11/11/2014

Les Géants, Benoît Minville

Présentation.

ÇA SE PASSE SUR LA CÔTE BASQUE.

Les Géants, ce sont eux :

Deux familles, un clan qui se serre les coudes depuis toujours.

Les parents, ouvriers et pêcheurs, gardent la tête haute.

Leurs fils ont le surf pour vocation, peu ou pas d'horizon.

 

ET SOUDAIN, LA VAGUE ARRIVE :

César, le grand-père revient.

Il a passé 20 ans en prison ; tout ce temps, on a fait croire qu'il était mort...

... et il a des comptes à régler.

 

DE LOURDS SECRETS À DÉTERRER.

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Mon avis. Décidément, les éditions Sarbacane font mouche avec cette collection Exprim' destinée aux (grands) adolescents. C'est une nouvelle fois le cas avec ces Géants.

Direction le Pays Basque où nous découvrons deux amis "à la vie à la mort", Marius et Estéban, soudés aussi par une passion commune : le surf.

  "Le mouvement. Tout résidait dans le mouvement. La vie n'était que mouvement, et ils étaient persuadés que le corps ne devenait réalité que dans l'alchimie du vent et de l'eau." [p. 44]

 

Pour eux, la vie, ce n'est pas "tout rose et violette" : les parents de Marius ont parfois du mal à nouer les deux bouts et le jeune homme est au chômage.

La famille d'Estéban, quant à elle, vit dans un mobil-home "en transhumance" lorsque le camping où elle réside accueille les vacanciers d'été ; elle tire toujours le diable par la queue. Estéban et sa maman se crèvent au travail pendant que le papa, Henriko, noie plus souvent qu'à son tour dans l'apéro sa honte et son orgueil blessé, depuis qu'un accident de travail l'a laissé sur le carreau et que Bartolo, son plus jeune fils, a été diagnostiqué "légèrement autiste". Nouvelle erreur de parcours pour ce père désormais sans repères. Les deux familles s'épaulent quand les temps sont vraiment trop durs.

Ban a trouvé son soleil en la personne d'Alma, la sœur de Marius mais personne n'est au courant de cette lumineuse relation. Personne ne peut l'être d'ailleurs même s'ils savent qu'un jour, il faudra bien le leur apprendre.

Le fragile (dés)équilibre est rompu lorsqu'en pleine nuit débarque chez Marius un homme qu'il ne connaît ni d'Eve ni d'Adam : son grand-père, officiellement mort depuis bien longtemps. Des lézardes apparaissent alors dans la cellule familiale qui s'effrite, lentement mais sûrement, avec l'arrivée inopinée de ce tonton grand-père (ex-)flingueur qui vient de recouvrer la liberté après vingt ans à l'ombre.

J'ai beaucoup aimé ce récit qui met le doigt là où ça fait mal : les relations parfois tendues entre adolescents et parents ; l'acceptation difficile du handicap ; le regard des autres lourd de signification ; les problèmes financiers qui rendent le sommeil difficile ; la remise en question des valeurs sur lesquelles on s'est construit ; la difficulté de (continuer à) croire en ses rêves, quoi qu'il puisse en coûter...

L'écriture est telle que l'on ressent une pression qui imprègne les pages à l'instar de la chaleur omniprésente : on tourne les pages, désireux de connaître la suite du récit, tout en redoutant de voir s'inscrire les mots/maux...

Un extrait de la bande-son.

 

Grand merci aux éditions Sarbacane pour ce partenariat.

 

Ce livre entre dans les challenges "A la découverte d'auteurs" (26) et "Jeunesse/Young Adult" (5).

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17:41 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

Tu parles bien de ce roman .... mais je ne sais pourquoi ..... il ne me tente guère .... :-)

Écrit par : Jacqueline | 11/11/2014

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Si c'est destiné aux grands adolescents, ça devrait être bon pour moi!
Bon dimanche.

Écrit par : Philippe D | 15/11/2014

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