08/12/2012

Salon du livre jeunesse de Montreuil ou la petite histoire d'une (véritable) expédition - épisode 2 -

Après une "bonne nuit" et pas de petit déjeuner pour ne pas perdre trop de temps, nous voilà repartis pour Montreuil ; nous y arrivons vers 11 heures, c'est parfait pour la dédicace du "papa d'Alban" : Jean-Luc Marcastel.

Parfait, euh, c'est vite dit... Impossible de trouver une (vraie ; cf. billet précédent) place où se garer ; après un temps certain durant lequel l'enthousiasme commence tout doucement à retomber comme un soufflé sorti du four, l'ambiance à bord devient de plus en plus électrique car, il faut bien le dire, on commence à en avoir un peu (beaucoup) ras-le-bol de tourner en rond, en carré, en diagonale, sans apercevoir une once de délivrance, avec un nombre de feux inversement proportionnel à l'espace libre susceptible d'accueillir durant quelques heures la voiture, pourtant peu volumineuse.

J'oublie de dire que si les groupes de "stewards" disposés aux alentours du salon sont bien aimables, chacun nous propose d'aller voir le suivant au cas où il pourrait nous autoriser à nous garer "quelque part". Après le troisième groupe, on s'est dit qu'il nous faudrait décidément nous "dém..." [et dans un recoin de ma tête, je me dis que si ça continue ainsi, je vais "réussir à rater" Jean-Luc Marcastel - j'ai encore un petit temps de rabiot pour Fabrice Colin si mon chauffeur ne s'écroule pas bientôt sur le tableau de bord].

Soudain, au détour d'une rue [aurais-je la berlue ?] surgit une place de parking, une vraie, officielle, panneautée [je viens de découvrir ce verbe !], réservée aux handicapés et, tadam !, je dispose de la carte miraculeuse (hé oui, l'avantage de la situation). Et même pas besoin d'être l'as du créneau, il y a de l'espace devant et derrière [mais pas trop non plus, on ne viendra pas nous coller et nous empêcher de partir le moment venu]. Après mûre réflexion [non, là, je blague] : stop.

Oui mais, le salon en question, il est où maintenant ? Oh, 900 mètres seulement, 900 petits mètres, 900 misérables mètres. Une bagatelle. Arnaud change de casquette et bien vite pousse la chaise, arpentant avec vaillance trottoirs, montant, descendant, contournant [forcément, quand une voiture de m... est garée en travers du trottoir, il faut descendre, passer sur la route sans se faire écraser, contourner le véhicule de m..., remonter sur le trottoir de l'autre côté], peinant, ahanant mais il ne renonce pas [même s'il se demande encore ce qu'il est "venu faire dans cette galère"]... Pendant ce temps-là, je me dis que je n'avais pas "tout à fait" mesuré l'ampleur de la tâche, ou plus exactement de SA tâche, parce que moi, ben, je suis assise et je me laisse véhiculer.

C'est donc en nage (!) que nous arrivons enfin devant l'entrée salvatrice ; enfin, salvatrice, c'est beaucoup dire parce que je vous rappelle qu'on pénètre dans un antre surchauffé. Les Tropiques bis, à moindre coût. Température qui doit avoisiner les 40 vu la foule présente. Je pressens qu'en plus de m'esquinter à manœuvrer la chaise sur la moquette, je vais devoir slalomer... Et effectivement...

Je me rends tout de suite auprès de Jean-Luc Marcastel installé auprès de Jean-Mathias Xavier (alias Yul Brynner), l'illustrateur de Louis le Galoup et de La Geste d'Alban ; une équipe du tonnerre : chacun illustre et dédicace tour à tour, tout en devisant amicalement avec les lecteurs (lectrices, en l'occurrence).

Troisième achat : Louis le Galoup, 2, Les Nuits d'Aurillac.

Et tout doucement, l'air de rien, insensiblement, arrive l'heure H : la rencontre avec Fabrice Colin. Je vais "faire la file" en attendant son arrivée pendant qu'Arnaud tient sa place (ou plus exactement va patienter avec mon exemplaire de Notre-Dame de Paris) pour Benjamin Lacombe.

Je fais causette avec une jeune lectrice dont le sac est bien plus rempli que le mien.

Et voilà Fabrice Colin qui s'en vient ; j'attends en espérant qu'il veuille bien signer tous les livres apportés : mes deux préférés jusqu'à présent, Winterheim et le tome 1 de La grande guerre : 49 jours ; un cadeau que j'offrirai à Noël ; l'intégrale de La brigade chimérique qu'Arnaud vient de s'acheter ; 4 exemplaires de Bal de givre à New York appartenant à mes élèves. 

Et c'est à moi : deux bises pour commencer et puis une petite papote pendant qu'il écrit quelques phrases sur chaque livre, dédicaces multiples et personnalisées. J'en oublie presque de lui offrir la "pâte à tartiner speculoos/choco" et les "cuberdons" apportés pour l'occasion. Deux bises en partant. Il a encore bien du "boulot", la file est longue. Je suis ravie, d'autant que le "mythe ne s'est pas écroulé", au contraire.

Je m'arrête pour ranger convenablement les livres dans mon sac de chaise et pars à la recherche d'Arnaud qui s'approche, lentement mais sûrement, de Benjamin Lacombe. L'attente est bien sûr longue car l'illustrateur réalise pour chacun un "vrai dessin". J'aime bien Esmeralda mais Arnaud préfère Quasimodo ; je le laisse choisir, c'est quand même lui qui "tient une place" depuis plus d'une heure trente, va pour Quasimodo.

La journée a été longue, il est 15h30 et on n'a rien mangé depuis la veille ; nous sommes donc allés boire un café et manger un bout avant de reprendre la route. [Et dans l'ascenseur, je crois reconnaître Susie Morgenstern mais n'ose pas l'aborder car 1) je n'en suis pas certaine et 2) j'ai oublié le nom des livres d'elle que j'ai lus. - C'était bien elle, j'ai vérifié -]

Départ à 16h15 ; arrivée à 21h (avec un arrêt de 30 minutes).

Crevés, nous sommes... mais contents, nous sommes aussi. Arnaud, sache que tu as fait ta B.A. pour six mois - ou presque - : merci de tout cœur. [Justement, fin mai, ce sont les Imaginales et devine qui est annoncé...]

Merci aux personnes rencontrées pour leur gentillesse et leur disponibilité.

Un constat : il vaut quand même mieux ne pas être handicapé pour pouvoir prendre les transports en commun...

Les (superbes) dédicaces, incessamment : épisode 3.

20:08 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (6) |

Commentaires

Ce fut déjà éprouvant pour les bipèdes (monde, chaleur),je ne peux que compatir pour toi. On ne manoeuvre pas facilement dans ces allées étroites et noires de monde, en plus.
Iras-tu à Bruxelles ? Année polar.

Écrit par : argali | 09/12/2012

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Je ne sais pas encore ; si c'est possible, oui :-)

Écrit par : paikanne | 10/12/2012

Cela devient de plus en plus physique, j'imagine la foule... Les belles rencontres compensent !

Écrit par : Nahe | 10/12/2012

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Tout à fait, heureusement ;-)

Écrit par : paikanne | 10/12/2012

Encore merci, pour la dédicace :)

Écrit par : Lauren | 10/12/2012

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Là, coup de chapeau à Arnaud ....... :-)
Ravie pour toi de ta rencontre réussie avec Fabrice Colin ....♥

Écrit par : Jacqueline | 10/12/2012

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