainsi les odeurs, les bruits, l'agitation... Et celui qui avait réussi au fil des ans à trouver une certaine sérénité est confronté au doute : un doute qui a toujours été présent mais qu'il avait (presque) réussi à étouffer ; pourtant, cette fois, il en ira peut-être différemment...

Indépendamment de la relation de ces instants de vie, j'ai beaucoup aimé le trait, les couleurs qui déclinent les palettes du bleu, du violet, de l'ocre, ou encore du vert, ainsi que "l'estompé" du cadre qui délimite les vignettes.

Une très belle découverte...

Merci à Gilles Paris pour ce partenariat.

 

Cette BD entre dans les challenges "Lire sous la contrainte" (un titre qui commence par une voyelle pour cette session) et "Comme à l'école" (élément végétal sur la couverture - au dos, principalement -).

lirecontrainte.jpg

challenge-co-ecole.gif

20:10 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

04/11/2016

L'écorchée, de Donato Carrisi

Présentation. Sept ans après la traque du Chuchoteur, Mila travaille au département des personnes disparues. Elle sait que certains disparus, oubliés de tous, réapparaissent soudain pour tuer. Lorsqu'un homme surgi du néant massacre une famille, il devient sa cible, l'incarnation du mal. Une traque terrifiante s'engage.

l-ecorchee.jpg

Mon avis. De cet auteur, j'avais aimé Le Tribunal des âmes et Le Chuchoteur ; L'écorchée est la suite du Chuchoteur.

On y retrouve Mila Vasquez, quelques années après la célèbre affaire dont, je dois l'avouer, j'avais presque tout oublié : la jeune femme est toujours autant torturée par la "part d'ombre" qui la façonne. Elle travaille aujourd'hui au département des personnes disparues, surnommé Les Limbes (!). Elle a une petite fille qui vit chez sa grand-mère et sur laquelle elle "jette un œil" par caméra interposée.

Son enquête la mène sur les traces, extrêmement ténues, de personnes tout à fait insignifiantes qui un jour, sans crier gare, ont disparu - trois petits tours et puis s'en sont allées - et qui, pour certaines en tout cas, sont apparemment sorties de l'o/Ombre afin de commettre des homicides s'apparentant à de véritables exécutions.

Pathologiquement dépourvue d'empathie, l'inspectrice continue à se fier à ses (funestes) intuitions et n'a pas perdu son côté "misanthrope" ; elle tâche cependant de "prendre sur elle" pour maintenir un semblant de relation avec son entourage.

C'est (petit) pas à (petit) pas que progresse Mila, bientôt aidée par Simon Berish - que j'ai d'emblée apprécié -, un enquêteur qui n'a pas son pareil pour faire avouer, mine de rien, les coupables, mais qui a été mis sur la touche. Un véritable paria.

J'ai passé un "bon" moment en la compagnie de ce duo, tournant allègrement les pages de ce roman, même si l'histoire m'a paru un peu "too much" et si l'absence de repères spatio-temporels m'a cette fois dérangée. En revanche, la fin est excellente : le lecteur n'en a vraisemblablement pas fini avec l'enquêtrice (et avec Berish ?)...

Traduction : Anaïs Bokobza.

Titre VO : L'ipotesi del male (2013).

 

Ce titre entre dans le challenge de La Licorne 3 (thriller).

challenge Licorne3.png

09:33 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/11/2016

Le challenge de la Licorne, 3

challenge Licorne3.png

 

 

 

 

 

 

 

Je me suis inscrite au challenge de la Licorne, 3è édition, dans le niveau 3 : "Trolls tueurs fous".

Il s'agira pour moi de lire, jusqu'au 31 août 2017, 9 romans appartenant au thriller-policier et 9 relevant de la fantasy + fantastique (à partir du 1/1/17).

Les informations sont disponibles ICI.

 

Thriller - policier

1. La Sirène, de Camilla Läckberg

2. Le Rouge idéal, de Jacques Côté

3. Feuillets de cuivre, de Fabien Clavel

4. Le cri, de Nicolas Beuglet

5. Atomes crochus, de David Khara

6. L'écorchée, de Donato Carrisi.

7. Tout n'est pas perdu, de Wendy Walker.

8. Colère noire, de Jacques Saussey.

9. Canicule, de Jane Harper.

 

Lectures supplémentaires :

10. Il ne faut pas parler dans l'ascenseur, de Martin Michaud.

11. De sinistre mémoire, de Jacques Saussey.

 

