22/12/2012

Légendes d'automne, Jim Harrison

Présentation. Cochran cherche sa vengeance au Mexique, Nordstrom la trouve dans un hôtel de luxe à New York et Tristan y consacre la meilleure partie de son existence.

Trois hommes, trois vengeances, trois histoires d'une intensité et d'une violence à couper le souffle.

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Mon avis. J'ai choisi de découvrir cet auteur à l'occasion du challenge "Lire sous la contrainte" proposé par Philippe ; il s'agissait pour cette session de trouver un titre contenant le nom d'une saison ou d'un mois. 

Je n’avais jamais lu Jim Harrison, que je ne connaissais d’ailleurs même pas, et je n’ai pas vu le film tiré de la troisième nouvelle.  Car il s’agit effectivement de trois nouvelles : trois longues nouvelles (ou trois courts romans) que j'évoquerai séparément.

La première histoire s'intitule Vengeance et je l'ai beaucoup appréciée. Dans une écriture percutante et sans artifice, Harrison y raconte un pan de la vie d'un homme retrouvé moribond dans le désert mexicain, par le plus grands des hasards, et puisqu'il est écrit (!) qu'il ne passera pas tout de suite de vie à trépas, le lecteur découvre les circontances qui l'ont mené dans ce lieu aride, sec, poussiéreux, où il aurait normalement dû servir de déjeuner aux coyotes.

Après un temps certain de convalescence, il peaufine, lentement mais sûrement, les minutieux détails qui le conduiront à la vengeance tant attendue. Mais il y a parfois une marge entre l'espoir et la réalité...

La deuxième nouvelle, L'homme qui abandonna son nom, je ne l’ai au contraire pas du tout aimée. Pour tout dire, je n’en ai pas compris l’intérêt : une remise en question du parcours jusque-là accompli par Nordstrom, oui mais... Je me suis vraiment ennuyée...

Arrive Légendes d’automne qui donne son titre au recueil : je l'ai aimé, sans plus. Ce qui m'a dérangée dans ce récit, c'est que j'ai eu l'impression de lire le résumé, parfois (très) accéléré, d'un roman. Ce texte aurait gagné, me semble-t-il, à être "amplifié" pour prendre sa pleine mesure.

Y est relatée l'histoire de la famille Ludlow avec trois fils foncièrement différents ; c'est sur le plus "indomptable", le plus excessif des trois, Tristan, que se focalise la narration. Un être qui se fiche complètement des conventions et marqué par la vie. Et la mort aussi, d'ailleurs.

Un bilan en demi-teinte, donc.

Traduction : Serge Lentz.

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11:17 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

je l'ai dans ma PAL, je ne vais pas lire le résumé avant alors!

Écrit par : pom' | 22/12/2012

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Bon, vu tes commentaires, je ne m'attarderai pas trop sur cette lecture.
Merci pour ta participation et bonnes vacances.

Écrit par : Philippe D | 23/12/2012

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