10/03/2012

Miséricorde, Jussi Adler-Olsen

Présentation. Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années ? Pour quelle raison ses bourreaux s'acharnent-ils sur la jeune femme ? Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l'avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d'encre. Mais, faute d'indices, la police avait classé l'affaire. Jusqu'à l'intervention des improbables Carl Mørck et Hafez el Assad du Département V, un flic sur la touche et son assistant d'origine syrienne. Pour eux, pas de cold case ...

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Mon avis. J’avais mis ce livre sur la liste de mes achats potentiels depuis quelques jours lorsque mon kiné m'a demandé s’il m’intéressait de le lire ; quelle coïncidence. C’est ainsi que je l’ai commencé début de semaine et terminé hier soir.

Il faut reconnaître que depuis Millénium, le polar scandinave est en vogue et jusqu’à présent, je n’ai pas encore été déçue en puisant dans cette manne ; j’imagine que cela arrivera un jour mais ce n’est pas pour cette fois.

Le récit évolue à deux niveaux : celui qui concerne Carl Mørck, un policier lassé de (presque) tout, qui reprend du service après une triste affaire qui a coûté la vie à un de ses collègues et ses jambes à un autre. Et Carl Mørck, ses supérieurs aimeraient plutôt le mettre sur une voie de garage. C’est ainsi qu’il se retrouve remisé dans un sous-sol avec pour mission, celle d’enquêter sur d’anciennes affaires non résolues. Cold case danois, donc.

Carl s’apprête à tuer le temps comme il le peut, fermement décidé à se la couler douce, lorsque débarque un curieux personnage, homme à tout faire au départ, fouine hors pair par la suite : Hafez el Hassad. Ce mystérieux Syrien réfugié au Danemark avec sa famille va alors bousculer l’enquêteur sur la touche, à tel point que ce dernier, après avoir passé le plus de temps possible à classer en trois piles les dossiers dont il est chargé (!), se voit contraint de réagir, ou plus exactement d’agir.

En parallèle, le lecteur suit les éléments de la vie de Merete Lyyngaard, une politicienne promise à un brillant avenir, enlevée cinq ans auparavant, à propos de laquelle Carl Mørck finit par retrousser ses manches.

On remonte ainsi le temps et découvre les circonstances de ce rapt, suivi d’une longue séquestration, jusqu’à ce que, bien évidemment, les deux voies se rejoignent.

J’ai apprécié tant l’histoire elle-même que la manière dont elle est construite, même si on est assez vite certain de l’identité du (des) ravisseur(s). En outre, l’improbable duo d’enquêteurs mis en scène est savoureux, principalement dans les relations qu’ils entretiennent et les réflexions douces amères de Carl qui émaillent le texte.

Quant à la fin, elle me laisse perplexe, qu’il s’agisse du dénouement ou de l’épilogue, mais il m’est impossible de dire ce que "j’aurais préféré" à ce sujet (et personne ne me le demande, de toute façon Clin d'œil). Quoi qu'il en soit, il est certain que je retrouverai avec grand plaisir ces deux protagonistes dans une nouvelle enquête, d'ores et déjà annoncée : Profanation...

Cette lecture très prenante me permet de proposer un deuxième billet dans le cadre du Défi Scandinavie (noire) proposé par Prune : après la Suède, le Danemark.

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17:24 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

Un titre que je note ..... en attendant sa parution "en poche" ! :-)

Écrit par : Jacqueline | 10/03/2012

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Je n'avais jamais entendu parler de ce monsieur avant de le voir le we dernier à Lyon. C'est une réaction un peu sotte, mais comme je ne l'ai pas trouvé sympathique, je n'ai pas essayé de découvrir ce qu'il écrivait. Je vais toujours noter le titre quand même, suite à ton billet.

Écrit par : argali | 10/04/2012

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