26/06/2013

Sebastian Fitzek, Tu ne te souviendras pas

Présentation. Depuis la disparition de son fils, le couple de Robert Stern, célèbre avocat berlinois, a volé en éclats. Un soir de pluie, l'une de ses anciennes maîtresses lui donne rendez-vous dans une friche industrielle désaffectée, à l'écart de la ville.

Elle est accompagnée de Simon, 10 ans, atteint d'une tumeur au cerveau et, surtout, convaincu d'avoir été un assassin dans une vie antérieure. Impensable ! Et pourtant, sur les indications du jeune garçon, Robert découvre le cadavre d'un homme que Simon prétend avoir assassiné quinze ans plus tôt à coups de hache.

Quelques jours plus tard, Robert reçoit un étrange coup de fil. Une voix masquée lui annonce que l'enfant qu'il croyait avoir perdu dix ans plus tôt est en réalité bien vivant. Cependant, pour le retrouver, il va devoir d'abord découvrir qui a commis les meurtres dont s'accuse Simon.

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Mon avis. Je n’avais jusqu’à présent rien lu de cet auteur... et il faudra que je poursuive ma découverte. Il apparaît, d’après bon nombre d’avis mis en ligne, que ce roman n’est (vraiment) pas le meilleur de l’écrivain ; hé bien tant mieux pour moi car je l’ai vraiment apprécié (je ne pouvais bien évidemment pas comparer avec les précédents et/ou suivants) et si les autres sont plus réussis, cela promet.

En fait, j’ai vraiment beaucoup aimé ce récit et, dès les premières pages, je suis entrée dans cet univers pour le moins étrange, supposant que j’allais osciller entre rationnel et irrationnel, n’oubliant pas que "le fantastique pur n’existe que le temps de l’hésitation" (les professeurs de français se rappelleront sans problème Todorov).

Impossible de ne pas s’attacher à Simon, ce petit garçon de 10 ans "en sursis", mais pour combien de temps encore ? Impossible de ne pas s’inquiéter pour Robert Stern au fur et à mesure des événements. Impossible de ne pas s’angoisser progressivement (quelques jours seulement qui semblent s’étirer) en regard des implications et des conséquences de cette enquête menée de main de maître par l’avocat : en effet, ceux qui gravitent autour de lui, désormais entraînés dans une spirale infernale (un adjectif malheureusement de circonstance), sont en danger. Réellement.

Le lecteur joue le rôle d’un balancier, à l’instar de Stern qui ne cesse d’essayer de se convaincre que la "réincarnation" n’existe décidément pas avant d'être, l’heure suivante, de nouveau pétri de doutes.

Un roman haletant qui m'a emportée, aux côtés de Stern, sur des sentiers où la noirceur de l’Homme (?) donne son horrible mesure, conduisant à une fin (deux fins même, en quelque sorte) que j’ai aussi savourée.

 

Ce titre entre dans la 3e session du challenge "Comme à l'école" (lettre "T") ainsi que dans la session 8 du challenge "Lire sous la contrainte" (titre comportant une négation).

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21:07 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (9) |

Commentaires

Un nom à retenir donc.
Merci pour cette nouvelle participation à mon challenge.
Plus que 2 jours et puis repos!
Bonne fin de soirée, de semaine et d'année.

Écrit par : Philippe D | 26/06/2013

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A toi aussi :-)

Écrit par : paikanne | 27/06/2013

J'ai lu 4 romans de cet auteur et mon préféré reste son premier, "Thérapie" ......

Écrit par : Jacqueline | 27/06/2013

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Dès que j'en ai l'occasion, je lirai les autres :-)

Écrit par : paikanne | 27/06/2013

Je l'ai fini dimanche et j'ai beaucoup aimé également. Si je devais t'en conseiller un autre de Fitzek, je dirai Le briseur d'âmes. Il est génial! Bisous

Écrit par : Marionnette | 27/06/2013

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Merci :-)

Écrit par : paikanne | 28/06/2013

Enfin on y est!
Bonnes vacances!

Écrit par : Philippe D | 28/06/2013

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A vous aussi, bonnes vacances :-)

Écrit par : paikanne | 28/06/2013

Moi aussi, j'ai aimé ^^

Écrit par : Zina | 28/06/2013

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