29/01/2012

Les morsures de l'ombre, Karine Giébel

Présentation : Elle est belle, attirante, disponible. Il n'a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. À présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer, rien n'est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince...

Circonstances : je me suis inscrite voici quelques mois pour cette LC de fin janvier et puisque j’avais le livre à disposition, un dimanche après-midi de novembre, je me suis dit que j'allais en lire les premières pages, histoire de me faire une idée. Ah, ça, ce fut réussi : le soir même, j’ai dû me faire violence pour quand même aller dormir à une heure décente…  J’avais lu 250 pages.  Le lundi matin, avant d’aller à l’école, je n’ai pu m’empêcher de le terminer. Autrement dit, je me suis laissé happer par cette histoire, de la même manière que Benoît Lorand s’est fait kidnapper.

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Mon avis. J’aime beaucoup les récits qui d’emblée plongent le lecteur au cœur de l’action : c’est le cas ici puisque dès la première page, on se retrouve enfermé en compagnie de ce policier, Benoît, Ben pour les amis, qui tente de retrouver ses esprits alors qu’il se réveille péniblement, cloîtré dans une cave. Humide. Froide. Éclairée faiblement le jour grâce à la lueur extérieure ténue dispensée par un soupirail.

Et le calvaire commence. Une véritable descente aux enfers dans les "morsures de l’ombre", par moments en compagnie de sa geôlière, une sculpturale jeune femme aux cheveux flamboyants et aux superbes longues jambes. C’est le genre de chose que Benoît avait remarqué de suite. Après avoir "remis ses pièces à place", il se souvient d’elle, ramassée au bord de la route alors qu’elle était en panne. Soi-disant. Il l’avait alors raccompagnée, espérant passer avec elle "un bon moment". Car le commissaire est un dragueur invétéré, collectionnant les aventures, de quelques heures ou quelques soirs tout au plus, malgré son amour sincère pour sa femme, Gaëlle.

Il pressent très vite qu’il risque de payer très cher ce moment de tromperie, désormais régulier, mais susceptible de devenir le dernier. Commence alors un combat de tous les instants pour tâcher de survivre en attendant que, peut-être, ses collègues le retrouvent.

Ce livre est réellement un "page turner", d’autant que les chapitres courts incitent encore davantage à poursuivre la lecture.  C’est ainsi que l’on se surprend à ne pas vouloir le lâcher.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Lorand, foncièrement détestable, sûr de lui, adorablement suffisant, dragueur invétéré au charme duquel toutes succombent.

Une addition au centuple ; une fin magistrale, tout "simplement".

Les avis de Kalea ; calypso ; Joe ; reveline ; furby71 ; Mélo ; angelebb ;

11:23 Écrit par paikanne dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (13) |

Commentaires

Merci Paikanne pour cette lecture ! Il est vrai que le personnage de Lorand est détestable, mais j'ai souffert pour lui. Un excellent thriller, vraiment !

Écrit par : calypso | 29/01/2012

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C'est clair un super thriller. Pour une lecture commune on a été gâtées ;)

Écrit par : Joe | 29/01/2012

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Effectivement :-)

Écrit par : paikanne | 29/01/2012

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Ce roman se trouve dans ma Pal : à la lecture de ton billet, je l'en sortirai un jour où je pourrai le lire "d'une traite" ....... :-)

Écrit par : Jacqueline | 29/01/2012

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ça m'énerve quand j'ai l'impression d'être le seul à ne pas avoir aimé un roman lol. Bref, le style m'a paru négligé et l'intrigue manque d'originalité: elle ressemble à Misery de King, qui pour le coup était très très réussi. Pour revenir au roman de Giébel, c'est du vite lu, mais aussi du vite oublié.

Écrit par : Nico | 29/01/2012

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Bah, ça nous arrive à tous ; bon nombre ont encensé Robe de marié... pas moi ;-)

Écrit par : paikanne | 30/01/2012

Moi je ressors mitigée. Finalement, je ne suis pas fan des histoires de séquestration.

Écrit par : Mélo | 29/01/2012

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J'ai vu ; moi, j'ai été captivée...

Écrit par : paikanne | 30/01/2012

Ce qui m'étonne c'est qu'on a toujours un peu tendance tendance à s'enflammer avec les écrivains français. C'était aussi le cas d'Hématome, de Maud Mayeras, qui avait reçu un excellent accueil blogosphérique, mais que j'avais trouvé très décevant. Ce qui m'étonne doublement c'est qu'un excellent thriller comme La main froide de Brussolo (qui est pourtant français) ne connaisse pas davantage de succès que cela. Pourtant c'est une réelle référence en la matière. Une pure merveille, à mon sens. L'as-tu lu?

Écrit par : Nico | 30/01/2012

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Je n'ai lu ni l'un, ni l'autre. Je note celui de Brussolo... pour quand j'aurai un peu de temps (quelques auteurs nordiques prévus pour le moment).

Écrit par : paikanne | 30/01/2012

Je rejoins l'avis de Nico!
Je fais donc partie de la ...très...petite poignée de lecteurs que le roman a déçue!
;(

Écrit par : angelebb | 02/02/2012

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Ouf, je ne suis pas seul alors. Merci angelebb!

Écrit par : Nico | 02/02/2012

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Une narration très efficace pour tenir le lecteur en haleine ! L’écriture « sèche », sans fioriture participe au côté haletant du roman. Même si le héros ne m’était pas très « sympathique » tant par son vocabulaire (cela m’a d’ailleurs gênée dès les premières lignes ….. et j’avoue que je ne vois pas pourquoi l’auteur le lui fait employer) que par ses infidélités et la façon dont il traite ses maîtresses éphémères, je dois avouer que j’ai « souffert » avec lui ! Et je me suis posée "les" deux questions
« inévitables » : Pourquoi est-il là ? Qui lui en veut à ce point pour avoir « manipulé » ainsi sa tortionnaire ?

Je ne m’attendais pas du tout à la fin … oh là là ….. mais vraiment pas !

Écrit par : Jacqueline | 02/02/2012

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