22/08/2016

Sous la surface, Martin Michaud

Présentation. La veille du Super Tuesday, jour crucial des élections primaires américaines, l’écrivaine et ancienne top-modèle Leah Hammett atterrit à l’aéroport de Lowell, Massachussets, en compagnie de son mari, Patrick Adams, candidat favori à l’investiture démocrate.

Vingt-cinq ans après avoir quitté sa ville natale sans y être jamais revenue, Leah voit son passé ressurgir avec violence. Des fantômes qu’elle croyait avoir ensevelis à jamais viennent la hanter, ravivant d’anciennes blessures, et laissant planer sur le présent leur ombre oppressante.

Commence alors un jeu cruel, dont Leah ne maîtrise pas les règles, et qui la précipite au cœur d’une toile complexe, faite de faux-semblants, de pièges retors et de secrets inavouables. Drames, histoires d’amour brisées et trahisons deviennent l’épicentre d’un ouragan, celui qui dévaste l’existence de chaque personnage et remue, sous la surface, les eaux troubles du pouvoir, à Washington…

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Mon avis. Un récit qu'il est difficile de lâcher une fois commencé...

Ce livre explore les arcanes de la politique américaine qui n'en sort nullement grandie, c'est le moins que l'on puisse dire. Mais j'imagine que politique US ou d'un autre pays, c'est bonnet blanc et blanc bonnet...

Focus sur Leah Hammet, la femme de Patrick Adams, candidat (très bien placé) à l'investiture démocrate en cette année d'élection présidentielle. C'est entre autres via ce personnage principal féminin que se dévoilent les méandres de l'intrigue, pan après pan.

Le livre navigue entre passé plus ou moins proche et présent avec Leah en (superbe) fil conducteur. Indéfectible soutien de son mari en cette dernière ligne droite, elle atterrit à Lowell, un lieu quitté vingt-cinq ans auparavant, siège d'un drame qui a laissé Leah pantelante. Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts mais la souffrance (qu'elle croit) enfouie demeure toujours présente. Il suffit de quelques mots pour que soit ravivée la douleur du passé.

Le "syndrome du chapitre court" joue impeccablement bien son rôle : le lecteur se laisse aisément emporter, se disant qu'il va lire le chapitre suivant, puis un autre... jusqu'à ce que se tournent les dernières pages. Et quand on pense avoir démêlé le sac de nœuds, l'ultime partie s'en vient refermer habilement la boucle.

  "Le temps passe et, à mesure que nos illusions se désagrègent, on a tous quelque chose à cacher. Lorsque le sommeil nous échappe, on espère que le matin tendra un voile sur nos remords. Mais quand on se réveille, la réalité tranche le monde en deux. Et tandis que mon passé enroulait ses doigts autour de ma gorge pour m'asphyxier, les coups répétés sur la porte des toilettes et la voix angoissée de Gene m'ont ranimée." [p. 35]

  "L'appât était en place.  L'appât ou le piège : tout était une question de point de vue." [p. 88]

 

Ce titre entre dans le challenge "Un genre par mois" (thriller - polar - policier pour août).

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20:12 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

Commentaires

Un auteur que j'ai déjà lu avec plaisir ..... Ce roman devrait me plaire.....

Écrit par : Jacqueline | 22/08/2016

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Le tableau que nous fait l’auteur de la politique américaine n’est guère flatteur mais la réalité n’est-elle pas souvent pire que la fiction ?
J'ai beaucoup aimé ce roman.

Écrit par : argali | 22/08/2016

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J'ai lu un Michaud grâce à Argali, sinon je ne le connais pas.

Écrit par : Philippe D | 25/08/2016

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