18/05/2012

À la vie, à la mort, Henri Courtade

Présentation. Et si un tueur en série devenait un héros ?

Tandis qu’une course contre la montre s’engage pour l’arrêter, quatre amis d’enfance se trouvent happés par ce tourbillon de violence.

Entre Paris et les Pyrénées, chacun d’eux sera confronté à cette question : jusqu’où peut-on aller par amitié ?

Henri Courtade a écrit ce polar haletant dans ses Pyrénées natales.

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Mon avis. Si je vous dis que j’ai commencé à lire ce récit dimanche dans la soirée et que je l’ai terminé le lendemain, vous comprendrez que j’ai difficilement pu m’en détacher.

Henri Courtade, c’est l’auteur de Loup, y es-tu ? (que j’ai adoré) et de Lady R (qui m’attend). Et dans un autre genre, voici  donc un récit qui s’éloigne tout à fait des deux précédents.

Il raconte une histoire à quatre voix, chacune évoquant, par un petit bout de sa lorgnette, les assassinats de personnes puissantes et/ou "friquées" commis par un tueur en série. Ce dernier se retrouve très vite admiré par le commun des mortels, Monsieur et Madame Toutlemonde tellement dépourvus face au pouvoir de l’argent et qui trouvent dans ces faits divers une infime source de satisfaction.

Les personnages à travers lesquels l’histoire se dévoile sont quatre amis d’enfance, restés depuis toujours liés, même si la vie en a éloigné deux qui ont quitté leurs Pyrénées natales. On découvre ainsi François, le médecin demeuré au pays, proche de ses patients ; Pierre, commandant de Police au 36, quai des Orfèvres, chargé de ces enquêtes ; Yvan, neurochirurgien réputé, le moins sympathique à mon goût, profondément malheureux sans doute et passé maître dans l’art de la dissimulation… et du sexe ; et enfin, Jérôme, le frère d’Yvan, celui qui a repris l’exploitation agricole des parents.

La plume d’Henri Courtade est toujours aussi agréable à lire et ces "affaires" sont intéressantes car intimement liées à notre actualité. À la vie, à la mort ou l’art de rendre l'assassin (presque) sympathique au lecteur, si ce dernier n’est lui-même qu’un "quidam dans la norme". À la vie, à la mort ou l’art de dépeindre talentueusement un cinquième personnage : ce terroir que, personnellement, je ne connais(sais) pas du tout.

J’ai particulièrement apprécié la découverte des éléments distillés par l’auteur, via l’intermédiaire de ces quatre amis sur lesquels on en arrive forcément à s’interroger.

J’ai vraiment passé un très bon moment en compagnie de ces "compagnons à l’omelette" même si je suis quelque peu restée sur ma faim : j’aurais apprécié une fin moins abrupte. Un seul défaut finalement : un roman (trop) court.

[Petit message à l'auteur : je retrouverais volontiers dans le futur certains de ces personnages…]

22:29 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) |

Commentaires

Je viens tout juste de le terminer (tout comme toi, il aura duré à peine plus de 24 heures...) et j'ai beaucoup aimé aussi. Je me retrouve dans ton avis sur les personnages et l'importance du terroir. Comme toi je regrette qu'il soit si court, j'aurais aimé qu'il soit un peu plus étoffé. Mais j'ai beaucoup aimé la fin et j'ai été très touchée par l'épilogue. C'est un vrai roman social en plus d'un polar.

Écrit par : Stellabloggeuse | 23/05/2012

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Nous sommes sur la même longueur d'onde ;-)

Écrit par : paikanne | 23/05/2012

Bonjour les filles. Oui, il est court, mais vu le principe de construction (un chapitre par personnage), il ne pouvait, hélas, en être autrement. En outre, la "fin", véritable choc, justifie les moyens (pour y parvenir). D'ailleurs, franchement, à quoi aurait-il servi d'épiloguer ? Le rythme était la clé du succès (et puis, ma plume est tellement fluide que je suis victime de mon propre style lol). Un ami, édité chez Gallimard série noire m'a dit, alors que je terminais ce polar : "un polar a la bonne longueur lorsque l'auteur décide qu'il doit s'achever". Stephen King ne cesse de le répéter : "tuez vos chéries". Je l'ai écouté à la lettre... Rassurez-vous, il y aura aussi des romans plus "longs" dans le futur...

Écrit par : henri courtade | 25/05/2012

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On aurait tout simplement continué volontiers un peu le voyage :-)

Écrit par : paikanne | 29/05/2012

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