13/09/2014

Meurtre sous le signe du zen, Oliver Bottini

Présentation. Quand son supérieur la tire de ses vapeurs alcoolisées, le commissaire Louise Bonì se rebelle : il neige à gros flocons. Son mari l'a quittée par temps de neige, son frère s'est tué en voiture à cause de la neige et c'est dans la neige qu'elle a abattu un pédophile meurtrier. Quel danger peut bien présenter un moine bouddhiste qui marche, pieds nus dans ses sandales ?
Une énigme angoissante qui mènera l'enquêtrice jusqu'au plus profond de la forêt, du trafic d'enfants, de l'ignominie. Et de son propre abîme.

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Mon avis. J'ai vraiment apprécié ce livre, malgré son rythme lent. C'est typiquement le genre de récit que vous pouvez laisser au bord du chemin si vous souhaitez de l'action à tout prix ; dans le cas contraire, laissez-vous tenter...

Au point de départ, un moine bouddhiste, apparemment blessé, marche dans le paysage enneigé, sans s'arrêter ou presque.

Louise, alias Luis pour ses collègues, enquêtrice "imbibée" plus souvent qu'à son tour (une bouteille de Jägermeister est sa "meilleure ennemie") est envoyée dans le petit village allemand avec pour mission d'en apprendre plus sur ce curieux moine.

Louise est sur la sellette en raison de son alcoolisme chronique : elle est censée jauger la situation et passer la main pour se mettre au vert. En d'autres termes, se retrouver en congé forcé de désintoxication.

Les réflexions de l'enquêtrice ont autant d'importance dans le récit que le fil, très ténu dans un premier temps, des recherches. Elle sait qu'elle va devoir lever le pied mais elle pressent que derrière "cette affaire qui n'en est pas (encore) une" se cache probablement une horrible réalité. Tenace, elle s'incruste. Envers et contre tout. Envers et contre tous. Si tant est qu'elle soit capable de rester lucide alors que survient le drame.

  "Elle savait qu'elle devait lui demander quelque chose, mais elle ne se rappelait plus quoi. [...]

   Sur le coup de minuit, un nom commença à émerger tout doucement de la mémoire de Louise pour s'imposer à son esprit. Au début, l'image qu'il évoquait se composait uniquement de deux immenses lobes d'oreille. Puis elle entendit une voix décontractée." [p. 216 - 217]

 

Les rencontres faites deviendront peut-être des bouées de sauvetage. Peut-être.

 

Merci aux éditions de l'aube pour ce partenariat.

Traduction : Didier Debord.

Ce livre entre dans les challenges "Rentrée littéraire 1 %" (5) et "À la découverte d'auteurs" (11).

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17:04 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

Je ne recherche pas "de l'action à tout prix" mais ....je ne suis pas tentée de découvrir "le paysage intérieur" de Louise ...

Écrit par : Jacqueline | 13/09/2014

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