05/08/2012

Le corail de Darwin, Brigitte Allègre

Présentation. Par la malice d’une annonce postée sur un site Internet, deux femmes échangent leurs maisons pour quelques semaines, sans se douter que leurs vies respectives viennent de basculer pour prendre une tournure inattendue, dont le hasard et les éléments sont seuls maîtres…

corail darwin.jpg

Mon avis. C’est suite au billet très enthousiaste de Clara et aussi intriguée quelque peu par la couverture et le titre que j’ai décidé de lire ce roman (d’un format, soit dit en passant, qui me convient peu : pour la maniabilité - vous savez que c’est loin d’être mon fort -, il est trop épais par rapport à sa "petite largeur").

L'histoire évoque une belle rencontre via le Net, celle de deux femmes, l'une, Islandaise et l'autre, Italienne, qui décident de se lancer dans l'aventure de "l'échange de maison", le temps des vacances.

Une fois le premier contact établi, les courriels s'enchaînent et chacune dévoile à l'autre bien plus qu'uniquement les "modalités pratiques" de l'expérience. Elles ne se rencontreront de toute façon pas autrement que virtuellement, c'est d'autant plus aisé de se dévoiler.

Le récit est rédigé en trois parties : la première concerne Vigdis, l'Islandaise ; la deuxième évoque Livia, l'Italienne ; la dernière n'est autre que l'épilogue. Au fil même de l'histoire des deux femmes, apparaissent des fragments de texte relatés par le père de Livia.

J'ai apprécié ce roman mais sans plus. Ou plus exactement, je m'y suis très vite plongée, avide d'en savoir toujours davantage, mais j'ai été de temps à autre quelque peu lassée ; ces "passages à vide" se sont surtout produits au moment où Livia raconte son épopée.

En revanche, j'ai trouvé l'épilogue "de toute beauté", d'autant que l'écriture de Brigitte Allègre est réellement savoureuse et se déguste bien volontiers.

   "Et sur Internet, un beau matin, elles trouvent exactement ce qu'elles ne cherchent pas. Elles sautent sur l'occasion. C'est ce qu'on nomme sérendipité. Oui, le mot sonne mal mais il faut se résoudre à l'employer car il désigne quelque chose de plus que le hasard. Tomber pile sur ce qu'on n'imagine même pas chercher, l'objet d'un désir qu'on ignore éprouver. La sérenpidité éclate sous des formes anodines, à peine remarquables. Les deux femmes, Livia et Vigdis, ont saisi une balle au bond, une balle surgie de nulle part en particulier (et hop). De lien en lien, elles ont fini par inscrire une série de mots clés dans un moteur de recherche. Hébergement. Séjour. Étranger. Et elles se trouvent.

   Ce n'est pas plus compliqué." [p. 162 - 163]

19:42 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) |

Commentaires

je l'ai noté... on verra !

Écrit par : Theoma | 14/09/2012

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Bonjour,
Je viens d'achever la lecture de ce roman qui sort des lieux communs, m'a offert une très jolie récréation.
J'ai apprécié la finesse de l'écriture, la pudeur, les détails...
Destin, hasard, sérendipité, ou force de vouloir quitter le chemin tracé ?

Ps : sérendipité

Écrit par : Logel | 24/01/2013

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Merci, j'ai corrigé ;-)

Écrit par : paikanne | 24/01/2013

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