25/10/2015

Reflex, Maud Mayeras

Présentation. Iris Baudry est photographe de l'identité judiciaire. Disponible nuit et jour, elle est appelée sur des scènes de crime pour immortaliser les corps martyrisés des victimes. Iris est discrète, obsessionnelle, déterminée. Elle shoote en rafales des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné onze ans auparavant.

Mais une nouvelle affaire va la ramener au cœur de son cauchemar : dans cette ville maudite où son fils a disparu, là où son croque-mitaine de mère garde quelques hideux secrets enfouis dans sa démence, là ou sévit un tueur en série dont la façon d'écorcher ses victimes en rappelle une autre. La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu'Iris croyait éteint va s'enflammer à nouveau dans l'objectif de son reflex.

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Mon avis. Ne préparez pas la guillotine ou la corde pour me pendre - un sort d'ailleurs bien trop "doux" en regard de la manière dont meurent les victimes dans le récit - même si j'ose dire que j'ai très peu apprécié ce roman car je m'y suis (beaucoup) ennuyée. Cependant, j'avais envie de découvrir la fin qui, selon la majorité des blogueurs - il est beaucoup plus difficile de trouver un avis négatif/mitigé à propos de ce livre qu'un avis positif/dithyrambique -, allait (forcément) me "tournebouler".

Focus (!) sur Iris, "photographe de la mort" au service de la justice : elle décortique les scènes de crime et les fixe sur pellicule. Il se fait qu'elle est amenée, dans le cadre de son travail, à revenir sur les lieux qui l'ont vue grandir et qu'elle a quittés une bonne dizaine d'années auparavant - espérait-elle définitivement - suite à la disparition et au meurtre de son fils Swan, âgé de six ans.

Les souvenirs douloureux resurgissent, telle de la lave qui petit à petit embrase tout sur son passage : Iris évoque alors le passé, son passé, ce passé qui l'a anéantie. Les chapitres qui lui sont consacrés sont entrecoupés de parties titrées Silence, jusqu'à ce que les deux histoires se recoupent. C'est sans conteste cette "deuxième intrigue" que j'ai préférée.

Je n'ai pas aimé l'écriture, qui cadre pourtant bien, me semble-t-il, aux personnages et je n'ai nullement été touchée par "l'héroïne" ; en outre, j'attendais de me laisser submerger par l'atmosphère oppressante et la tension censées imprégner les pages : ce ne fut pas le cas. Ce n'est que vers la quatre centième (!) que j'ai été davantage accrochée par les phrases me conduisant vers ce dénouement qui devait normalement me percuter. Je l'ai été, oui, mais j'avais tant (et tant) attendu que le soufflé avait déjà sérieusement commencé à retomber et que le plat servi à table avait perdu toute "saveur"...

Je suis donc passée complètement à côté ; cela arrive. Allez lire d'autres billets : nul doute que vous aurez envie de vous forger votre propre avis.

 

Ce titre entre dans les challenges "Un genre par mois" (thriller ou polar ou policier pour octobre), "Un mois, une consigne" (roman effrayant en octobre) et "de la Licorne" (thriller-policier en octobre-novembre).

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18:24 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

Commentaires

Hihi, nos avis divergent : j'ai vraiment apprécié ce roman très noir avec les deux histoires en parallèle, l'attente du "point de rencontre" puis la tension qui va crescendo jusqu'à la fin qui m'a laissée "pantelante" .... Je me souviens que l'auteure avait donné quelques indices car à deux ou trois reprises, j'avais froncé les sourcils en me disant : "Oh, bizarre".....:)

Écrit par : Jacqueline | 25/10/2015

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Vu comme ça ... ça ne donne pas vraiment envie de s'y pencher...en effet !

Écrit par : Licorne | 26/10/2015

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Oh dommage, j'avais beaucoup apprécié cette lecture (^-^) Parfois, ce n'est tout simplement pas le moment... et puis il faut bien une exception ! ^^

Écrit par : Mina | 28/10/2015

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