21/07/2012

Le temps des femmes : Le salon d'Émilie, Emmanuelle de Boysson

Présentation. 1643. À la mort de son père, la jeune Émilie Le Guilvinec quitte sa Bretagne natale pour devenir préceptrice dans le Marais, à Paris, chez la comtesse Arsinoé de La Tour. Sa culture, son esprit et sa fraîcheur lui ouvrent la porte des salons littéraires. Émilie rencontre les fameuses précieuses qui se piquent de lettres et d'érudition. L'ambitieuse suscite vite des jalousies.

Dans les tourments du royaume déchiré par la Fronde qui traumatise Louis XIV enfant, l'attachante Bretonne se débat au cœur des jeux de pouvoir et confie à son journal ses troubles, ses rêves, ses passions aussi.

Saura-t-elle se jouer de l'arrogance et des volte-face de cette noblesse dont elle ne partage pas le sang ? Maintiendra-t-elle son rang au milieu de ces brillantes amazones qui excellent dans l'art de la conversation et de la raillerie ? Pourra-t-elle aimer l'homme qu'elle a choisi plutôt que celui qu'on lui impose ? Son ascension la conduira-t-elle à sa perte ? Plongée dans l'univers des salons, ce roman palpitant est aussi une grande histoire d'amour nourrie de rebondissements et d'intrigues.

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Mon avis. J’aime beaucoup les romans historiques ; j’avais lu, il y a quelques années déjà, bon nombre des volumes de la série Fortune de France de Robert Merle. Je partais donc, dans ce cas, avec un a priori positif.

J’ai pourtant été déçue en raison, principalement, du rythme inégal du récit.

L’immersion dans le XVIIe siècle est totale et, à mon sens, tout à fait réussie et le contraste est particulièrement saisissant entre la Bretagne natale d’Émilie et le Paris des nantis.

Suivre les (més)aventures de la jeune femme m’a plu mais je ne me suis jamais véritablement attachée au personnage ; autrement dit, je n’ai pas vibré avec elle, je suis restée spectatrice de sa vie tout comme elle paraît l’être de ses contemporains et même, très souvent aussi, me semble-t-il, de sa propre vie. Il n’est pas question de dire qu’elle ne se "bouge pas", au contraire, elle tente de faire son possible "avec les (pauvres) moyens du bord" mais la relation des événements qui parsèment/malmènent sa vie manque d’émotion.

En outre, ce qui m’a lassée, à certains moments, ce sont des descriptions très (trop) denses qui font montre d'un indéniable savoir mais alourdissent parfois, selon moi, inutilement le récit.

S'y ajoutent les longues - et le plus souvent creuses - discussions des précieuses qui tiennent salon ; interminables conversations aux apparences trompeuses au cours desquelles, cependant, l'Histoire est subrepticement à l'œuvre, mine (poudrée !) de rien.

On comprend aisément qu'un Molière ait pris le parti de les railler...

Merci aux Éditions J'ai Lu pour ce partenariat.

18:25 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

J'ai passé un agréable moment au XVIIème siècle. Je n'ai été lassée ni par les descriptions ni par les conversations des Précieuses.....
Le seul bémol : l'héroïne .... à laquelle je ne me suis pas non plus attachée et qui m'a même parfois irritée.

Écrit par : Jacqueline | 19/08/2012

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