30/06/2013

Nos étoiles contraires, John Green

Présentation. Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades.

C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

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Mon avis. J’ai reçu ce roman en ENC en février mais ne l’ai pas lu tout de suite parce qu’un très grand nombre de blogueurs avaient déjà publié une chronique et mon avis n’allait de toute façon pas peser dans la balance puisque les éloges se suivaient… et se ressemblaient.

J’ai donc attendu que retombe quelque peu le soufflé avant de m’y mettre ; or ne voilà-t-il pas qu’une LC est organisée sur Livraddict pour fin juin ; qu’à cela ne tienne, je m’y inscris.

Deux remarques préalables : prévoir quelques semaines pour lire ce livre était tout à fait inutile puisqu’en trois jours, c’était fait ; découvrir cette histoire lorsque le moral est au ras des pâquerettes n’était pas forcément une mauvaise idée : j’avais ainsi une "excuse valable" pour laisser s’épancher les larmes même si, très curieusement, j’ai pleuré beaucoup moins que ce à quoi je m’étais attendue.

Je me dois d’avouer que même si je connaissais le nom de John Green, je ne l’avais jusqu’ici jamais lu et sa plume est un véritable régal.


   "Certains infinis sont plus vastes que d'autres, nous a appris un écrivain qu'on aimait bien, Augustus et moi. Il y a des jours, beaucoup de jours, où j'enrage d'avoir un ensemble de nombres infinis aussi réduit." [p. 270]

   "Quand on est admis aux urgences, une des premières choses qu'on vous demande, c'est d'évaluer votre douleur sur une échelle de un à dix. [...] J'avais dit neuf parce que je gardais le dix en réserve. Et voilà qu'il était là, cet énorme et terrible dix, qui me giflait à tour de bras tandis que j'étais allongée sur mon lit à regarder le plafond, les vagues de douleur me projetant contre les rochers, puis me tirant en arrière vers le large pour mieux me rejeter contre la paroi déchiquetée de la falaise, me laissant flotter à la surface, le visage tourné vers l'eau, sans me noyer." [p. 272 - 273]


La trame est évidemment poignante et empreinte d’une tristesse jaillissant im/explicitement à travers les mots puisqu’il est question d’une superbe rencontre entre deux adolescents atteints d’un cancer, l’un en rémission, Augustus, l’autre pas, Hazel. Deux jeunes qui ont déjà connu leur lot de souffrances et tâchent de "vivre", tant que faire se peut. Pourtant, malgré ce sujet déchirant, l’humour est toujours présent, qu’il soit "léger", doux-amer, ou franchement caustique, principalement dans le chef d’Augustus.

J'ai malgré tout moins aimé les épisodes avec le Hollandais Van Houten même s'ils s'inscrivaient tout à fait dans la logique du récit.

Un récit très émouvant mais (paradoxalement) pas larmoyant.


Traduction : Catherine Gibert.


Les avis de Cerise Timide ; L. J. Durel ; JohanneL ; Dex ; Tête de Litote ; Midnight-Sun ; BouQuiNeTTe ; Sokitty ;

10:44 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (10) |

Commentaires

Contente qu'il t'ait plu ! Je comprends le besoin d'attendre, j'aime pas non plus quand tout le monde parle d'un bouquin quand j'ai envie de le lire. Une chance que j'ai lu celui là au moment de sa sortie en VO, avant que ça fasse le buzz sur la blogo française, j'ai pu le savourer tranquillement ^^ Mais ça c'est mon côté "je suis John Green de très près dans ses nouvelles sorties" ^^

Écrit par : Lyra Sullyvan | 30/06/2013

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J'ai retenu que tu es la spécialiste de John Green :-)

Écrit par : paikanne | 30/06/2013

Ce roman est magnifique. Bien qu'il soit triste, l'auteur arrive à détourner la tristesse et à apporter de l'humour. Sa plume est tout simplement sublime.
( je participe à la LC aussi)

Écrit par : Johanne | 30/06/2013

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Entièrement d'accord :-)

Écrit par : paikanne | 30/06/2013

Je suis tout à fait d'accord, un livre émouvant et pas larmoyant, un bel exploit de la part de l'auteur!
Je trouve que sa plume VO est meilleure que la traduction, j'ai pas retrouvé le rythme que j'aimais dans les extraits que tu as posté...

Écrit par : Cerise Timide | 30/06/2013

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J'aurais difficilement pu lire en VO ;-)

Écrit par : paikanne | 30/06/2013

Je rejoins ton avis en ce qui concerne la "non-larmoyance" du livre, c'est d'ailleurs ce que j'ai beaucoup aimé :)

Écrit par : Tête de Litote | 30/06/2013

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Ce roman transporte beaucoup d'émotions, alors forcément j'ai fini par craquer et pleurer moi aussi :') Je vais relire du John Green c'est certain !
Contente que tu aies aimé ta lecture aussi !

Écrit par : BouQuiNeTTe | 30/06/2013

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Moi aussi j'attendais que l'engouement se calme, je me méfie toujours d'un tel enthousiasme.
En plus j'ai failli ne pas le dire parce que j'avais lu peu de temps avant un autre livre de l'auteur mais il m'avait beaucoup déçu. Je suis très contente de cette lecture.

Écrit par : Biblimi | 01/07/2013

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Une très très bonne lecture pour moi aussi, même si ce n'est pas arrivée au coup de cœur ^^

Écrit par : Dex | 02/07/2013

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