24/03/2014

La chambre d'Hannah, Stéphane Bellat

Présentation. Paris, février 1992. Pierre Descarrières, 11 ans, est malheureux coincé entre une vie terne et des parents qui se déchirent quotidiennement. Seul dans sa chambre, il rêve d'un frère ou d'une sœur qui viendrait rompre sa solitude.

Paris, février 1942. Hannah Klezmer, 11 ans, étouffe dans l'espace confiné de son appartement, mise à l'écart parce que juive.

Leurs routes n'auraient jamais dû se croiser. Et pourtant, c'est arrivé. Car il existe entre eux un lien plus fort que le temps et la folie des hommes. Si La Chambre d'Hannah plonge ses racines dans l'Histoire la plus sombre, c'est aussi le roman sensible et lumineux d'une amitié entre deux enfants qui n'ont, au premier abord, rien en commun: ni leur condition, ni leur époque. Avec, en filigrane, ces deux questions essentielles : jusqu'où aller par amitié ? Sommes-nous prêts à croire l'impossible ?

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Mon avis. Un récit original par la manière dont il est traité ; un récit touchant, aussi.

C'est l'histoire d'une rencontre improbable, impossible même, entre deux enfants que tout sépare, y compris le Temps. Surtout le Temps.

Pourtant les relations se tissent entre deux époques : celle de Pierre, 11 ans dans les années nonante, un garçon qui souffre profondément de la mésentente (le mot est faible) de ses parents. Il songe même à en finir avec l'existence. Heureusement, il vit une profonde et indéfectible amitié avec Maxime, confident de la première heure.

L'autre époque, c'est celle d'Hannah, même âge, qui surgit un jour au beau milieu de la chambre de Pierre, dans ses vêtements défraîchis, et lui relate des événements dont il n'a, jusqu'alors, jamais entendu parler.

Pierre attend désormais les échanges avec sa nouvelle amie, porte ouverte sur l'Histoire. Il évoque bientôt ces étranges visites auprès de Maxime qui, comme toujours, le soutient et l'éclaire grâce à son sens pratique.

Naît alors l'idée ahurissante que le passé peut être modifié. Pour ce faire, l'aide des adultes est nécessaire : une autre paire de manches...

J'ai vraiment passé un bon moment en compagnie de cet attachant trio ; la seule chose qui m'a un tantinet ennuyée, c'est la manière dont s'exprime Pierre, tantôt comme un enfant (grandi trop vite), tantôt comme un adulte. J'aurais préféré l'un ou l'autre point de vue, et non un mélange des deux.

Merci à Gilles Paris pour ce partenariat.

 

La couverture illustre l'idée n° 56 du challenge des 170 idées : une poignée de porte.

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17:48 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

Commentaires

Tu me donnes vraiment envie... Mais j'ai une petite question... pourquoi un partenariat avec Gilles Paris? Ce n'est pourtant pas lui l'auteur... ;)

Écrit par : angeselphie | 24/03/2014

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C'est lui qui me l'a fait parvenir :-)

Écrit par : paikanne | 24/03/2014

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Tu en as de la chance petite veinarde ;)

Écrit par : angeselphie | 24/03/2014

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