17/10/2013

Entre Dieu et moi, c'est fini, Katarina Mazetti

Présentation. Linnea a quinze ans, plein de complexes et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c’était Pia, sa meilleure amie, son amie pour la vie… enfin, pour cent vingt jours, "sans compter les week-ends" Linnea a fait le calcul une fois. Depuis que Pia est morte.

Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l’amour, de la mode, de Markus, le beau gosse dont toutes les filles rêvent, de son père qu’elle voit deux fois par an, de sa mère qui vit avec son nouveau conjoint une relation tumultueuse. Et de Dieu. Qu’est-ce que ça signifie "croire en Dieu"? Car ce n’est pas exactement la même chose que le père Noël. Une chose est sûre, ce n’est pas la peine de compter sur Dieu pour résoudre les équations du second degré. Seulement voilà, Pia n’est plus là. Alors Linnea se souvient, puisque, comme dit son excentrique grand-mère, "pour pouvoir oublier quelque chose, il faut d’abord bien s’en souvenir".

Mon avis. mazetti.jpg

J'ai choisi de lire ce récit dans le cadre de LDPA 6, suite aux propositions formulées par Unchocolatdansmonroman.

J'ai passé un bon moment en compagnie de Linnea même si j'aurais volontiers prolongé quelque peu cette rencontre.

Linnea est une adolescente "comme les autres", à savoir pétrie de questions, de doutes, de rêves, de désirs. Elle a noué une très belle amitié avec Pia mais celle-ci n'est plus et Linnea doit vivre avec cette absence ; elle reconstitue "pour nous" en pointillés les moments, précieux, vécus avec son amie, la mystérieuse Pia.

Ce récit, aisé à lire, propose au lecteur les pages évoquées par Linnea, tantôt teintées d'émotion, tantôt d'humour, parfois un tantinet caustique.

   "On n'a pas de statut quand on a perdu un ami ! Si ton mari meurt, tu deviens veuve, une veuve vêtue de noir et les gens baissent la voix en ta présence pendant des années.

   Si c'est ton meilleur ami qui meurt, les gens te demandent après quelque temps pourquoi tu broies encore du noir." [p. 17 - 18]

   "Mon "amoureusité" s'exprime par l'imagination. Oui, oui. C'est pareil pour tout le monde. Je garde mes fantasmes bien rangés dans mon cerveau pour les sortir quand j'ai une minute de libre." [p. 37]

Un texte intéressant qui m'a pourtant laissée sur ma faim ; qu'à cela ne tienne, il ne me reste plus qu'à lire la suite, ce que je ferai sans nul doute...

Traduction : Max Stadler et Lucile Clauss.


Le billet d'Unchocolatdansmonroman : Chico & Rita, de Javier Mariscal et Fernando Trueba.

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19:06 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) |

Commentaires

J'ai bien apprécié les trois mais c'est celui-ci mon préféré. J'utilise de larges extraits dans mes cours philosophiques et mes élèves apprécient.

Écrit par : argali | 17/10/2013

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Ah, voilà un roman qui me donne envie ....:-)

Écrit par : Jacqueline | 17/10/2013

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Je n'ai pas encore lu cette auteure qu'on rencontre pas mal sur les blogs.
Bon weekend.

Écrit par : Philippe D | 18/10/2013

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comme tu le sais il est dans ma pal , je le lirai donc ;) J'avais apprécié Le mec de la tombe d'à côté mais n'est pas lu la suite encore

Écrit par : nathchoco | 31/10/2013

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Je suis moins enthousiaste que toi ..... Une lecture qui ne m'a pas beaucoup touchée .... Quelques moments "vrais" liés à l'adolescence mais certaines discussions m'ont semblé peu crédibles pour des jeunes de cet âge, on y sent trop l'adulte-auteur derrière ....

Écrit par : Jacqueline | 07/11/2013

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