14/12/2012

Clairvoyance, 1 : La maison de l’ombre, Amélie Sarn

Présentation. Ses poignets sont attachés. Serrés. Ses chevilles également. La peur est là, à présent. Au même moment, le goût. Celui du sang dans sa bouche. Et des souvenirs. Trois coups frappés au carreau. Le visage derrière la vitre. Et une main, avec une boîte en plastique débordant de framboises. Elle sourit et va ouvrir la porte...

Clairvoyance1.jpg

Mon avis. D’abord, merci à tout le moins à J’ai Lu pour ce livre qui est arrivé par surprise dans ma BAL. Décidément 1) le Père Noël est passé durant toute cette semaine, harassant mon gentil facteur qui doit chaque fois prier pour qu'il y ait quelqu'un à la maison (moi, en l'occurrence) afin de le débarrasser de son fardeau et 2) que j’aime ce format semi-poche et cette superbe couverture qui a inévitablement attiré mon regard depuis que le roman est sorti.

Ce récit, je l’ai lu très vite parce que j’ai apprécié le personnage d’Emma (un prénom récurrent dans mes lectures actuelles), malgré son caractère particulièrement insupportable avec sa maman (traduction : c'est une ado !).

Emma et sa maman viennent d’être "larguées" par leur père et mari et s’installent donc, contraintes et forcées, dans une nouvelle demeure à Mondeleau. La jeune fille en veut terriblement à son père d’être parti avec une "jeunette" ; elle en veut tout autant à sa mère de prendre apparemment (trop) bien les choses. La voilà donc obligée de débarquer dans un nouveau lycée.

J'ai trouvé que les choses se déroulent un rien trop vite au début : Emma est repérée par Anaïs qui semble avoir décidé que la nouvelle venue ferait une excellente "meilleure amie" (sa "best" comme les ados disent "par chez nous"). Je crois que les choses ne se dérouleraient pas forcément aussi aisément dans la réalité. Le roman étant destiné aux jeunes, c'était peut-être une volonté de ne pas tirer les choses en longueur.

Mais peu importe finalement car le rythme enlevé a pour conséquence d'attacher (c'est de circonstance ; vous me pardonnerez ma causticité) le lecteur et de lui donner envie de dé-voiler, en même temps qu'Emma, les secrets qui entourent la mort de Charlotte, l'adolescente assassinée seize ans auparavant dans la nouvelle maison d'Emma. Cette dernière est rapidement sujette à des rêves étranges qui la mèneront sur les traces très perceptibles de cette sombre affaire...

On suit alors bien volontiers cette entêtée d'Emma, bien décidée à faire la lumière sur ces événements passés. Et même si la fin m'a aussi paru trop rapidement "expédiée", j'ai passé un "agréable" moment en sa compagnie...

13:42 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |

Écrire un commentaire