31/07/2016

Le sel de nos larmes, Ruta Sepetys

Présentation. Hiver 1945. Quatre adolescents. Quatre destinées.
Chacun né dans un pays différent. Chacun traqué et hanté par sa propre guerre. Parmi les milliers de réfugiés fuyant à pied vers la côte devant l'avancée des troupes soviétiques, quatre adolescents sont réunis par le destin pour affronter le froid, la faim, la peur, les bombes... Tous partagent un même but : embarquer sur le Wilhelm Gustloff, un énorme navire promesse de liberté...

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Mon avis. Un roman historique à (faire) découvrir...

Je n'ai pas longtemps hésité à participer à cette lecture commune initiée par BettieRose puisque j'avais adoré Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre, du même auteur, que je propose d'ailleurs régulièrement à mes élèves.

Quatre voix dans ce récit pour quatre voies qui se rejoignent alors que l'Allemagne a d'ores et déjà perdu la guerre, autour d'une tragédie maritime méconnue : le naufrage du Wilhelm Gustloff, torpillé le 9 janvier 1945 par un sous-marin soviétique.

Johanna, jeune infirmière lituanienne, qui a quitté son pays en 1941 lorsque Staline l'a occupé. Sa mère ayant des racines allemandes, la famille a été autorisée par le régime nazi à retourner en Allemagne.

  "La culpabilité n'a de cesse de vous poursuivre." [p. 9]

 

Florian, un Allemand d'une vingtaine d'années, mystérieux, taciturne, qui n'a visiblement pas intérêt à tomber entre les mains des Soviétiques. Pas plus qu'entre celles des Nazis.

  "Le destin n'a de cesse de vous poursuivre." [p. 12]

 

Emilia, adolescente polonaise qui s'est échappée de Nemmersdorf, un village investi par l'Armée rouge quelques mois auparavant, y "commettant des crimes et des exactions d'une insigne cruauté". [p. 44]

  "La honte n'a de cesse de vous poursuivre." [p. 14]

 

Enfin, Alfred, jeune "nazillon" abject, méprisable, veule, qui tente de se convaincre qu'un héros sommeille en lui.

  "La peur n'a de cesse de vous poursuivre." [p. 16]

 

Le récit donne la parole à chacun, tour à tour, dans de courts chapitres qui s'enchaînent en un rythme rapide ; les trois premiers se rencontrent lors de l'exode au cours duquel ils fuient les Russes ; quant à Alfred, il est déjà à Gotenhafen, le port d'où partiront le Wilhelm Gustloff et d'autres navires destinés à l'évacuation de soldats et civils allemands.

Chaque "héros" apporte un éclairage particulier sur la guerre selon ce qu'il a vécu, se dévoilant progressivement, et même si le lecteur sait dès le début ce qu'il adviendra du navire, il ignore si certains en réchapperont, ni, le cas échéant, le(s)quel(s).

Le personnage que j'ai préféré est Emilia à qui la guerre a tout pris, et davantage encore, et qui, pourtant, trouve encore la force d'avancer, vaille que vaille, dans le sillage de Florian.

L'auteure raconte, à la fin du livre, le long travail de recherche préalable à l'écriture de ce récit poignant.

 

Traduction : Bee Formentelli.

Titre VO : Salt to te sea (2016).

Ce titre entre dans les challenges "Jeunesse/Young Adult" (34/35) et "Comme à l'école" (- avec un jour d'avance - bleu).

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16:08 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

Je note .....un roman qui devrait me plaire .....

Écrit par : Jacqueline | 31/07/2016

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