01/03/2016

Un parfum d'encre et de liberté, Sarah McCoy

Présentation. 1859. La jeune et impétueuse Sarah apprend qu'elle ne pourra pas avoir d'enfant. Mais comment trouver un sens à sa vie dans ce monde régi par les hommes ? Comment trouver sa place quand on est la fille de John Brown, célèbre abolitionniste qui aide les esclaves à fuir ?

2014. Eden et son pari emménagent dans la banlieue de Washington dans l'espoir de sauver leur mariage et fonder enfin une famille. En explorant sa nouvelle demeure, la jeune femme découvre une tête de poupée ancienne. Que signifient les mystérieuses lignes qui la recouvrent ?

Plus de cent cinquante ans séparent Eden de Sarah, mais sur la grande carte du monde et de l'Histoire, les destins de ces deux femmes se rejoignent en plus d'un point.

Un voyage exaltant, à la redécouverte du courage, de la famille, de l'amour et de l'héritage.

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Mon avis. J'ai beaucoup aimé ce roman inspiré d'une réalité historique douloureuse ; l'auteure explique d'ailleurs à la fin du livre les étapes de l'écriture.

Le récit alterne 19e et 21e siècles : nous découvrons d'abord Sarah en ces temps troublés annonciateurs de la guerre de Sécession. Son père, John Brown, fait partie des abolitionnistes qui risquent leur vie pour défendre leurs convictions. Sarah est bien décidée à leur apporter son aide, même si elle n'est "qu'une fille", davantage encore diminuée lorsqu'elle apprend qu'elle ne pourra pas porter d'enfant. Elle ne baisse pourtant pas les bras et veut mettre son talent de dessinatrice au service de "la cause", quels que soient les risques encourus.

C'est ensuite Eden qui fait son apparition - 2014 - : elle vient de s'installer avec Jack, son mari, à New Charleston, en Virginie-Occidentale. Le couple bat de l'aile en raison des multiples tentatives (désespérées) de concevoir un bébé. Sans succès. Eden, de plus en plus aigrie, est devenue invivable et Jack tente, tant que faire se peut, de "s'accrocher".

Aucune des deux héroïnes n'a été pour moi, dans un premier temps, attachante ; j'ai dû attendre que la trame se déroule avant qu'elles ne m'apprivoisent, lentement mais sûrement. Un trait d'union apparent : la tête d'une poupée qu'Eden découvre, incidemment, dans une cave de sa nouvelle maison.

Difficile de lâcher le livre une fois que je l'ai eu commencé : chaque chapitre se termine de telle manière que je désirais à tout prix connaître la suite ; les pages se sont donc tournées (presque) toutes seules.

Côté personnages, j'ai beaucoup apprécié Cleo, la jeune voisine d'Eden, pipelette invétérée, ainsi que Freddy, le fils d'un fidèle ami de John Brown. En toile de fond, les tensions exacerbées entre Sudistes et Nordistes. Et la souffrance des esclaves.

Traduction : Anath Riveline.

Merci aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat.

17:58 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

Commentaires

Oh oh ..... Voilà un roman qui devrait me plaire ...:)

Écrit par : Jacqueline | 01/03/2016

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Je n'en ai pas entendu parler jusqu'ici mais il me tente bien après avoir lu ton billet.
Je le note !! Mais vais peut-être attendre le poche.

Écrit par : argali | 01/03/2016

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C'est un livre qui m'intéresse beaucoup, j'espère le lire prochainement, il a l'air passionnant !

Écrit par : Casscrouton | 01/03/2016

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