20/02/2014

Le jour du slip/Je porte la culotte, Anne Percin et Thomas Gornet

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Présentation. Premier "boomerang" à quatre mains, Le jour du slip et Je porte la culotte nous permettent de nous glisser dans la peau d'un(e) autre.

Dans le texte d'Anne Percin (Le jour du slip), Corinne se réveille affublée d'un zizi et s'aperçoit que tout le monde l'appelle Corentin et a l'air de trouver cela normal... Tandis que Thomas Gornet nous raconte dans Je porte la culotte, l'effet que ça fait de se retrouver dans la vie de Corinne quand on croit être Corentin ! La journée incroyablement drôle de deux enfants qui se retrouvent projetés dans le genre opposé...

 

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Mon avis. Une lecture (commune) qui s'imposait en raison de la tournure des (tristes) événements dans une certaine frange de la société française...

Originalité dans la présentation du récit : le lecteur peut choisir de commencer par le texte d'Anne Percin ou celui de Thomas Gornet ; lorsque la lecture de l'un est terminée, il suffit de retourner le livre pour lire l'autre.

Que dire sinon que j'ai passé un bon moment en compagnie de Corinne/Corentin... ou inversement.

J'ai commencé par Le jour du slip : impossible de ne pas sourire en lisant l'ahurissement de Corinne qui se réveille en Corentin. Les réflexions cocasses s'enchaînent : non seulement physiquement "les choses ont changé" (!), mais la garde-robe a également mué, tout comme l'attitude des camarades de classe qui n'est plus du tout la même à l'égard du nouveau Corentin/de la nouvelle Corinne.

  "C'est peut-être la Journée mondiale du zizi, ou un truc comme ça ?" [p. 11]

C'est l'occasion pour l'enfant de se rendre compte des différences, déjà ancrées en soi, dans la manière de percevoir les choses ainsi que des variations de comportement du groupe à l'égard de l'autre selon que l'interlocuteur est fille ou garçon. Et pourtant, cet autre mérite d'être découvert...

  "Mes larmes ont un super pouvoir, depuis que je m'appelle Corentin. Un garçon qui pleure, c'est plus grave qu'une fille qui pleure, on dirait !" [p. 23 - 24]

  "Dans ce film d'horreur que je suis en train de vivre en direct, je ne m'appelle plus Corentin mais Corinne, je suis une fille et je ne résiste pas quand ma mère me fait des caresses et des bisous.

   À peine entré dans la cour de l'école, je reste pétrifié. [...]

   Mais ce matin, il faut bien m'y résoudre, je suis Corinne. Et Corinne, elle doit faire quoi ?" [p. 11 - 12]

 

J'aurais bien volontiers prolongé cette lecture.

 

Les avis de StephieCharlotte ; Moka ; Le petit carré jaune ; Accrobiblio ; Leiloona ; Jérôme ; Nookette ; L'Irrégulière ; Mirontaine ; Eien ;YueYin ;

 

Le titre d'Anne Percin me permet d'ajouter une 7e lecture au challenge "Lire sous la contrainte".

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16:52 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

Commentaires

Un roman que je ne connaissais pas avant tout le raffut fait en France mais que je compte bien intégrer à ma Pal prochainement.

Écrit par : argali | 20/02/2014

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Tu as raison, le plaisir aurait pu être prolongé un peu plus longtemps...

Écrit par : jerome | 20/02/2014

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Une petite histoire fraiche et pleine d'humour... Vraiment pas de quoi fouetter un chat c'est clair...

Écrit par : Noukette | 20/02/2014

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