13/09/2015

La Voie des rois, 2 : Les archives de Roshar, Brandon Sanderson

Présentation. "Je me souviens des jours avant l'Ultime Désolation. Avant que les Hérauts ne nous abandonnent, et que les Chevaliers Radieux se retournent contre nous. Des jours où la magie était encore de ce monde, et l'honneur dans le cour des hommes.

Aujourd'hui nous surveillons quatre personnes. Le premier est un chirurgien qui est devenu soldat dans une guerre brutale. Le deuxième est un assassin qui pleure en tuant. La troisième est une jeune femme dont la robe d'étudiante abrite un cœur de voleuse et de traitresse. Le dernier est un prince dont les yeux se sont ouverts sur le passé, tandis que son appétit pour la guerre décroit. Le monde changera. La magie des anciens jours sera de nouveau la nôtre. Ces quatre personnes sont la clé. L'un d'entre eux nous aidera. Et l'un d'entre eux nous détruira."

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Mon avis. J'ai pris autant de plaisir à lire ce deuxième tome que le précédent...

Brandon Sanderson continue ici à planter, de manière détaillée, le décor d'une intrigue complexe, dans laquelle chacun des personnages majeurs joue un rôle prépondérant.

J'avais hâte de savoir de quelle manière Kaladin allait se sortir de la "punition" infligée par Sadeas et je suis restée au fil du texte très attachée au jeune homme, indissociable de ses hommes de pont, un groupe auquel on s'attache inévitablement, les sacrifiés de la première ligne.

  "- Aujourd'hui, ce n'est pas comme ça que nous allons commencer. Vous n'avez pas besoin qu'on vous humilie. Vous ne rêvez pas de gloire : vous rêvez de survie. Par-dessus tout, vous n'êtes pas le groupe pitoyable et mal préparé que la plupart des sergents doivent affronter. Vous êtes coriaces ; je vous ai vus courir des kilomètres en portant un pont. Vous êtes courageux ; je vous ai vus charger droit vers une ligne d'archers. Vous êtes déterminés ; autrement vous ne seriez pas ici, maintenant, avec moi." [p. 220]

 

Dalinar, toujours tourmenté par ses visions, emporte aussi mon adhésion et je me demandais quand/si Kaladin et lui allaient (enfin) se côtoyer, d'autant que les points communs relatifs à leurs qualités humaines et au respect de la vie d'autrui semblaient devoir les rapprocher.

  "- On n'abandonne pas ses alliés sur un champ de bataille. Pas à moins qu'il n'y ait aucun recours. C'est l'un des codes.

   Sadeas secoua la tête.

   - Votre honneur vous fera tuer, Dalinar. (Il semblait perplexe.) Non que je m'en plaigne aujourd'hui, notez bien !

   - Si je devais mourir, répondit Dalinar, je le ferais en ayant vécu ma vie comme il se devait. Ce n'est pas la destination qui compte, mais la façon dont on y parvient." [p. 356 - 357]

 

Szteh-fils-fils-Vallano, Shallan, Jasnah, Elhokar et Syl y apparaissent sporadiquement mais la gigantesque toile continue à se tisser, mettant ainsi en lumière, point après point, chaque élément destiné à y jouer un rôle. Parallèlement se dessinent plus précisément les contours de Navani, la belle-sœur de Dalinar, et des Parshendis.

Je lirai bien volontiers la suite de cette fresque...

Un grand merci au Livre de Poche pour ce partenariat.

Traduction : Mélanie Fazi. 

15:17 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

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