12/03/2014

Comment tomber amoureux... sans tomber, Susie Morgenstern

Présentation. Annabelle a décidé que son cœur était hors-service et sous les ordres exclusifs de son cerveau. En terminale S, rien n'existe en dehors de son travail. Et pas question pour elle de se limiter à l'obtention du bac, il faut qu'elle soit la meilleure. Les garçons ? De simples copains. Et ce n'est pas Samuel, le fils de l'ambassadeur des États-Unis parachuté dans sa classe, qui y changera quelque chose.

Annabelle est d'accord pour consacrer deux heures par jour à parler français avec lui, à condition qu'il ne la ralentisse pas dans sa course vers l'excellence. Annabelle est ambitieuse et passionnée, comme les autres femmes de la famille. Sa mère, Lulu, est obsédée par ses recherches universitaires. Sa grand-mère, Marguerite, ne lâchera pas ses fourneaux avant d'avoir obtenu la deuxième étoile pour son restaurant. Elles risquent toutes trois de tomber de haut, de très haut. De tomber... amoureuses !

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Mon avis. Un bonbon tendre et acidulé, à l'image de la couverture...

De Susie Morgenstern, je n'ai lu que La première fois que j'ai eu seize ans : c'est un récit que j'avais apprécié mais inutile d'en chercher la chronique puisque je n'avais pas de blog à l'époque. [Parenthèse : Susie Morgenstern, c'est l'histoire d'une rencontre... qui n'a pas eu lieu, par ma faute : lorsque je suis allée au salon du livre jeunesse de Montreuil en 2012, je me suis retrouvée face à elle dans l'ascenseur ; plus précisément, je pensais que c'était elle mais n'en étais pas tout à fait certaine. Et pourtant, c'était le cas (ami Google), avenante, souriante... mais je n'ai pas osé l'aborder, d'autant que ma lecture remontait à très loin dans le temps. Bref, idiote, ai-je été.]

J'ai commandé ce roman dès qu'il a été annoncé en raison de l'auteure, de la couverture et du titre. La lecture en fut rapide car j'ai été happée par l'histoire, d'autant que les chapitres très courts incitent à la poursuivre : encore un, un autre et ainsi de suite... Vous connaissez la chanson.

Même s'il n'y a pas de véritable surprise, j'ai pris plaisir à suivre les (més)aventures d'Annabelle, Anatole, leurs parents, grands-parents, ainsi que Samuel.

Annabelle est en Terminale et n'imagine pas obtenir des notes moyennes au bac ; c'est pourquoi l'organisation est primordiale dans son existence et si elle accepte de prendre sous son aile Samuel, fraîchement arrivé à Paris et ne pipant pas un mot de français, il est hors de question que cette aide se fasse au détriment de ses propres résultats. D'autant que la séparation (temporaire ?) de ses parents lui cause déjà bien du souci.

Ce n'est pas son personnage que j'ai préféré : je l'ai trouvée souvent trop cartésienne à mon goût ; en revanche, j'ai beaucoup aimé Anatole, son jeune frère, Marguerite, sa grand-mère maternelle, sa tante, Aimée ainsi que Samuel (of course). Les choses s'enchaînent parfois très (trop) facilement mais cela n'empêche pas les jeunes - et les moins jeunes - de réfléchir sur la vie d'une manière générale, et leur vie en particulier. Naît alors le bien nommé projet "Fleur tardive"...

Un livre qui devrait plaire, me semble-t-il, aux élèves du deuxième degré, et entrouvre la porte du judaïsme.

 

Un troisième titre pour cette session du challenge "Comme à l'école".

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20:06 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

merci pour ton billet... Le livre me tente énormément...

Écrit par : angeselphie | 12/03/2014

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Bonne lecture si tu t'y lances :-)

Écrit par : paikanne | 12/03/2014

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