25/05/2013

Avril rouge, Santiago Roncagliolo

Présentation. Un corps est retrouvé calciné, une croix sanglante tracée à la hache sur le front. Félix Chacaltana, substitut du procureur dans la ville d'Ayacucho, s'interroge. Est-ce un retour des terroristes du Sentier lumineux ? Ou des catholiques fanatiques, qui célèbrent à leur manière le mercredi des Cendres et la semaine sainte? Ce qui est certain, c'est qu'Ayacucho mérite son nom de "coin des morts".

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Mon avis. C’est dans le cadre du challenge Destination consacré cette fois au Pérou que j’ai lu ce roman. Je m’étais d’abord décidée pour Pantaleón et les Visiteuses de Mario Vargas Llosa mais il m’a été tout à fait impossible de le lire, même avec la meilleure volonté (une transcription des dialogues complètement imbuvable pour moi ; je suis sans doute passée à côté de quelque chose mais ce n’est pas parce que lecture rime avec torture que j’allais me mortifier - un verbe de circonstance - allègrement). Après quelques recherches complémentaires, j’ai opté pour cet Avril rouge. Et rouge, il le fut, assurément…

J’ai passé un bon moment avec "le substitut du procureur de district Félix Chacaltana Saldívar", une dénomination répétée comme une antienne tout au long du récit ; un bon moment, disais-je, mais sans plus.

Ce récit oscille entre la comédie et la tragédie, sur fond d’un terrorisme sanglant (pléonasme) et de la répression tout aussi cruelle d'un État à la main de fer.

Le roman vaut bien davantage pour sa peinture sociale et politique que pour l'enquête elle-même car finalement, qui que soient les auteurs des horribles assassinats, le résultat est le même : le peuple souffre et vit dans une peur permanente l'obligeant à détourner pudiquement les yeux de bon nombre de faits "divers" sous peine de payer un prix (très) fort.

Si certaines situations cocasses du début prêtent souvent à (sou)rire, le ton change insidieusement et l'atmosphère s'alourdit au fur et à mesure des pérégrinations d'un Chacaltana qui semble découvrir son pays.

Le rapport final est (tristement) édifiant...

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Ce livre permet d'illustrer l'idée n° 152 du challenge des 170 idées : quelque chose en rapport avec la liberté, en l'occurrence l'absence de liberté, tant sur la couverture qu'à travers le propos.

 

13:31 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (8) |

Commentaires

Nous avons lu le même livre, et nos avis vont dans le même sens.

Écrit par : mimi | 25/05/2013

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Tout à fait :-)

Écrit par : paikanne | 25/05/2013

J'ai lu un Vargas et c'est vrai que c'est coton à lire ! Tu as sûrement bien fait de ne pas persister et de te tourner vers celui-ci qui a su mieux te convaincre.

Écrit par : Frankie | 25/05/2013

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Je n'y serais de toute façon pas arrivée...

Écrit par : paikanne | 25/05/2013

Bien difficile à lire ces auteurs péruviens .... en tout cas, c'est ce qui ressort de presque tous les billets !

Écrit par : Véro | 25/05/2013

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Je viens tout juste d'aller lire ton billet ; ce ne fut décidément "pas le Pérou" ;-)

Écrit par : paikanne | 25/05/2013

Tu m'as dit à plusieurs reprises que tu ne savais pas laisser de coms sur mon blog. Je viens d'en trouver 60 en attente de validation dont plusieurs à toi. Je ne sais par quel mystère ils sont arrivés là, dans un dossier à part que je ne connaissais pas.
Ca m'embête vraiment car il y a des liens pour mon challenge que je n'ai pas pris en considération. Pas étonnant que ces gens n'aient plus participé.
Grhhh!!!!!!

Écrit par : Philippe D | 26/05/2013

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En ce qui me concerne, j'ai persévéré :-)

Écrit par : paikanne | 26/05/2013

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