17/09/2016

Le Cycle de Wielstadt, 1 : Les Ombres de Wielstadt, Pierre Pevel

Présentation. Hiver 1620 : après s'être acquitté d'une délicate mission pour l'Ordre des Templiers, le Chevalier Kantz revient à Wielstadt, cité allemande protégée depuis toujours par un mystérieux dragon.
Chasseur de démons initié aux arts secrets de la Kabbale, Kantz est un exorciste qui mène contre le mal une croisade solitaire et implacable. Rapière au poing, il va devoir traquer une insaisissable meute de goules qui répand la terreur dans la ville.

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Mon avis. Je supposais que j'allais apprécier ce roman : je ne me trompais pas.

Le lecteur plonge au cœur du XVIIe siècle, à Wielstadt : des "ombres" ont fait leur apparition dans la ville et y sèment la terreur, trucidant de façon horrible des personnes qui semblent n'avoir aucun point commun. Le Chevalier Kantz, ancien prêtre, versé dans des pratiques occultes, exorciste à ses heures, tente de faire la lumière (!) sur ces crimes sanglants.

Ce roman mélange habilement investigations et fantasy dans un contexte historique. J'ai autant aimé l'univers "médiéval" que l'atmosphère sombre qui imprègne les ruelles, la magie présente d'emblée avec le dragon qui protège apparemment la cité, les créatures fabuleuses qui vivent en "bonne intelligence" avec les humains, ou encore les personnages : le mystérieux Kantz que je découvrirai volontiers plus avant - je le suppose - dans les tomes suivants ; Chandelle, la "fée-demoiselle" qui n'en fait qu'à sa (charmante) tête ; Zacharios, le faune tenancier de l'auberge "La Cigogne Noire" et son serviteur Feodor, un colosse un peu bêta ; le lieutenant criminel du prévôt nommé von Regenhalt.

En outre, j'ai retrouvé avec grand plaisir la plume de Pierre Pevel, déjà très appréciée dans la trilogie des Lames du cardinal.

  "De profil, sa rapière suivant la ligne de sa jambe droite en retrait, Kantz tendit le bras gauche. Il ouvrit la main, exhiba sa paume tatouée au démon terrifié. Le pentacle rougeoya comme une braise attisée.

   "Meurs", ordonna Kantz.

   Le démon poussa un cri strident d'agonie.

   Il n'était déjà plus que vapeur lorsqu'il arriva sur son bourreau." [p. 39] 

"Le soleil était bas dans le ciel lorsque le frère Berthold raccompagna Kantz aux portes de la commanderie, où l'attendait son cheval. Vite en selle, il échangea un dernier salut et s'en fut par des rues peu à peu désertées. La ville se préparait à passer la nuit. Chacun se réfugiait chez soi, par crainte des truands qui sortaient dès après le crépuscule et profitaient des ténèbres pour attaquer les imprudents. On fermait les volets ; on verrouillait les portes. Avant longtemps, Wielstadt ne serait plus qu'un dédale obscur et menaçant.

   Kantz, donc, ne traîna pas. Il avait d'ailleurs hâte d'ôter ses bottes et de dîner à la chaleur d'un feu crépitant. Peut-être lirait-il ensuite une heure, avant de se glisser dans un lit soigneusement bassiné par Heide. Il était épuisé, n'avait pas encore eu l'occasion de se remettre des fatigues d'une chasse à l'homme qui avait duré plusieurs jours et l'avait mené au-delà de Cologne, en plein hiver, par des routes peu sûres. Il lui fallait une bonne nuit de sommeil, peut-être deux." [p. 61]

 

Ce titre entre dans les challenges de la Licorne 2 (fantasy pour la 6e session) et Littérature de l'imaginaire (24/24).

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16:31 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

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