11/08/2013

Mary-Lou, Stefan Casta

Présentation. Amis d'enfance, Adam et Mary-Lou se sont perdus de vue depuis l'accident qui a cloué Mary-Lou dans un fauteuil roulant et mis fin à l'amitié de leurs familles. Trois ans plus tard, les deux jeunes se retrouvent pour passer ensemble une partie de l'été au bord d'un lac. Mary-Lou a beaucoup changé, elle est agressive, ironique, elle a aussi perdu toute joie de vivre. Adam veut bien être compréhensif mais très vite, il se lasse de la mauvaise humeur de son amie.

Il va leur falloir du temps pour retrouver une complicité et répondre aux questions du passé qui hantent Adam. Les nombreuses réflexions et questions soulevées par ce très beau roman continuent à vous trotter dans la tête une fois le livre refermé et l'ambiance douillette et rêveuse garde longtemps son emprise sur le lecteur.

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Mon avis. Je suis tombée par hasard sur ce récit au hasard de mes pérégrinations sur la Toile et j’ai décidé de le lire car la question du handicap m’intéresse (forcément) et les Éditions Thierry Magnier proposent très souvent des récits de qualité (dommage que les prix soient élevés pour un moyen format).

Le livre raconte l’été des quinze ans d’Adam, un adolescent extrêmement débrouillard car livré à lui-même la plupart du temps : il vit avec son père journaliste, très souvent à l’étranger, si bien qu’Adam organise sa vie comme il l’entend.

Cet été-là, il décide d’aller dans leur petite maison au bord du lac Vattern, un lieu dépourvu de tout confort où l'on vit en accord avec la nature, ce qui convient tout à fait au jeune homme, artiste en herbe.

Il propose à Mary-Lou, une amie perdue de vue trois ans auparavant et qu'il a "percutée" dans la rue quelques semaines plus tôt, de le rejoindre dans cette cabane ; il se dit que cela pourrait peut-être faire du bien à l'adolescente, désormais clouée dans un fauteuil roulant.

Le récit est divisé en quatre parties correspondant chacune à un moment spécifique de ces quelques semaines caniculaires qui marqueront à jamais les deux héros.

J'ai lu avec plaisir ce roman qui propose une belle réflexion sur l'amitié, le handicap  - envisagé des deux côtés, à savoir celui de la personne concernée et celui de ceux qui portent sur elle leur regard - et l'art, à travers les petites choses du quotidien qui permettent de lever un voile sur l'autre et sur soi.

Peu d'action dans ce récit mais une grande délicatesse et beaucoup de psychologie ; il conviendra, me semble-t-il, aux élèves du deuxième degré.

Traduction : Agneta Ségol et Marianne Ségol-Samoy.

16:49 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

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