23/08/2014

On aurait dit une femme couchée sur le dos (ses longs cheveux de pierre descendant jusque dans l'eau), Corine Jamar

Présentation. Fuyant son père et son passé, Samira a trouvé en Crète un lieu pour vivre, un univers qui, s’il lui demeure un peu étranger, est devenu profondément le sien, sublimé par la mer et les montagnes qui en forment les contours. Elle épouse là le bel Eleftheris et ouvre une petite cantine sur la plage de l’Akrotiri, mondialement célèbre depuis le succès du film Zorba le Grec. Son bonheur n’est cependant pas sans ombres [...]

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Mon avis. Voici un récit qui réchauffe en ce mois d'août (très) frais puisqu'il se déroule en Crète...

La Crète, la mer, le sable, les montagnes dessinent le cadre enchanteur de cette histoire ; ce paysage "âprement idyllique" joue d'ailleurs lui-même le rôle d'un personnage à part entière, fidèle à lui-même. Toujours.

Le récit est raconté par le fils de Samira et Eleftheris, un couple profondément amoureux de la Crète, le pays où est né Eleftheris, le pays que Samira a fait sien. Autour d'eux gravitent bon nombre de personnages, avec leurs fêlures.

"Ma mère aurait tant voulu garder son rêve de Crête intact, vierge, pur et immaculé comme l'étaient les plages avant l'arrivée de l'homme." [p. 9]

 

Ils vivent en communion avec la mer, au creux d'une nature alors encore préservée, dans la petite cantine qu'ils tiennent sur la plage de l'Akrotiri. Mais une ombre palpable obscurcit le ciel de Samira depuis que la trahison s'est immiscée dans leur vie. La sienne. Mais pas seulement.

Le malaise grandit (im)perceptiblement, comme une boule au creux du ventre qui se (dé)noue, jusqu'à l'explosion, à l'instar - comme il se doit - d'une tragédie grecque.

"Le matin, en se levant, quelque chose, elle l'a senti, avait changé. Le ciel était d'un bleu plus froid, plus métallique que la veille. La chevelure de pierre de la montagne grisonnait par endroits et la mer paraissait très silencieuse, comme à l'écoute du message que lui envoyaient, soufflant dans le laurier sauvage et l'acanthe épineuse des bords de chemin, les dieux [...]." [p. 173]

"C'est drôle comme souvent dans la vie, on obtient ce qu'on veut au moment où ça nous occupe moins l'esprit, au moment où [...] on lâche enfin prise." [p. 212]

Un beau voyage...

Merci à l'auteure et à Francis Dannemark pour ce partenariat.

 

Un titre qui entre dans les challenges "A la découverte d'auteurs" (6) et "Rentrée littéraire 1 %" (2). 

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11:34 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

Commentaires

Une de mes prochaines lectures, justement ;o)

Écrit par : Nahe | 23/08/2014

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Bonne lecture :-)

Écrit par : paikanne | 23/08/2014

Une lecture qui me tente ...:-)

Écrit par : Jacqueline | 24/08/2014

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