01/06/2013

Je préfère qu'ils me croient mort, Ahmed Kalouaz

Présentation : chaque année, des centaines d'adolescents quittent l'Afrique pour l'Europe, avec l'espoir de devenir footballeurs professionnels.

Ils tombent parfois entre les mains de recruteurs véreux, qui leur font miroiter les grands clubs, l'Inter Milan, Chelsea, Marseille... avant de les abandonner. Voici, raconté par Ahmed Kalouaz, le destin bouleversant de l'un d'entre eux, Kounandi, qui s'envole un matin d'avril de Bamako pour Paris, des rêves de gloire plein la tête...

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Mon avis.  J’ai décidé de lire ce roman dans le cadre de la 16e session du challenge "Un mot, des titres…" (mot "mort"). D’entrée de jeu (!), le ton est donné avec ce titre percutant.

Le récit raconte l’histoire de Kounandi mais ce pourrait être celle de centaines d’autres enfants/adolescents africains recrutés qui au Cameroun, qui au Mali, ou encore en Côte d'Ivoire ou au Togo, par des crapules en beau costume qui leur font miroiter un brillant avenir européen, balle au pied.

La condition : rassembler 2000, 3000 euros pour payer les frais du voyage. Alors toute la famille, tout le quartier, tout le village s’y met et se saigne à blanc puisque, de toute façon, le gamin se retrouvera auréolé de gloire et d’argent ; un investissement en quelque sorte grâce au système de la tontine.

Arrivés en Europe, les jeunes se rendent vite compte que la réalité n’est pas celle escomptée et qu’ils risquent bien vite de crever de faim ; ils se retrouvent totalement démunis s'ils ne réussissent pas à se faire d'emblée remarquer. Devenus sans papier, ils vivotent, tâchant de survivre d'expédients, la honte chevillée au corps ; tout plutôt que de retourner au pays sans rien de ce qu'ils ont espéré.

"Je préfère qu'ils me croient mort".


La couverture illustre l'idée n° 72 du challenge des 170 idées : quelque chose qui représente un sport.

12:34 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

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