Fantasy/Fantastique

1. Au pays de l'Ailleurs, de Tahereh Mafi.

2. Les Épées de glace, tome 2 : Le Châtiment de l'Empire/La Servante, d'Olivier Gay.

3. La Main de l'Empereur, tome 1, d'Olivier Gay.

4. Le Cycle de Wielstadt, 2 : Les Masques de Wielstadt, de Pierre Pevel.

5. Soul breakers, de Christophe Lambert.

6. La Lune avait bu, de Florence Médina.

7. Arena 13, tome 2 : La proie, de Joseph Delaney.

8. La voie des Oracles, I: Thya, d'Estelle Faye.

9. Royaume de vent et de colères, de Jean-Laurent Del Socorro.

10. Le jour où..., de Paul Beorn.

18:32 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

Challenge Littérature de l'imaginaire, 5

Challenge-imaginaire5.png

Je me suis inscrite au challenge Littérature de l'Imaginaire proposé par Amarüel. L'objectif est de lire, entre le 1er décembre 2016 et le 1er décembre 2017, des ouvrages appartenant au Fantastique, à la Fantasy et/ou à la Science-fiction.

J'ai choisi l'échelon 2, "Petits pas dans l'ailleurs" (au moins 24 livres) dans la catégorie A, "Ange gardien de la simplicité" (tous supports et tous genres de l'imaginaire).

Les renseignements sont disponibles ICI.

 

1. Les enfants-rats, de Françoise Jay.

2. La Main de l'Empereur, tome 1, d'Olivier Gay.

3. Le Cycle de Wielstadt, 2 : Les Masques de Wielstadt, de Pierre Pevel.

4. Gigi Reine de la Mode, livre-CD de Philippe Eveno, illustré par Charlotte Gastaut.

5. Soul breakers, de Christophe Lambert.

6. Juste à temps, de Philippe Curval

7. La Lune avait bu, de Florence Medina.

8. Arena 13, tome 2 : La proie, de Joseph Delaney.

9. La voie des Oracles, I : Thya, d'Estelle Faye.

10. Passenger, d'Alexandra Bracken.

11. Royaume de vent et de colères, de Jean-Laurent Del Socorro.

12. Le jour où..., de Paul Beorn.

13. Le Cimetière du Diable, d'Anonyme.

14. Port d’Âmes, de Lionel Davoust.

15. Place des Ombres, après la brume, de Véronique Biefnot & Francis Dannemark.

13:58 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

02/11/2016

Challenge Jeunesse/Young Adult 6

challenge-jeunesseYA6.jpeg

 

 

 

 

 

 

 

 

Je me suis de nouveau  inscrite au Challenge Jeunesse/Young Adult proposé par Mutinelle, cette fois, dans la catégorie 2 : "Badine avec les royaumes de l'enfance".

Il s'agira donc pour moi de lire 20 ouvrages Jeunesse et/ou Young Adult d'ici au 30 septembre 2017 ; si je vois que je dépasse ce nombre, je pourrai toujours passer dans la catégorie supérieure.

Les informations sont disponibles ICI.

 

1. NEED, de Joelle Charbonneau.

2. Au pays de l'Ailleurs, de Tahereh Mafi.

3. Les enfants-rats, de Françoise Jay.

4. Sauveur & Fils, saison 1, de Marie-Aude Murail.

5. Les belles vies, de Benoît Minville.

6. Le grand saut, tome 1, de Florence Hinckel.

7. Samedi 14 novembre, de Vincent Villeminot.

8. Blue, de Camille Pujol.

9. Soul breakers, de Christophe Lambert.

10. J'ai avalé un arc-en-ciel, d'Erwan Ji.

11. Arena 13, tome 2 : La proie, de Joseph Delaney.

12. Blue gold, d'Elizabeth Stewart.

13. La carotte et le bâton, de Delphine Pessin.

14. La voie des Oracles, I : Thya, d'Estelle Faye.

15. Grosse folie, de Raphaële Frier.

16. Passenger, d'Alexandra Bracken.

17. Mosquitoland, de David Arnold.

18. Le jour où..., de Paul Beorn.

21:12 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

NEED, Joelle Charbonneau

Présentation. Les adolescents du lycée de Nottawa se réunissent tous sur NEED, un nouveau réseau social promettant de répondre à tous leurs besoins sous couvert d'un total anonymat... quels que soient ces besoins et leurs conséquences, et à condition d'inviter six amis à le rejoindre. Kaylee demande un rein pour sauver la vie de son frère, mais le site réclame de dangereuses contreparties...

