14/12/2014

Trente-six chandelles, Marie-Sabine Roger

Présentation. Allongé dans son lit en costume de deuil, ce 15 février, à l'heure de son anniversaire, Mortimer Decime attend sagement la mort car, depuis son arrière-grand-père, tous les hommes de sa famille sont décédés à onze heures du martin, le jour de leurs 36 ans.

La poisse serait-elle héréditaire, comme les oreilles décollées ? Y a-t-il un gène de la scoumoune ? Un chromosome du manque de pot ? Que faire de sa vie, quand le chemin semble tout tracé à cause d'une malédiction familiale ?

Entre la saga tragique et hilarante des Decime, quelques personnages singuliers et attendrissants, une crêperie ambulante et une fille qui pleure sur un banc, on suit un Mortimer finalement résigné au pire. Mais qui sait si le Destin et l'Amour, qui n'en sont pas à une blague près, en ont réellement terminé avec lui ?

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Mon avis. Une lecture agréable, rafraîchissante, qui donne le sourire aux lèvres...

Dès les premiers billets relatifs à la rentrée littéraire, mon intérêt a été attiré par ce livre. J'ai donc "postulé" pour le recevoir dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire 2014 organisés sur PriceMinister.

Il est toujours risqué d'en attendre beaucoup d'un livre, surtout quand il est question d'humour, car la déception peut être à la hauteur des espoirs [me revient en mémoire Pourquoi j'ai mangé mon père, de Roy Lewis qui a fait (sou)rire (presque) tout le monde, sauf moi].

L'intérêt du récit réside dans la situation initiale tout à fait originale : Mort(imer) attend la mort à laquelle il s'est préparé depuis son plus jeune âge puisque dans la famille, la grande faucheuse s'en vient chercher les hommes le jour de leur trente-sixième anniversaire, à 11 heures précisément. Mortimer a tout prévu et attend d'être, lui aussi, marqué du sceau de la malédiction séculaire. Il attend. Il attend. (Dés)espérément... Pour "rien". Pour "rien" ? Ce n'est pas si simple.

L'intérêt du récit réside aussi dans l'humour, parfois doux-amer, parfois caustique, distillé au fil du texte, ainsi que dans les personnages : les plus attachants, selon moi, sont le couple d'amis (les seuls, d'ailleurs) de Mortimer, Nassardine et Paquita.

 

  "Avec le recul, j'ai réalisé que mon père était un dépressif qui avait très mal vécu la perspective de son décès prématuré. Sa mort lui avait pourri la vie, en somme." [p. 35]

 

  "Je trouve que Mortimer, ça résonne aux oreilles comme un impératif.

   Allez, Morty, meurs !" [p. 40]

 

  "- Tu es belle comme la reine d'Angleterre, j'ai dit.

   - J'ai toujours eu une tête à chapeaux.

   Je lui ai répondu que c'était mieux que d'avoir une tête à claques." ´[p.175]

 

   "Tourner la page ne sert pas à grand-chose, quand c'est le livre entier que l'on voudrait changer." [p. 202]

 

Vous l'aurez compris, la sauce a pris pour moi. Indéniablement.

 

Merci à PriceMinister pour cette belle découverte, à laquelle j'attribue la note de 16.

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Ce titre entre aussi dans les challenges "des 170 idées" (151 : des bougies), "Rentrée littéraire 3 %" (18/6) ainsi que "A la découverte d'auteurs" (34).

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16:54 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

Commentaires

Malgré ton 16, une lecture que je ne tenterai pas ..... Je ne suis guère bon public pour ce genre de romans .....:-)

Écrit par : Jacqueline | 14/12/2014

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J'ai beaucoup hésité avant de commander ce livre. Ce fut une heureuse surprise.
Un livre qui fait sourire, qui rend de bonne humeur.
Bonne (dernière) semaine.

Écrit par : Philippe D | 14/12/2014

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J'ai moi aussi choisi et reçu ce livre. J'ai bien aimé même si je suis restée un peu sur ma faim, je n'ai pas trouvé ce que j'en attendais.
Ma critique, si cela t'intéresse :

http://le-monde-de-celine.over-blog.com/2014/11/trente-six-chandelles-marie-sabine-roger.html

Écrit par : Céline/cedibo | 27/12/2014

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