20/06/2016

La brigade de l'ombre, 1 : La prochaine fois (,) ce sera toi, Vincent Villeminot

Présentation. Fleur vérifia sur son téléphone : son père ne lui avait laissé aucun message. C'était curieux, ces trois appels successifs. Pourtant, elle décida de faire la morte.

La morte... Une étrange façon de parler, à bien y réfléchir. Et glaçante, quand on l'associait aux coups de fil du commissaire Markowicz. Son père. Pour qui le pire était toujours sûr.

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Mon avis. C'est avec ce titre, susceptible de plaire, me semble-t-il, aux élèves du deuxième degré - et d'être adapté à l'écran -, que je découvre Vincent Villeminot.

Focus sur une Brigade "quelque peu (!) particulière", à savoir le commissaire Markowicz, géant taciturne, féru de littérature, alcoolique à ses (nombreuses) heures, à la jambe raide depuis l'Accident ; le commandant Bosco, alias Gimli, minuscule, "à la peau d'un noir presque violet", dont l'organisation, la réflexion et l'anticipation sont inversement proportionnelles à la taille ; le lieutenant Toussaint Fermeture, Jimi Hendrix de la bande, fumette comprise, champion toutes catégories lorsqu'il est question d'atteindre son but par des moyens (très) éloignés de la légalité ; les Parques, un trio féminin aux personnalités "variées".

S'est dernièrement ajoutée Joubert, immédiatement baptisée Diane de Moitié par Jimi. C'est par l'intermédiaire de cette nouvelle recrue que le lecteur découvre les membres de ce groupe bizarroïde, à première vue hétéroclite : le genre de personnes qui, comme on dirait par chez nous, "n'ont pas toutes leurs frites dans le même sachet".

La Brigade s'arroge le droit d'enquêter sur le meurtre, particulièrement horrible d'une jeune fille ; or, "hier midi, dans la cour intérieure, devant le cadavre de la jeune fille éventrée et démembrée, il [Marcowicz] avait entendu la chanson de l'ennemi, et celle de sa famille. Elles s'entremêlaient. Cela signifiait que quelqu'un en voulait à la famille - sa brigade, en l'occurrence, puisqu'il n'avait de facto plus de famille." [p. 46]

Même si les personnages sont (délicieusement) caricaturaux - la fille cadette du commissaire, Adé(laïde), est "un poème" - et même si l'humour est parfois (délicieusement aussi) de mauvais goût, j'ai apprécié cette lecture qui allie investigations et fantastique ; j'ai en outre beaucoup aimé la fin de ce premier opus qui appelle le suivant...

Merci à Livraddict et aux éditions Casterman pour ce partenariat.

 

Ce livre entre dans les challenges "Jeunesse/Young Adult" (26) ; "de la Licorne 2" (thriller-policier pour cette session) ; "Littérature de l'imaginaire" (19) et "Un genre par mois" (jeunesse pour juin).

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16:51 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

Je lis ton billet .... et je sens bien que ce roman n'est pas pour moi ....:)

Écrit par : Jacqueline | 22/06/2016

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