29/09/2013

Je m'appelle Budo, Matthew Dicks

Présentation. Max est un garçon différent des autres, et Budo, son ami imaginaire depuis cinq ans, s'est donné une mission : le protéger des garçons de sa classe, des disputes à la maison aussi.
Lorsque Max se fait enlever par sa maîtresse, madame Patterson, Budo, avec d'autres amis imaginaires, va tout faire pour le libérer.

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Mon avis. Que j'ai apprécié ce roman, aussi beau à l'intérieur qu'à l'extérieur ; grand merci à Flammarion pour cette découverte.

Cette histoire adopte un point de vue pour le moins original : celui de Budo, l'ami imaginaire de Max, un jeune garçon autiste. Budo "existe" depuis cinq ans dans l'imagination de Max et lui est d'une aide considérable lors des moments difficiles ; ils sont nombreux dans la vie de l'enfant en raison de sa différence. Pourtant, moyennant la répétition de rituels et l'attention "à distance" d'adultes aimants, Max se débrouille (relativement) bien.

Budo, quant à lui, est bien pourvu pour un ami imaginaire : il est doté de bon nombre de facultés, contrairement à certains de ses congénères parfois réduits à la plus simple expression. Tout dépend en fait de la manière dont l'humain qu'ils accompagnent les a conçus.

J'ai beaucoup aimé le regard pertinent porté par Budo sur les hommes en général, sur Max en particulier auquel il s'est réellement attaché, sur ses "semblables", avec leurs préoccupations forcément "éphémères".

Il aura fort à faire lors de l'enlèvement du jeune garçon car s'il sait qui est l'auteur du rapt, il lui est impossible de communiquer l'information à qui que ce soit...

J'ai vécu pleinement les aventures aux côtés de Budo, redoutant le pire dans ce qui devient une véritable course contre la montre. J'ai été très (très) émue par les dernières pages.

Un récit touchant que je vous conseille.


CHAPITRE 1

Voilà ce que je sais :

Je m'appelle Budo.

J'existe depuis cinq ans.

Cinq ans, c'est très long pour quelqu'un comme moi.

C'est Max qui m'a donné mon nom.

Max est le seul être humain qui peut me voir.

Les parents de Max m'appellent un ami imaginaire.

J'adore Mme Gosk, l'instit de Max.

Je n'aime pas son autre instit, Mme Patterson.

Je ne suis pas imaginaire. [p. 7]


Traduction : Marie Hermet.


Ce roman entre dans le challenge "Comme à l'école".

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20:39 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (6) |

Commentaires

je le note !

Écrit par : stephanie plaisir de lire | 30/09/2013

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Bonne lecture si tu t'y lances...

Écrit par : paikanne | 03/10/2013

C'est vrai que la fin est très émouvante, j'ai oublié dans parler dans ma chronique :s.
Une lecture dont on ne ressort pas indemne c'est sûre... Je trouve que ça nous apporte un nouveau regard sur l'autisme.

Écrit par : Mabiblio1988 | 02/10/2013

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Ha oui, la fin... Un beau texte, je suis contente qu'il t'ait plu !

Écrit par : Nahe | 04/10/2013

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Merci pour cette découverte. Je le note, le sujet me touche.

Écrit par : argali | 05/10/2013

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Je ne connais pas du tout mais je vais essayer de retenir ce titre.
Bon dimanche.

Écrit par : Philippe D | 05/10/2013

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