Need.jpg

Mon avis. Un très bon roman ; il devrait plaire à mes élèves...

J'avais pourtant une légère appréhension lorsque je me suis lancée dans cette lecture ; ayant tellement apprécié L'élite 1 - un coup de cœur d'ailleurs pour de nombreux élèves -, 2 et 3, de la même auteure, je craignais d'être déçue : ce ne fut nullement le cas, bien au contraire...

NEED commence avec l'évocation d'un réseau social tout neuf, dont le concept semble génial : les lycéens de Nottawa peuvent y demander ce dont ils ont besoin, même si le mot envie serait indéniablement plus approprié. Nate en parle à Kaylee et lui envoie un lien par courriel : pas vraiment tentée, l'adolescente s'y inscrit malgré tout.

En fait, Kaylee désire surtout faire plaisir au jeune homme, son meilleur ami, ou plus exactement le seul à proprement parler. Elle n'est en effet pas très populaire au lycée (litote !), contrairement à lui ; celui-ci ne l'a cependant jamais laissée tomber. Il la soutient envers et contre tout/tous et Dieu sait qu'elle a besoin de cette amitié : elle souffre du départ de son père ; elle souffre du "désamour" de sa mère qui ne vit que pour son frère, malade, en attente "urgente" d'une greffe de rein ; elle souffre également de son isolement au lycée, même si elle tente, par tous les moyens, de ne pas se l'avouer. Les épreuves ont l'ont fait grandir trop vite ; bien éloignée de la superficialité des jeunes de son âge qui demandent, sur NEED, le plus souvent de la technologie dernier cri, elle évoque un véritable besoin, à savoir un rein pour son frère.

Le nombre d'inscrits sur le réseau social ne cesse de gonfler mais si dans un premier temps, la contrepartie demandée aux nouveaux consistait à envoyer des invitations à un nombre précis de lycéens de Nottawa, les choses vont évoluer : l'adage ne dit-il pas que "l'on n'a rien sans rien" ?

  "Je clique sur l'écran. Le nombre de membres est monté à quatre cent vingt-quatre.

  - C'est bien ça le principe, non ? Il faut inviter des gens pour pouvoir lancer une demande ?

  - Non, je ne crois pas. Réfléchis. Le créateur du site veut que le lycée entier s'y inscrive. Il a placé la barre assez bas pour que tout le monde ait l'occasion de recevoir sa récompense. À mon avis, maintenant, il va demander autre chose, pas seulement l'envoi de quelques mails choisis dans ton carnet d'adresses.

  - Quoi ?

  - Aucune idée, mais on ne va pas tarder à le savoir." [p. 44]

 

  "Personne ne pourrait imaginer qu'il est capable de faire ce qu'il va faire." [p. 146]

 

Le récit relate principalement le point de vue de Kaylee qui porte un regard acéré sur le comportement de ses (dis)semblables, adultes ou adolescents, rappelant en cela la personnalité indépendante de Cia dans L'élite. Même si elle agace parfois, on ne peut que s'attacher à cette jeune fille qui se (dé)bat sur tous les fronts en même temps, alors que la tension est de plus en plus palpable et que surviennent des drames liés aux requêtes de plus en plus dangereuses de NEED. La machine s'emballe...

D'autres points de vue viennent compléter celui de Kaylee, certains ponctuels, d'autres récurrents, apportant ainsi un éclairage sur le comportement - reflet de notre société - des jeunes concernés ; la fin est excellente : on aimerait tellement que ce ne soit que de la fiction...

Traduction : Amélie Sarn.

Un grand merci aux éditions Milan pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans le challenge "Jeunesse/Young Adult" (1/20).

challenge-jeunesseYA6.jpeg

 

 

19:54 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

01/11/2016

Novembre : Le mois de...

Vous disposez de trente jours pour aller poser vos questions, que celles-ci soient sérieuses, farfelues, humoristiques, saugrenues, existentielles..., à Olivier Gay sur Book en Stock.

MoisdeOGay.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici les liens des romans lus jusqu'à présent :

Le noir est ma couleur, 1 : Le pari

Le noir est ma couleur, 2 : La menace

Le noir est ma couleur, 3 : La riposte

Le noir est ma couleur, 4 : L'évasion

Le noir est ma couleur, 5 : Le piège

 

Les talons hauts rapprochent les filles du ciel

Les mannequins ne sont pas des filles modèles

 

Les Épées de glace, 1 : Le sang sur la lame/Le boucher

11:31 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |