17/02/2013

Kilomètres conteurs, Hubert Lauth

Présentation. Ce roman nous conduit sur les routes de France, petites et grandes, à bord d'une ID, voiture mythique et sœur jumelle de la DS.

Mots aiguisés, gourmandises des itinéraires, rencontres inattendues, joyeux étonnements...

Hubert Lauth, en faisant d'une automobile le personnage central de son livre, réussit à nous emmener loin, si loin et au plus près des émotions et des bonheurs de l'escapade.

kmconteurs.jpg

Mon avis. C’est la couverture très colorée qui m’a d’emblée tapé dans l’œil, d’autant que la DS est ma voiture préférée (et pour moi, la voiture représentée était une DS, je n’ai d’ailleurs jamais entendu parler de l’ID). Le format du livre s’avère en outre très pratique.

C’est donc animée des meilleures intentions que j’ai pris place dans cette confortable - je la suppose confortable, en tout cas – voiture ; j’ai enclenché la première, passé très vite la deuxième pour ensuite adopter une vitesse de croisière. Une longue balade sur le bitume mais j’ai pourtant bien peur d’être restée sur le bord du chemin…

C’est la première fois que je lis "une histoire qui ne raconte rien" hormis les "tribulations" de cette voiture "fantomesque" à travers des coins pittoresques de la France profonde.

Le texte est bien écrit, les paysages se dessinent hardiment à travers les mots sous les yeux du lecteur mais malgré ces indéniables qualités, je n’ai pas réussi à profiter pleinement de cette promenade bucolique presque uniquement descriptive ; peut-être, tout simplement, n’était-ce pas pour moi le moment propice…

   "Le mouvement du pinceau, les nuances de bleu, de gris, de vert, parfois même un chemin bordé d'arbres, un ciel d'orage, les cyprès d'un cimetière, tout ça en restant là, à l'arrêt ! Ah ! L'aquarelle ! Des parcours plein les yeux, des paysages qui naissent dans des petits carrés de couleur, des villages nouveaux." [p. 72]

   "Il se fait tard disent les voyageurs. L'ID se gare sous les peupliers qui bruissent au vent du soir en imitant si bien le son de la pluie sur les feuilles. Il y a une guinguette où on mange des cuisses de grenouille dans de grandes assiettes creuses qui rendent plus gourmand. Le plancher d'une piste de danse est posé au-dessus des galets que le fleuve a laissés et qu'il s'amuse, parfois, à venir lécher pour leur redonner le goût de l'eau et du voyage aquatique." [p. 119]

Je remercie Livraddict et les Éditions Robert Laffont pour ce partenariat.


La couverture illustre l'idée n° 61 du challenge des 170 idées : une voiture ou une partie d'elle.

10:11 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

Je n'ai pas du tout était convaincu pourtant l'idée de départ et la 4ème de couverture m'a vraiment plus.

Écrit par : Helran | 18/02/2013

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire