03/01/2016

Le Visage de Satan, Florent Marotta

Présentation. Un hurlement. Là, quelque part, qui se répercutait sur les murs poisseux et humides de la pièce. L'endroit ressemblait davantage à une cave avec ses murs bruts et ses parois voûtées. Puis un râle d'agonie s'étouffa, comme si même la mort prenait plaisir à attendre. L'homme pendait comme une vulgaire carcasse de viande accrochée à une esse de boucher. Son visage n'était que souffrance, rictus d'agonie et d'abomination. « Faites que je meure », implora-t-il en silence.

visage-satan.jpg

Mon avis. Un titre et une présentation qui donnent le ton, sanglant s'il en est...

Quelques jours avant la "fin du monde programmée" de décembre 2012, les forces obscures se déchaînent et c'est par le biais de Gino Paradio, ex-policier, alcoolique (pas encore tout à fait) repenti, devenu détective privé, présentement sans travail, que le lecteur plonge dans une atmosphère glauque, dégoulinante de satanisme...

Gino est lui-même poursuivi par ses propres démons : sa sœur est décédée, renversée par un chauffard, et ses parents ont été assassinés. Depuis lors, la colère, la haine et la vengeance lui tiennent compagnie...

Alors qu'il se demande à quoi se raccrocher dans la vie, en lutte perpétuelle contre l'envie prégnante d'à nouveau s'oublier dans l'alcool, il est contacté par Sibylle Pech, une veuve sculpturale qui lui demande de prouver que son mari défunt, victime d'une crise cardiaque, a bel et bien été assassiné. Le détective ne "sent pas" cette affaire, mais il lui faut bien se nourrir - à défaut de boire - et le voici lancé dans cette enquête susceptible d'être pour lui la dernière...

Or il se fait que d'horribles crimes sont perpétrés dans la capitale française et Gino commence à se demander si ceux-ci et ses investigations ne seraient pas liés. Il sera contraint, à certains moments, de se dépouiller de la carapace qu'il s'est forgée et de son "armure cartésienne" s'il veut espérer trouver le "fin mot" de l'histoire, au risque de sombrer définitivement dans sa part d'ombre, celle qui ne demande qu'une chose : l'engloutir. Irrémédiablement.

Malgré les erreurs de langue qui émaillent çà et là le texte, et même si j'ai parfois été heurtée (!) par les crimes savamment orchestrés par le Mal(in), j'ai été happée par l'histoire et j'ai beaucoup apprécié le personnage principal, anti-héros perpétuellement sur le fil du rasoir (!), qui, à son corps défendant, entrouvre les portes de l'occultisme...

Âmes sensibles s'abstenir...

Merci aux éditions Taurnada pour ce partenariat.

 

Ce titre entre dans le challenge "Comme à l'école" (Thème : rouge).

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17:14 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

Oh, la présentation, ton commentaire ...... Je vais m'abstenir .... trop "gore" pour moi certainement .....:)

Écrit par : Jacqueline | 04/01/2016

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