13/11/2013

Au pied du mur, Elisabeth Sanxay Holding

Présentation. En pleine seconde guerre mondiale, Lucia Holley vit avec son vieux père et ses deux enfants adolescents, au bord d’un lac, son mari étant parti se battre depuis trois ans dans le Pacifique. Mère dévouée, elle essaie de protéger sa fille d’une amourette avec un homme marié au passé louche, jusqu’au matin où elle le trouve mort dans le hangar à bateaux de la propriété. En tâchant de dissimuler le corps pour éviter tout scandale, elle va vite se retrouver prise dans les rouages infernaux de machinations criminelles impliquant maîtres-chanteurs, gangsters et assassins…

Dans ce roman, souvent décrit comme son chef-d’oeuvre, Elisabeth Sanxay Holding dresse les portraits d’individus ordinaires pris dans un faisceau de complications qui leur échappent. Le suspense est parfois insoutenable : constamment rattrapés par les événements, ils ont en permanence le sentiment angoissant qu’à tout moment, leur monde peut s’écrouler. Au pied du mur a été publié deux fois dans la "Série Noire" en 1953 et en 1966. Cette édition bénéficie d’une traduction mise à jour et complétée par des passages qui avaient disparu dans la traduction originale.

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Mon avis. J'ai découvert cette auteure dont je n'avais, jusqu'à présent, jamais entendu le nom et j'ai passé un bon moment "au pied du mur".

Je suis entrée dans le récit dès les premières pages (j'aime !) ; me voilà entraînée dans cet engrenage à l'instar de Lucia, aux prises avec des individus peu recommandables alors que son mari, Tom, est parti se battre dans le Pacifique et que par conséquent, elle doit assurer "l'intendance" à la maison, secondée par Sibyl, sa servante "de couleur". À moins que ce ne soit Lucia qui épaule Sibyl ?

Le suspense est bel et bien présent même si, personnellement, je ne le trouve pas "insoutenable" ; à partir du moment où Lucia est confrontée à des hommes louches, la machine s'emballe et chaque fois qu'elle pense avoir le pouvoir de la ralentir, elle est transportée plus loin, toujours plus loin...

À côté de cette spirale, infernale pour Lucia, le regard se porte sur cette société américaine bien pensante où chacun - surtout chacune, d'ailleurs - se doit de jouer le rôle qui lui a été assigné. En théorie, du moins. L'important est que les apparences soient sauves. Un regard acéré, à tel point que démêler les nœuds en devient secondaire.

Seule petite faiblesse : la fin qui m'a légèrement déçue. Une espèce de soufflé qui retombe (un peu), en quelque sorte.

Merci aux Éditions Baker Street pour ce partenariat.

Traduction : Gérard Horst et J.-G. Marquet ; revue et mise à jour par Françoise Jaouën.

16:42 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

J'ai lu un livre pour enfants qui portait exactement le même titre.
Bon dimanche.

Écrit par : Philippe D | 16/11/2013

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