29/01/2016

Silo, Hugh Howey

Présentation. Dans un futur post-apocalyptique indéterminé, quelques milliers de survivants occupent  un silo souterrain de 144 étages. Presque tout y est interdit ou contrôlé, y compris les naissances. Ceux qui enfreignent la loi sont expulsés en dehors du silo, où l'air est toxique. Avant de mourir, ils doivent nettoyer les capteurs qui retransmettent des images brouillées du monde extérieur sur un écran géant. Mais certains commencent à douter de ce qui se passe réellement dehors.

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Mon avis. Un récit que j'ai beaucoup apprécié...

Dès la première page, le lecteur se retrouve piégé dans le silo dont la colonne vertébrale n'est autre que l'escalier qui relie (ou sépare ?) les 144 étages de cette boîte gigantesque.

On accompagne d'abord Holston, le shérif du silo, en train de gravir les dernières marches, celles qui conduisent "au lieu ultime" : Holston est bel et bien déterminé à sortir, signant par là même son arrêt de mort.

Ensuite, focus sur Jahns, une dame vieillissante mais toujours énergique, qui occupe la fonction de maire ; suite au nettoyage entrepris par Holston, elle a pour mission de nommer un nouveau shérif. Pour ce faire, elle a décidé d'accomplir le "voyage" qui la mènera vers les Machines, soit 140 étages plus bas, en compagnie de Marnes, l'adjoint du shérif.

Troisième personnage : Juliette, une jeune femme qui travaille "au fond", une "graisseuse" comme disent ceux des étages supérieurs. C'est Juliette qui a été choisie par Jahns pour succéder à Holston mais tout le monde ne l'entend visiblement pas de cette oreille.

  "Elle et Marnes trouvèrent leur rythme de croisière, chaque pied déjà tendu vers la marche suivante, une sorte d'effondrement des os, de résignation à la gravité, se laisser tomber sur ce pied, glisser la main, tendre la canne, recommencer. Le doute s'insinua en Jahns aux abords du trentième étage. Ce qui semblait une belle aventure au lever du soleil lui semblait désormais une entreprise immense. Chaque pas se faisait à contrecœur, avec la conscience de l'effort éreintant qu'il faudrait pour reconquérir cette altitude.

   Au trente-deuxième, ils passèrent la station d'épuration du haut et Jahns réalisa que certaines parties du silo étaient presque nouvelles pour elle. À sa grande honte, il y avait une éternité qu'elle n'était pas descendue si bas. Et entre-temps, des changements étaient intervenus. Des constructions et des réparations étaient en cours. Les murs n'étaient plus de la même couleur que dans son souvenir. Encore qu'il lui était difficile de se fier à son souvenir..." [p. 96 - 97]

 

Ces trois personnages attachants jouent un rôle prépondérant dans l'histoire, grains de sable qui vont gripper la mécanique (finalement pas aussi) "totalitairement huilée" (que certains le voudraient). Dès lors, les nettoyages se suivent et (ne) se ressemblent (pas).

Je ne me suis pas ennuyée une seconde alors que certains (longs) passages décortiquent pourtant les lieux, et particulièrement celui où tout se (dé)noue : l'escalier, bientôt témoin muet du drame qui se joue...

Traduction : Yoann Gentric et Laure Manceau.

Merci au Livre de Poche pour ce partenariat.

 

Ce livre entre dans les challenges "Littérature de l'imaginaire" (7) et "Phileas Fogg" (USA).

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19:43 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

Je suis contente de lire que tu as apprécié ce roman .... J'ai beaucoup aimé la trilogie ..... Le second tome est encore meilleur ....:) .... Le dernier est très bien aussi malgré deux bémols : un peu trop "technique" à mon goût et pas de réponse à certaines questions que je me suis posées ....
Une saga qui m'a passionnée ...:)

Écrit par : Jacqueline | 29/01/2016

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