29/12/2013

La cote 512, Thierry Bourcy

Présentation. Une enquête de Celestin Louise, flic et soldat dans la guerre de 14-18.

Le jeune Célestin Louise, apprécié de ses supérieurs, aurait pu rester à l'arrière où il s'illustrait dans la poursuite des criminels. En novembre 1914 pourtant, le jeune enquêteur à la Brigade criminelle de Paris se retrouve en première ligne à Verdun sous les ordres d'un lieutenant à peine plus âgé que lui.

C'est la découverte, sous les bombes, dans les tranchées, de la folie de la guerre avec son rythme macabre d'assauts et de retraites, avec sa barbarie, ses silences improbables, ses rigolades pour tromper la mort. C'est la découverte de l'amitié, de la bravoure et de la peur...

Et puis un jour, au cours d'un assaut, le jeune lieutenant est tué d'une balle dans le dos. Célestin Louise le comprend : cette mort-là n'est pas comme les autres. Un flic reste un flic, même au beau milieu du carnage. L'enquête qui débute par amitié posthume mènera Célestin bien au-delà du front...

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Mon avis. C'est le billet de Joyeux Drille qui m'a fait découvrir ce titre et comme il pouvait tout à fait s'insérer dans le projet lié à la première Guerre Mondiale, j'ai décidé de le lire.

J'ai bien fait car j'ai apprécié le déroulement de l'enquête menée par Célestin, même si elle est de facture somme toute assez classique, mais surtout le contexte historique du récit.

Alors qu'il exerce son métier de policier à Paris, la guerre est déclarée : c'est la mobilisation. Célestin choisit d'aller se battre plutôt que de continuer à faire son boulot "quand les copains seront en première ligne". C'est tout à son honneur mais il a parfaitement conscience qu'il risque "tout" en partant au front.

La guerre et les conditions de (tentative de) survie gomment les différences ; c'est ainsi que Célestin se rapprochera, dans la boue des tranchées, de Paul de Mérange, son lieutenant, ainsi que de Germain Béraud, un pickpocket que le policier a déjà "serré" auparavant.

Il s'agit pour chacun de sauver sa peau, tout en venant en aide, tant que faire se peut, aux compagnons de galère, hommes hallucinés devant la déshumanisation subie. Pourtant, la fraternité est présente. Aussi. Surtout. Sur tout.

Lorsque Mérange est assassiné au combat, non loin de Célestin, ce dernier ne peut faire taire son instinct de (fin) limier, même si personne ne comprend son obstination à faire la lumière sur cet homicide au milieu de cette véritable boucherie...

 

Ce livre me permet de participer au challenge "À vos nombres"

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15:58 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

Commentaires

Aïe ! Encore un texte incitatif très tentateur... Il me faudra bientôt trouver un ermitage ou une tour d'ivoire pour lire tout ce qui titille mes neurones de lectrice ! Merci pour tous tes commentaires, Paikanne.

Écrit par : Nicole | 29/12/2013

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Fin février, je peux te le prêter ;-)

Écrit par : paikanne | 30/12/2013

Je ne connaissais pas! Merci pour cet avis!

Écrit par : piplo | 07/01/2014

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