22/06/2012

Le Clan des Otori, II : Les Neiges de l'exil, Lian Hearn

Présentation. Dans le Japon féodal du XIVe siècle, la guerre des clans fait rage. Sur les montagnes, les premières neiges viennent de tomber et Takeo, seul héritier de la puissante famille des Otori (après la mort de son maître Shigeru), a promis de rejoindre la Tribu, renonçant à la fortune et au pouvoir. Guerrier courageux, prêt à affronter les pires dangers et à assumer les plus lourds sacrifices, Takeo n’en est pas moins homme. Le souvenir encore brûlant de la mystérieuse Kaede – celle qu’il aimerait tant épouser – hante encore son cœur et son esprit. Mais la belle doit elle aussi suivre son destin et sa vie ressemble à un long combat sans répit pour retrouver sa liberté et cesser d’être un objet de convoitise dans un cruel monde d’hommes. Les deux histoires entrecroisées de Takeo et Kaede plongent le jeune lecteur dans une intrigue menée de main de maître où poésie et violence s’affrontent avec une rare beauté.

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Mon avis. J’ai beaucoup apprécié retrouver les deux protagonistes principaux de cette série, à savoir Takeo et Kaede et cela, grâce à Yo qui m’a proposé cette lecture dans le cadre du Challenge Livra'deux pour pal'Addict.

Le premier se retrouve "emmuré" dans la Tribu en raison de sa parole donnée et une promesse ne peut en aucun cas être balayée, même s’il a été contraint, pour la tenir, à la fois de renoncer à l’héritage des Otori et surtout, surtout, à l’amour de la sublime Kaede. Un destin qui s’apparente à une (belle) tragédie grecque, en quelque sorte.

Quant à Kaede, elle se (dé)bat dans un monde qui n’apporte rien aux femmes, si ce n’est le "droit" d’acquiescer, si possible dans un respectueux silence. Or la jeune femme n’est nullement chauffée de ce bois-là et reste bien décidée à exister véritablement, quitte à bousculer – le mot est faible – les conventions misogynes de l’époque, tout en veillant à garder sa féminité. Le souvenir de Takeo l’obsède mais elle est obligée de (tenter de) mettre ses sentiments en veilleuse. À tout le moins en apparence.

Chacun imprègne les pensées de l’être aimé mais il semble écrit qu’ils doivent essayer de vivre l'un sans l'autre.

Comme dans le premier tome, les deux points de vue sont livrés en alternance au lecteur et, à nouveau, ma préférence va aux pages relatives à Kaede qui n’est pas sans me rappeler Mara, l'héroïne de La trilogie de l'Empire de Raymond E. Feist et Jenny Wurst.

Un deuxième opus qui, selon moi, a tenu ses promesses... 

22:15 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) |

Commentaires

J'ai aussi un peu fait le lien avec Mara de la trilogie de l'Empire ^^

Écrit par : Lyra Sullyvan | 22/06/2012

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De fortes têtes :-)

Écrit par : paikanne | 25/06/2012

Une excellente série !

Écrit par : Nahe | 24/06/2012

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J'en poursuivrai volontiers la lecture :-)

Écrit par : paikanne | 25/06/2012

Une série qui, pour moi, après un premier tome très réussi s'essouffle et m'a très vite lassé.

Écrit par : Marc | 27/06/2012

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