12/02/2013

Candor, Pam Bachorz

Présentation. Oscar Banks vit dans la cité idéale, imaginée et construite par son père.

Ici tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme. Afin de maintenir la ville sous contrôle, son père émet des messages subliminaux qui rythment la vie des heureux habitants. Oscar, lui, lutte : il enregistre des contre-messages pour garder son libre arbitre, il les vend aussi aux rebelles qui veulent s’échapper de Candor.

candor.gif

Mon avis. Voici une dystopie dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’il y a quelques mois ; elle est pourtant de qualité…

Oscar est le fils du "maître de la ville", une cité à l’air idéal mais comme dans toute dystopie qui se respecte, l’air ne fait pas la chanson…  Apparemment, "tout le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil" dans cette candide Candor, créée en Floride par le père de l’adolescent.

Et petit à petit, la liste d’attente s’allonge : nombreuses sont les familles désireuses d’intégrer cet Éden, surtout si l’un de leurs enfants rencontre quelques problèmes susceptibles d’être "rondement réglés" grâce à des messages subliminaux entendus à longueur de journée par les habitants.

   "Sauvegarde la beauté de Candor." [p. 17]

   "Le vandalisme est répréhensible. Ne dégrade jamais le bien d'autrui." [p. 19]

   "Un petit déjeuner diététique entretient la vivacité d'esprit." [p. 22]

   "Ne mens jamais à tes parents. Sois toujours sincère." [p. 37]

   "Ne menace jamais la sécurité d'autrui. Gardons toujours une distance respectueuse." [p. 48]

   "La politesse avant toute chose." [p. 51]

Or Oscar a tout à fait bien conscience de l’existence de ce lavage de cerveaux et en profite : il aide certains jeunes à quitter ce monde aseptisé contre monnaie sonnante et trébuchante.

Je ne me suis jamais attachée à ce personnage qui tire profit de la situation et pourtant, indépendamment de l’aspect vénal, il vient en aide à ces futurs "décérébrés". La donne change lorsqu’il fait la connaissance de Nia, une rebelle qui risque de ne rentrer que (très) difficilement dans les rangs.

Entre les messages "officiels", ceux d’Oscar à son égard ["Contrôle les Messages, ne les laisse pas te contrôler. Pense par toi-même. - p. 35 -], ceux d’Oscar destinés aux jeunes à sauver, ceux concoctés par Oscar expressément pour Nia, je me suis parfois perdue ; la confusion est (souvent) de mise. Un véritable numéro d'équilibriste pour l'adolescent, forcé de (se) contrôler en permanence s'il veut éviter d'être démasqué par son propre père.

J’ai tout particulièrement apprécié la fin, une fin glaçante, à l’image de cette ville et de son concepteur…

La couverture de ce titre illustre l'idée n° 62 du challenge des 170 idées : un groupe d’au moins deux "objets" similaires [les cartables ou même les personnages qui ont perdu définitivement leur libre arbitre]

12:51 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

Commentaires

Je suppose que c'est une dystopie "ado"?
Les héros ont quel âge? ;)

Écrit par : Nadège | 13/02/2013

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Ils ont 17, 18 ans...

Écrit par : paikanne | 18/02/2013

Dommage qu'on ne trouve pas de dystopies avec des adultes... ;)

Écrit par : Nadège | 22/02/2013

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