12/07/2014

Docteur Sleep, Stephen King

Présentation. Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi... Hanté par l’idée qu’il aurait pu hériter des pulsions meurtrières de son père Jack, Dan Torrance n’a jamais pu oublier le cauchemar de l’Hôtel Overlook.

Trente ans plus tard, devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de "Docteur Sleep", Docteur Sommeil. La rencontre avec Abra Stone, une gamine douée d’un shining phénoménal, va réveiller les démons de Dan, l’obligeant à se battre pour protéger Abra et sauver son âme...

Docteursleep.jpg

Mon avis. Quand mon kiné est arrivé avec Docteur Sleep (!) pour me le prêter, j'ai décidé de le lire même si je n'avais pas lu Shining ; je crois avoir vu le film qui en a été tiré... il y a longtemps... Peu importe, je me suis lancée malgré tout dans cette suite...

Hé bien j'ai retrouvé avec plaisir "le King", beaucoup lu voici trente ans (je garde notamment un souvenir vivace de Misery, La peau sur les os ou encore Christine), redécouvert avec Dôme.

Une fois n'est pas coutume, je commence par ce qui a été pour moi le point négatif : le début long. Très (très) long. J'attendais vraiment que les choses commencent - un jour (une page) - à bouger, espérant que cette attente ne soit pas vaine. Elle ne l'a pas été... mais il a fallu du temps pour poser le(s) cadre(s).

Ainsi donc le récit commence avec l'évocation de Dan(ny), celui qui fut le petit garçon de Shining  ; il espérait avoir laissé ses démons derrière lui mais quand on a le Don, impossible de couler des jours tranquilles, d'autant que l'alcool coule, lui, à flots et le déglingue lentement mais sûrement. Quoi qu'il tente de faire, le passé reste prégnant.

On découvre ensuite un groupe de "personnages" par qui le Mal arrive : le Nœud Vrai, entité qui se nourrit de la douleur humaine ; plus la souffrance est aiguë, plus ils prennent "un pied régénérescent". Le Mal à l'état (im)pur.

Enfin apparaît une petite fille au psychisme très (trop ?) puissant : Abra Stone.

 

  "Et ils l'avaient enlevé...

   Abra s'aventura plus profond. Elle ne s'attarda pas sur ce qu'avait vu Brad car il n'avait rien vu qu'une moquette grise. Il était ligoté avec du ruban adhésif et couché face contre terre sur le plancher de cet engin monstrueux que conduisait Barry le Chinois. Mais ce n'était pas un problème. Car maintenant qu'elle était syntonisée, elle pouvait voir au-delà de lui. Elle pouvait voir... [...]

   Bien. Maintenant, elle savait où ils l'avaient tué, et où - elle en était sûre - ils l'avaient enterré, lui et son gant de base-ball. Si elle appelait le numéro des Enfants disparus et exploités, ils entendraient une voix de gamine et raccrocheraient... " [p. 240 - 241]

 

C'est à partir du moment où ces trois histoires commencent à se rejoindre que j'ai eu du mal d'interrompre ma lecture : je me suis attachée autant à Dan, en lutte perpétuelle avec lui-même, qu'à Abra, obligée de cacher le plus possible ses "talents" à ses parents pour les préserver. Tant que faire se peut.  Ces deux êtres tourmentés vont tâcher de lutter contre ce Nœud Vrai mais la réussite est très loin d'être assurée car le groupe est fort des facultés "particulières" de chacun de ses membres. À l('horrible)a puissance 100.

18:58 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

J'ai encore quelques St. King dans ma bibli.
Pas le temps de tout lire!
Bon dimanche.

Écrit par : Philippe D | 12/07/2014

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Il est dans ma liseuse .... mais j'attends "le bon moment" pour le commencer ....:-)

Écrit par : Jacqueline | 13/07/2014

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