28/12/2012

L'épreuve, t. 1 : Le labyrinthe, James Dashner

Présentation. Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d'enfants. Il s'agit d'une ferme située au centre d'un labyrinthe peuplé de monstres d'acier terrifiants. Les ados n'ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu'ils font là. Ils n'ont qu'un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les "coureurs" parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit. Le risque est grand mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu'il veut être coureur et résoudre l'énigme du labyrinthe.

epreuve1.jpg

Mon avis. Je m'en souviens très bien, c’est le billet de Sab qui m’a conduite vers ce roman ; je l’en remercie. Depuis, les chroniques fleurissent sur la toile, toutes (très) positives.

L’objet livre est déjà digne d’intérêt : le texte est aéré, les pages sont lisses et la couverture est superbe. Ne me restait plus qu’à me rendre compte si le bijou serait à la hauteur de l’écrin…

Cette lecture fut d’autant plus aisée que les chapitres sont courts, ce qui engendre la plupart du temps un phénomène bien spécifique (en y réfléchissant bien, les pralines produisent sur moi souvent le même effet) : encore un petit pour la route/avant la nuit.

On émerge en même temps que Thomas de cette Boîte dans un monde tout à fait inconnu ; dernier arrivé, ce "bleu" ou "tocard" va devoir essayer de se faire une place dans cet univers clos où des adolescents, uniquement des garçons, ont, tant que faire se peut, organisé leur (sur)vie. Chaque blocard appartient à un groupe chargé d’une tâche particulière durant la journée : les coureurs, les torcheurs, les trancheurs, les sarcleurs… Une organisation qui ne fut pas sans me rappeler Sa majesté des mouches de William Golding.

La nuit, les immenses portes entourant le Bloc se referment, c’est le moment où les Griffeurs, des créatures mi-animales, mi-machines, surviennent dans l’immense labyrinthe qui entoure l’espace dévolu aux jeunes gens ; tous doivent alors impérativement être rentrés à l’intérieur sous peine d’y laisser la vie, dans d’atroces souffrances…

Mais Thomas est aussi confronté à un autre "problème" : il a perdu ses souvenirs, à l’instar de ses compagnons d’infortune d’ailleurs ; de temps à autre surgit une sensation, une impression diffuse de familiarité avec l’une ou l’autre situation mais impossible de la "capturer" et d’approfondir, elle s'estompe aussi vite…

Le monde évoqué ici est dur, sans complaisance, d’autant qu’en compagnie des jeunes protagonistes, le lecteur s’interroge : où sont-ils ? ; pourquoi cet emprisonnement ? ; qui est derrière cette horreur ?

Même si je ne me suis pas attachée aux personnages et que j’aurais préféré voir évoluer des garçons un rien plus "âgés", j’ai été happée par l’histoire, tout comme eux risquent de l’être par un Griffeur.

Et la fin, oh… une fin douloureusement (im)prévisible qui fait amèrement regretter de n’avoir pas d’emblée la suite à disposition…

 

Traduction : Guillaume Fournier.

11:00 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

On se pose plein de questions en lisant, c'est vrai, et j'aimais beaucoup ça. Mon copain a lu Sa majesté des mouches, il m'intrigue, est-il aussi bien ? Et puis comme toi, je ne me suis pas vraiment attachée à ces jeunes, je les préfère aussi plus âgés, mais c'est plus dur à trouver maintenant en littérature, je trouve. Et cette fin... !
Tu penses le faire lire à tes élèves, finalement ? Mon frère de 14 ans le lit et aime beaucoup :)

Écrit par : Bykiss | 28/12/2012

Répondre à ce commentaire

Sa Majesté des mouches est plus difficile à lire que celui-ci, me semble-t-il (il y a longtemps que je l'ai lu) ; j'ai repris effectivement L'épreuve sur la liste des dystopies proposées :-)

Écrit par : paikanne | 29/12/2012

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire