14/05/2012

Le trouble-vie, Jan van Aal

Présentation. Après quelques années de petits boulots et de galère, Mathurin Gardisette ouvre à Saint-Raphaël un bureau d’écrivain public. Dans sa nouvelle activité, il découvrira une foule de personnages avec lesquels - ou entre lesquels - il créera des liens souvent inattendus, par le biais de lettres ou de rencontres. […]

Surfant sur la vie des autres, sans chercher à s’y impliquer, il peut ainsi jouer au médiateur… ou au trouble-vie. Au choix.

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Mon avis. Je remercie Melisende qui a fait de ce court roman un livre voyageur ; je me suis d’emblée inscrite sur la liste des "receveurs" en raison de son billet très enthousiaste, du titre qui m’a tapé dans l’œil et du métier d’écrivain public qui m’attire. Je pressentais que je risquais d’apprécier cette lecture ; ce fut le cas.

Ce récit présente ce que j’appellerais des tranches de vie, certaines à peine esquissées, d’autres sur lesquelles le narrateur s’attarde. Et ce narrateur, c’est Mathurin Gardisette, devenu presque par hasard écrivain public. Dès que j’ai lu le patronyme du héros, j’ai été agréablement charmée. Et lui commence justement bel et bien par l’évoquer, ce nom qui fut pour lui la source de bien des moqueries. Nous étions donc dès le début sur la même longueur d’onde (de mots), en quelque sorte inversée. Quel rapport avec mon appréciation ? Tout simplement le fait que j’ai souri dès le départ et que cette impression positive a perduré durant toute ma lecture.

L’écriture de Jan van Aal [détail : je n’ai pas trouvé de renseignements relatifs à une origine néerlandaise ou flamande - autrement dit, un compatriote ? -] est en outre très agréable à lire, elle coule de manière fluide et transporte le lecteur çà et là, au rythme des lettres que Mathu a accepté d’écrire, s’immisçant, le temps de quelques phrases, le plus souvent courtes - à l’instar des chapitres -, dans l’intimité de l’auteur théorique de la missive.

"Aujourd’hui, je réalisais que les vies les plus belles, les plus riches, ne sont pas forcément telles qu’on les imagine, mais plus simplement telles qu’elles sont." [p. 55]

"Sans le vouloir, j’étais devenu un révélateur d’émotions." [p. 61]

"Jouer à l’écrivain public, c’est aussi jouer au trouble-vie. Je ne regrette rien. La vie peut être belle."[p. 103]

Un beau moment...

16:49 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

Je suis vraiment ravie que tu aies apprécié ce court texte. C'est le genre de petits romans qui met de bonne humeur ! :)
Merci d'avoir joué le jeu Païkanne !

(PS : je fais passer ton avis à l'auteur, je suis sûre que ça lui fera plaisir !)

Écrit par : Melisende | 14/05/2012

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Merci à toi de m'avoir donné l'occasion de le découvrir :-)

Écrit par : paikanne | 14/05/2012

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